Chers Bretons,
vous que j’aimais tant et que j’aimerais toujours, je vous demande une prière pour que je puisse être reçu par nos vieux saints au paradis du bon Dieu malgré que je sois un grand pêcheur.
C’est pour Dieu et la Bretagne que j’ai défendue toute ma vie que je me meurs au pays des français. Je meurs pour la plus grande gloire de Dieu et de la Bretagne Mon plus grand souhait, avant de quitter cette terre, est de revoir mon pays, de Rennes à St Mathieu-fin-de-terre, gouverné comme autrefois par des Bretons, et par des Bretons seulement. Chaque homme maître en sa maison, chaque peuple maître en son pays!
Chers compatriotes, Bretons sincères et courageux comme vous l’êtes, vous lutterez jusqu’à ce que vous voyiez le jour heureux de la liberté rayonnant sur la Bretagne pour votre plus grand bien, celui de la foi et de vos enfants.
Les anglais ont fait beaucoup de mal à notre peuple quand nos ancêtres durent fuir la Grande Bretagne et descendre sur les côtes sauvages de l’Arvor. Plus de mal encore nous ont fait les Français durant ces quatre cents dernières années et notamment dans les trente années que nous venons de voir s’écouler.
Les anglais ne cherchaient qu’à détruire les biens terrestre de nos ancêtres. Les français, après avoir supprimé nos droits les uns après les autres, inspirés qu’ils étaient par l’esprit du mal, firent tout ce qui était en leur pouvoir pour nous ôter les plus précieux trésors qui nous venaient de nos aïeux à travers les siècles: le breton et la foi.
Ah chers compatriotes, croyez-moi, sachant tout cela, vous ne vous protégerez jamais assez de la méchanceté de nos voisins les plus proches, et, au nom de Dieu, ne cessez de lutter tant que vous n’aurez pas reconquis l’un après l’autre, les droits que nous avons perdu.
Les droits de la Bretagne comme les droits de chaque peuple sont sacrés et ils ne peuvent être supprimés à moins de réduire d’abord tous les Bretons au silence.
Sainte Anne, grand-mère de notre sauveur Jésus-Christ, mère de la vierge et mère de notre pays, bénissez les Bretons et faites que vive la Bretagne à jamais.
Yann Varri PERROT
gouere 1918
j’ai posté ce testament car je le trouve toujours d’actualité de nos jours, 90 ans plus tard, rien n’a changé concernant nos droits
Très beau testament, ça ne fais jamais de mal de le relire.
« Chaque homme maître en sa maison, chaque peuple maître en son pays! »
La foi et le breton, deux trésors?
L’abbé Perrot avait sûrement raison. Quelle tristesse que de voir ces deux trésors sombrer dans l’oubli!
Il a aussi dit:
“Les peuples comme les gens ont droit à la vie, et si des lois les condamnent à mort, ces lois sont mauvaises et doivent être foulées aux pieds”
(Abbé Jean Marie Perrot – Discours des Assises du Bleun Brug – Guingamp 1925) *
Aotrou Yann Vari Perrot, roit deomp skoazell, evidomp-ni da genderc’hel, gant an erv hoc’h eus boulc’het, an erv don hoc’h eus toullet…
Tous les Bretons que je connais sont aussi réactifs que des bulots.
Et les rares qui essayent de faire un petit quelque chose pour leur nation, en postant sur ce blogue par exemple, trouvent le moyen de le faire pour s’y démotiver mutuellement.
Pauvre Yann Varri PERROT, il doit se retourner dans sa tombe.
Trist eo.
Ne soyons pas trop pessimistes..
Son testament me donne du baume au coeur et de l énergie pour le futur.
vraiment très bon testament et c vrai qu’il est toujours d’actualité et qu’il dit vrai, même 90 ans après ça reste la vérité