discours de Ballon

Demat d’an holl

Nous somme réunis ce matin devant la statue de NEVENOE tad ar vro, le père de la patrie pour se souvenir de la bataille de ballon.

En 840, par la mort de Louis le Pieux, Nominoë, missus dominicus pour la Bretagne depuis 832 se retrouve dans l’expectative devant la querelle qui déchire les héritiers de l’empereur. Après avoir balancé d’un parti à l’autre, il accepte enfin de prêter serment à Charles en janvier 841.

Le comte Ricuin de Nantes étant tombé à Fontenoy, son fils Lambert II de Nantes demande à reprendre la charge de son père Lambert Ier de Nantes qui avait été forcé de s’exiler pour son soutien à Lothaire Ier. Charles refuse, doutant de cet homme, et nomme à sa place Renaud, comte d’Herbauge, qui s’est illustré dans la lutte contre les Scandinaves.

Les princes francs finissent par s’accorder en 843 et signeent le traité de Verdun, la partie occidentale revenant à Charles le Chauve. La même année, devant la menace que fait naitre l’alliance de Nominoë, et du chef viking Hasting et du franc Lambert II de Nantes, Renaud conduit son armée à la victoire lors de la bataille de Messac. Mais Renaud est tué peu de temps après à Blain. Lambert occupe brièvement Nantes, que Charles confie rapidement à Hervé, aîné de Renaud.

Nominoë poursuit ses incursions et on le voit appuyer Lambert II de Nantes en 844, où des troupes bretonnes contribuent à la défaite et à la mort d’Hervé. En campagne en Aquitaine, Charles ne peut réagir. Apprenant par ailleurs les difficultés que connaît le roi à Toulouse, Nominoë poursuit l’offensive et met le Maine à feu et à sang.

En 845, Charles conclut la paix avec Pépin II d’Aquitaine et se réconcilie avec Lambert II de Nantes. En novembre, il doit se rendre à Tours pour célébrer la Saint-Martin. Il se décommande à la dernière minute, ayant été averti qu’un parti de Bretons souhaite faire défection, pourvu qu’il vienne immédiatement à leur aide.
Les effectifs des deux camps sont mal connus, mais l’ost royal n’étant plus au complet en novembre et vu le caractère improvisé de l’intervention, les Francs sont sans doute peu nombreux – peut-être 3000 hommes (5 ou 6 comtés), sans doute moins.

L’estimation est encore plus hasardeuse du côté des Bretons, dont l’armée semble à l’époque constituée d’une seule cavalerie légère, donc certainement encore bien moins nombreuse.

Nominoë attire le Roi au confluent marécageux de l’Oust et de l’Aff, non loin de l’abbaye de Ballon – d’où le nom de la bataille. Il s’agit d’un véritable chausse-trape, où les Bretons exploitent leur connaissance des marécages pour vaincre les Francs.

Après qu’ai circulé la rumeur de sa mort, Charles réapparaît dans le Maine. Il y reconstitue son armée, mais doit attendre après l’assemblée générale d’Epernay pour se diriger de nouveau vers la Bretagne, à la fin de l’été 846. Là, il conclut un traité assorti de serments avec Nominoë, accord dont le contenu exact nous est inconnu.

Malgré le climat de guerre froide qui perdurera et notamment les raids bretons menés par un certain Mangil dans le Bessin à la Noël de la même année, l’accord ne sera rompu qu’en 849.

c’est de la bataille de Ballon que certains datent la naissance d’une Bretagne unifiée et indépendante, derrière un souverain unique Nominoë. La politique expansionniste de Nominoë, par la conquête des anciennes Marches de Bretagne sera poursuivie par son fils Erispoë qui consolidera les frontières du Royaume de Bretagne.

Tout ca pour quoi? Que reste t’il de la Bretagne aujourd’hui? Face à une France en fin de règne, qui s’effrite de toutes parts, les bretons eux mêmes semblent aujourd’hui avoir perdu toute notion de leur identité charnelle.

Une Bretagne amputée de sa capitale, une Bretagne mutilée dans sa chair en forçant nombre de bretons à l’exode pour pouvoir travailler, une Bretagne bientôt effacée avec une nouvelle population toujours plus présente avec ses rites et ses coutumes contraires à l’esprit breton et européen.

Immigration, émigration, vers la fin des bretons? Non, nous, militants d’adsav le parti du peuple breton refusons cela.

En se souvenant du sacrifice des soldats breton dans les marécages de ballon non loin d’ici, du sacrifice de ceux qui sont tombé à st aubin du cormier, les bretons doivent se relever et prendre enfin leur destinée en main.

J’appelle tous les Bretons à une prise de conscience nationale afin de sortir de ce marasme économique et ethnique dans lequel la France, en déclin malgré le discours arrogant de ses dirigeants, nous entraîne inéluctablement

Oui nous sommes une nation, et cette nation nous allons l’opposer à la république française et tout ses cadavres ; nous allons lui jeter à la figure tous les échecs qu’elle connait aujourd’hui, toutes les compromissions qu’elle nous fait vivre et que l’on paye à longueur de temps !

Bevet BREIZH!

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