War raok N°30

War raok 30Dix ans déjà, oui dix ans que paraît la revue War Raok et pourtant certaines mauvaises langues lui avaient prédit une existence éphémère ! Déception Messieurs, vous en êtes pour vos frais.

Néanmoins, il est vrai, qu’en Bretagne, les multiples expériences de parutions et lancements de nouveaux journaux, revues ou magazines, se sont souvent soldées par des échecs cuisants. Je ne dis pas que la tâche de faire paraître une revue libre comme War Raok soit aisée. Certes non. En cette période de crise, période où l’on enregistre une réelle désaffection pour la politique en règle générale, la vie d’une revue militante peut être une gageure, un pari fou mais dont le résultat a de quoi inquiéter les uns, agacer les autres, bien pensants et ennemis de la Bretagne et de son peuple.

Dix ans néanmoins contre vent et marée, contre la police de la pensée, cette police qui traque les intentions et non les faits objectifs…. mais dix ans de bonheur, de satisfaction d’avoir effectué une mission sacrée : celle de pouvoir diffuser une philosophie dissidente et rebelle, d’apporter des informations au peuple breton que la presse aux ordres dissimule volontairement, enfin d’être une revue bretonne exemplaire et unique.

Ce travail, on le doit à une équipe de bénévoles, de femmes et d’hommes déterminés dans leurs motivations, une équipe soudée autour d’un directeur de publication qui a voué depuis longtemps sa vie à la Bretagne. Je tiens à féliciter cette équipe qui ne s’est jamais agenouillée, qui a toujours refusé les compromis, ainsi que le catéchisme habituel du politiquement correct, ce politiquement correct qui part de l’idée naïve et quasiment magique que pour changer les faits il suffit de changer les mots.

Le lecteur doit pouvoir trouver davantage de détails, d’informations et d’analyses et ainsi rester actif dans sa recherche, donc de lui laisser un certain recul critique. En Europe les médias, dans leur grande majorité, laissent croire qu’ils sont un facteur de transparence et un garant des libertés. Mais ce n’est plus qu’une illusion : les médias sont aujourd’hui des entreprises asservies au pouvoir, à la finance et à l’idéologie dominante. Ils sont aussi un instrument de formatage des esprits et donc d’asservissement de l’opinion.

War Raok s’est fixé plusieurs objectifs depuis la parution de son premier numéro : rétablir les faits et mettre en lumière les manipulations auxquelles le pouvoir colonial français se livre, offrir une information équitable donnant à connaître différents points de vue, remettre les événements en perspective, notamment historiques et mettre impérativement en lumière des faits importants occultés ou minorés. Il faut coûte que coûte s’opposer au conformisme imposé au peuple breton et aux peuples européens en vue de limiter la liberté d’expression et donc de pensée. Voilà ainsi définie la philosophie de War Raok.

Aussi, je compte sur vous, fidèles lecteurs et abonnés, pour maintenir en vie votre revue, la revue de tous les Bretons et de la nation bretonne. Sans vous, point de revue. Ensemble nous devons poursuivre cette belle aventure, poursuivre ce travail indispensable pour maintenir un espoir et voir un jour triompher les valeurs de liberté qui nous sont si chères.

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  • Gros con !

  • Laurent

    Saint Aubin du Cormier, combien de Bretons? Quasiment aucun membre de la noblesse ne suivi le Duc dans l’aventure où il était associé avec Louis d’Orléans (futur roi Louis XII et mari d’Anne), Alain D’albret et le prince d’Orange.

    Alors oui, au regard des effectifs une petite rebellion pour obtenir plus de privilèges et de pouvoirs que même les vassaux liges de ces grands ne cautionnaient pas.

    Alors Saint Aubin du Cormier un épisode pitoyable d’une politique pitoyable du Duc François II (sans doute un des plus minables duc que la bretagne ait eu).

  • Charlez

    Saint Aubin du Cormier, une petite rébellion? Hem! Vous avez du aller au cours d’Histoire de Lutte Ouvrière ou du FN.

  • Mat

    Pas dans les faits!!! François II a été en rebellion contre le roi (comme d’autres grands féodaux à cette période). La création du parlement en 1485 en est l’exemple puisque ceci a été fait pendant la guerre folle (d’ailleurs François II soutenait Louis d’Orléans, futur Louis XII. Les petites rebellions des grands, en bretagne comme ailleurs, le furent pendant une période bien précise et remarquablement similaires d’un fief à l’autre (ex. Bourgogne, Aquitaine, etc.). Melennec dont vous parlez, déconnecte totalement son propos de la réalité si bien qu’il peut dire tout et son contraire. Il prétend que le Duché était indépendant depuis toujours, etc. Malheureusement pour lui, les faits sont contre ses hypothèses. En tout cas à part insulter l’intelligence, que fait-il d’autre? Je constate qu’en Bretagne, où il n’habite pas, plus grand monde ne s’intéresse à ses pamphlet. Quant à Seycher, les BD ne sont pas le meilleur endroit pour connaitre l’histoire.

  • Charlez

    Inféodé à la couronne de France? Pas dans les faits. Lire Seycher et Melennec.

  • Mat

    « 1000 ans de totale indépendance Bretonne »

    Euh, où avez vous trouvé cela. Le royaume breton fondé par Erispoë fut détruit par les normands. Ensuite cela ne fut qu’un Duché inféodé à la Normandie (Guillaume utilisa d’ailleurs ses vassaux bretons pour conquérir l’Angleterre ce qui explique pourquoi les Ducs furent aussi titulaire du comté de Richmond), puis directement au roi de France. Seuls les Montford ont eu des tentations d’émancipation mais les pitoyables tentatives de François II n’ont eu que pour effet de se mettre à dos l’essentiel de la Noblesse et de la bourgeoisie.

    Faut revoir votre histoire…

  • SKD

    http://jt.france3.fr/1920/

    Edition du vendredi 23 juillet, à partir de la 17eme minute.

    « Peut-on construire en Corse quand on n’est pas né sur l’île? », voilà le thème du reportage.

    A voir.

  • mat…arrete les drogues!

  • Yoann

    Allo Mat, ici la Terre : comment pouvez-vous transformer 1000 ans de totale indépendance Bretonne en « à peu près 50 années… » !!! Le travail de longue haleine français pour discréditer tout sentiment de nationalisme Breton porte ses fruits, en tout cas vous en faite un très bon vecteur… (Pauvre Bretagne même ton peuple te renie…)

  • Breutaer

    Sur les Bretons, la pression est double: comme tous les Européens, on est soumis à l’idéologie hostile des gouvernements et des médias, mais en plus, on est soumis à l’idéologie spécifiquement française qui veut nous faire disparaître en tant que Bretons.

    Un peu partout en Europe, la télé et le gouvernement s’opposent aux identités enracinées. Théoriquement, les Français qui se désolent de voir leur pays partir en vrille devraient avoir de la sympathie pour les souverainistes bretons. Mais en pratique, ils aiment autant qu’on disparaisse avec eux dans leur merdier.


    Avant que War Raok existe, je lisais la revue Breizh/Bretagne-Info/Hebdo. C’était une publication gauchiste, mais ils toléraient un peu de divergence dans le courrier des lecteurs, en page 2.

  • Mat

    Les Bretons ont les mêmes droits que les autres français. Le qualificatif de colonisés ne peut donc pas s’appliquer. En plus il y a une telle différence en la Bretagne bretonnante et la Bretagne gallèse que parfois j’ai l’impression que nous ne sommes pas du même monde. Le Duché de Bretagne c’était la Belgique d’aujourd’hui avec ses francophones majoritaires et ses brittophones minoritaires. De là est né le problème et l’impossible adhésion de la masse des bretons d’aujourd’hui à une histoire celtique de la Bretagne qui n’a pas eu d’autre existence que les à peu près 50 années du royaume de Bretagne.

  • Meriadeg

    Les Bretons ont les mêmes droits que les autres ! Vous êtes un plaisantin cher Monsieur Mat ou bien un minable provocateur !
    Par contre si vous êtes sérieux vous représentez bien le Breton colonisé et francisé… et là je vous plains.

  • Mat

    « le pouvoir colonial français »

    Bretagne = Colonie? Le slogan de l’UDB des années « hippies » n’a rien apporté en terme de pénétration des idées bretonnes. D’ailleurs la bretagne est-elle une colonie au sens légal? Non, puisque les « colonisés » ont les même droit que les autres.

    Ce syndrome du tout colonisé n’est en tout cas pas un discours intelligible par la population que n’est pas colonisée. C’est plutôt le mondialisme, le libéralisme etc. porté non pas par la France mais par l’Europe (UE), qui est vraiment une chose à dénoncer. Le « colonialisme Français » c’est une vaste blague alors que les bretons sont globalement ethniquement « français » depuis que les victoires Nominoë et ses descendants ont entrainées la minorisation des bretons sur un territoire englobant ce que l’on nomme la Haute Bretagne. La mixité culturelle de l’ouest armoricain est alors devenue la domination de la culture latino-française. Le breton minorisé n’étant plus qu’un sujet des Ducs francophones où l’histoire de la Bretagne après la conquête normande se résume à l’histoire des « francophones » du Duché. Il y a t’il un seul grand nom brittophone dans notre histoire au XIe, XIIe, XIIIe… ?

    Alors colonialisme des français? Franchement ce n’est que le résultat du Duché lui même.

  • Charlez

    Impatient que je suis, de le tenir entre mes mains!