Pêche: et maintenant?

Le torchon brûle depuis un bon moment entre la CICTA (Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique) et l’Union Européenne concernant la règlementation de la pêche d’une espèce particulièrement menacée : le thon rouge. Depuis 10 jours la CICTA planche sur les mesures rendues nécessaires et doit arrêter sa décision suite à l’échec des négociations avec l’ Union Européenne et l’impossibilité de trouver un accord sur la gestion des stocks de thon rouge pour la campagne de pêche 2011. Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd ne pratique pas la langue de bois lorsqu’il déclare : « Si la CICTA n’impose pas un moratoire immédiat sur le pêche au thon rouge, elle passera aux yeux des générations futures pour l’institution corrompue et immorale qui aura exterminé le poisson le plus remarquable de l’océan, le thon rouge »

A maintes reprises, Adsav! Le parti du peuple breton a tiré la sonnette d’alarme et mis en garde contre les dérives industrielles et les risques naturels qu’elles impliquent sur les ressources halieutiques et la pérennité de cette activité économique particulièrement sensible en Bretagne.

L’Union Européenne et certains de ses pays membres, notamment la France, se trouvent aujourd’hui au pied du mur pour n’avoir pas pris leurs responsabilités une fois de plus, au plus fort de la crise, préférant toujours des négociations en trompe l’œil aux mesures drastiques qu’imposait cette situation de risque critique de disparition d’espèces pélagiques par la sur-pêche incontrôlée et les méthodes de captures industrielles.

Adsav! Le parti du peuple breton rappelle donc les mesures d’urgence qu’il souhaite mettre en œuvre pour la pêche bretonne mais également à l’échelon européen concernant la gestion durable de la ressource :

– Favoriser les arts de pêche les moins agressifs en encourageant des méthodes artisanales plus respectueuses de l’environnement (en Bretagne des ligneurs pratiquent la capture du thon germon). Cela peut en outre influer positivement sur le prix de vente à la criée, une sorte de « pêcher moins pour gagner plus » alliant gestion pérenne des stocks et assise économique stable du secteur.

– La création d’un corps de garde-côtes européens, car les quotas ne servent à rien sans une volonté sans failles de contrôle sur le terrain du respect des tailles et quantités capturées.

Adsav! Le parti du peuple breton regrette qu’une fois de plus des mesures douloureuses pour la profession devront-être prises sous la forme d’un moratoire, afin de palier à l’absence de vision et de volonté politique, tant au niveau des États maritimes concernés que de l’Union Européenne.

Pour le Kuzul Meur,
Erwan Josset

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