Décès de Yann Brekilien

Décès de Yann Brekilien
« Le monde culturel breton est à nouveau en deuil: après la disparition de Charles Le Quintrec et de JeanMarkale à la fin de l’année dernière, nous avons appris, hier, le décès, à l’âge de 88 ans, de Yann Brekilien, ancien magistrat et surtout écrivain, auteur d’une trentaine d’ouvrages consacrés à la Bretagne et au monde celtique. Né en 1920 à Paris, Yann Brekilien, de son vrai nom Jean Sicard, a marqué les lettres bretonnes de sa personnalité.

C’est lors de ses études de droit – il sera avocat et magistrat dans le Morbihan et le Sud-Finistère – qu’il découvre la culture et l’histoire de la Bretagne. Dès lors, il n’aura de cesse d’écrire des livres pour défendre le particularisme breton, se faisant un nom, dès 1966, avec «La vie quotidienne des paysans en Bretagne au XIXesiècle» (Hachette). Directeur de la revue «Breizh» dans les années 60, Yann Brekilien, qui avait appris le breton à l’âge de 18 ans, a été un ardent défenseur de la littérature bretonne: en 1978, il avait créé l’association des écrivains bretons et, en 1987, le salon des romanciers bretons de Trévarez, qui était un rendez-vous apprécié des auteurs comme du public.

Installé à Quimper au moment de sa retraite, en 1980, Yann Brekilien allait continuer à militer à sa façon, publiant notamment plusieurs ouvrages sur les druides, un mouvement auquel il appartenait. Car cet homme de petite taille et à la voix fluette, catholique pratiquant et imprégné des légendes arthuriennes, était un mystique qui croyait à «un humanisme celtique, seule voie de salut, selon lui, pour notre civilisation à l’agonie».

Ses obsèques seront célébrées lundi, à 14h, à l’église de Kerfeunteun, à Quimper « 

Auteur qui me permis de decouvrir, grace à son livre « L’holocauste breton »,  le drame des concrits bretons du camp de Conlie.
Cian

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