Citation…

Pour liquider un peuple, on commence par lui enlever la mémoire. On détruit ses livres, sa culture, son histoire. Puis quelqu’un d’autre lui écrit d’autres livres, lui donne une autre culture, lui invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était . Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite

Milan HÜBL , historien tchèque

Cette citation s’applique à merveille, hélas, pour le peuple breton…

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  • Lama

    Tractatus a raison sur un point, il n’y a pas d’unité dans le « peuple » breton si on le définit selon les frontières artificielle du vieux duché de Bretagne. Quelle unité entre un nantais depuis toujours latino/francophone et un bas breton descendant des bretons d’outre manche? Rien à part un artificiel duché ne tenant pas compte des peuples. Les véritables bretons (c’est-à-dire le peuple breton) ne sont pas ceux de la région Bretagne et encore moins de B5. Tant que les nationalistes bretons aurons cette vision étendue du peuple breton ce sera l’échec.

  • lurbreizh

    C’est fini … alors ? pourquoi perdre tant de temps?

  • alan

    vous êtes un grand malade Tractatus…
    je ne vais pas entrer en polémique avec vous, mais ou vous ne comprenez rien à rien, ou vous déformez tout volontairement.
    dans les deux cas, il s’agit manifestement d’un problème d’ordre psychologique…

  • Tractatus

    La fameuse « notion communément admise » vous est défavorable et vous êtes fiers de la reprendre à votre compte ? Quel intérêt à part des jérémiades continuelles pour espérer rejoindre le clan des Etat-Nations ?

    Vous êtes des sophistes. Il n’y a qu’à regarder autour de soi en Bretagne, que cela soit en milieu urbain ou en milieu urbain, pas de peuple breton, absolument rien qui unifie les habitants de Bretagne mise à part… l’Etat français et les symboles identitaires français (BBR, langue, devise, etc.).
    Vous le savez vous même, pendant vos phases de découragement, il n’y a qu’à vous lire sur le net, vous devenez lucide sur l’état de ce soit-disant peuple.
    Mais vous voulez tellement trouver une « cause » qui vous démarque de vos contemporains que vous avez choisi dans le grand supermarché des causes imaginaires et minoritaires celle qui avait le moins de succès… vous êtes en fin de compte le produit de votre temps : individualisation via la comunautarisation.

    Les militants d’extrême-droite sont toujours des sujets d’études socio-psychologiques de choix, il y a des choses qui ne changent pas 🙂

  • Ar Strelleg

    Peu importe la notion communément admise à notre époque ! On s’en fout !!! Vive la Bretagne !!!
    Et surtout ne pas tomber dans ce piège… Lorsqu’on défend une cause, il faut s’attendre à des attaques psychologiques de ce genre… et il y en a. C’est preuve que la cause existe ! Finalement, c’est plutôt flatteur non ? Ne perdez pas votre objectif de vue amis patriotes. Vous êtes la flamme qui ne doit pas s’éteindre…

  • gwezenn

     » il s’agit ici de discuter du concept de peuple tel qu’il est communément admis à notre époque »

    tout est dit, entre ce ce qui est « communément admis » ( par qui ? ) suite à un matraquage aux forceps à grand coups de propagandes et la réalité il y a un gouffre, le peuple breton existe bien, certes francisé à outrance ( la liquidation de sa mémoire a presque réussie ) mais il existe, Tractatus nous sert ici une bouillie indigeste faussement intellectuelle histoire de vouloir donner crédit à cette bouillie, sorte de purée moisie couronnée d’un étron tricolore.

  • Bernard

    « Comment voulez-vous que les bretons vous prennent au sérieux … ? »

    Reprenons cette citation, sortie de son contexte, pour l’appliquer à la Bretagne :

    « Puis quelqu’un d’autre lui écrit d’autres livres, lui donne une autre culture, lui invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite. »

    Il n’y à là rien de fantaisiste, juste un constat lucide :

    « Cette citation s’applique à merveille, hélas, pour le peuple breton… »

    Sauf à ne pas oublier qu’une large majorité des bretons n’a pas opposé -bien au contraire- la moindre résistance, à son intégration totale dans la république française une et indivisible, où toute considération d’appartenance autre que celle de ‘’citoyens français’’ est anticonstitutionnelle (c’est un point fondamentale de la législation française, et ce depuis la révolution de 1789).
    Alors où est le manque de sérieux d’Adsav ! à faire sienne cette citation quand à son combat ?
    Autre question : A part jouer au flic de la penser, cracher votre haine des identités enracinées et injecter votre venin gratuitement, avez-vous quelque chose de positif à nous dire ?

    Et puisque nous sommes entre gens honnêtes, lucides, et de bonnes compagnies (dans le cas de ‘’Tractatus’’ je reste septique …) je pousserais l’honnêteté jusqu’à vous demander si Adsav ! ne pourrait pas reprendre cet autre constat à son compte (en remplaçant Wallons par Bretons) :

    « Message de Nathalie TRAMASURE,
    vice-présidente du R.W.F.

    …Personnellement, il m’est arrivé de douter de l’intérêt de notre combat face au peuple wallon qui donne l’impression de ne pas se prendre en charge et qui semble préférer se complaire dans la médiocrité de son traintrain quotidien en se laissant écraser, humilier et envahir jour après jour par ses prétendus « compatriotes » du nord du pays.
    Alors, je le reconnais, je me suis posée la question essentielle : faut-il vraiment se battre pour ce peuple-là ?
    Ma réponse d’aujourd’hui serait objectivement : NON ! … »

  • Tractatus

    Bien sûr, comparer, sans mise en perspective historique et politique, la position et la situation locale et internationale entre la République socialiste tchécoslovaque, la République fédérale tchèque et slovaque et la france est une preuve de « culture historique, de tact et de pertinence… »

    Comment voulez-vous que les bretons vous prennent au sérieux avec ce genre de comparaison ?

  • Bernard

    Me digarezhit : « aient en plus l’inculture … »

    Bloavezh Mat.

  • Bernard

    Merci à ADAV pour cette citation si pertinente et lucide, malheureusement pourrais-je dire, vu la situation présente.

    Juste un mot pour la situer dans son contexte :
    Milan HÜBL, est un historien tchèque, et ce texte lui fut inspiré par la situation dramatique, et qu’il pensait désespérée, de son peuple et de sa patrie, après la ‘’normalisation’’ qui suivit le printemps de Prague en avril 1969 :

    « http://www.radio.cz/fr/rubrique/histoire/en-avril-1969-le-processus-de-normalisation-est-enclenche

    En avril 1969, le processus de « normalisation » est enclenché

    Il y a quarante ans, le 17 avril 1969, la session du PCT installait Gustáv Husák aux fonctions de 1er secrétaire du parti en remplacement du charismatique leader du Printemps de Prague Alexandr Dubček.
    L’historien slovaque Norbert Kmet illustre l’attitude de Husák vis-à-vis des procès avec le cas de l’historien tchèque Milan Hübl :

    ‘’ Le cas de Milan Hübl qui s’est beaucoup engagé dans les années 1960 en faveur de la réhabilitation de Gustáv Husák et de son retour dans la politique est un cas exemplaire. Husák n’est aucunement intervenu en sa faveur, lorsque Milan Hübl, un des représentants de l’aile réformatrice, a été condamné à sept ans de prison. » ‘’

    Maintenant, que certains ‘’provocateurs’’ est en plus l’inculture de nous resservir ici, vu le contexte où elle fût écrite, leur dialectique verbeuse …
    Cela prouve de fait leur manque complet de culture historique, de tact et de pertinence …
    I l y a pourtant belle lurette que leur ‘’alcool’’ n’enivre plus grand monde.
    Et qu’après avoir laissé une mortelle gueule de bois à bien des peuples, après avoir battu des record de victimes … Ils aient l’aplomb de nous en resservir de pleines bolées …
    Ils me prouvent ici une fois de plus, que leur fausse religion a laissé à ses derniers disciples … une cervelle et une langue en bois.

  • Meriadeg

    Aux administrateurs de ce blog (blog et non forum) je pense que vous venez de trouver une nouvelle perle rare par la voix de Tractatus ! Après les fêtes du Noël saint, après les maux de tête… la boîte d’alcaselzer ne suffit pas… Quelle poésie cet individu… mais son masque est peut être transparent?

  • Tractatus

    Il s’agit ici de discuter du concept de peuple tel qu’il est communément admis à notre époque. Si on ne peut le faire, cela reviendrait à accepter une définition archaïque ou celle véhiculée par les puissances politiques et idéologiques instituées. C’est aussi une belle maque de fainéantise intellectuelle mais bon…
    Dans tous les cas, les définitions majoritairement admises ne vous sont pas favorables et c’est là en partie où je veux en venir.

    Oser comparer la pertinence du concept « peuple » entre les situations juives, flamandes (uniquement du côté belge de la frontière), québécoises, écossaises, (on pourrait même rajouter corse et basque) avec la situation en Bretagne montre la pauvreté de votre corpus idéologique et de votre analyse des conditions socio-psychologiques permettant l’émergence soco-politique du « peuple breton ». Ces conditions sont réunies pour les territoires premièrement cités, aucunement pour la Bretagne.
    C’est une des raisons pour laquelle les Zid’ ont de beaux jours devant eux et qu’Adsav continuera de sombrer puisque le public que vous visez (qui est le même) est encore trop attaché à la france et que la notion contemporaine de peuple ne PEUT PAS (encore) s’appliquer à la Bretagne.

    Et l’autre élément où je voulais en venir c’est votre inconhérence dicursive (mais chez l’exême-droite c’est une tradition) entre une vision naturaliste et racialiste des peuples (dont d’ailleurs vous n’avez jamais réussi à démontrer la persistance en ce qui concerne le peuple breton, et pour cause) et votre tentative d’adaptation à une vision construciviste de cette même notion à travers la citation de l’article (« le peuple oublie = le peuple n’est plus »).

  • Fañchig

    « On utilise bien les mêmes mots »
    Ta première réponse sur ce fil, donc non nous n’utilisons apparemment pas les mêmes mots.

  • Fañchig

    Quand je m’exprime avec une autre personne dans une langue, j’utilise les mots avec le sens qu’on leur accorde dans la langue en question, sinon personne ne se comprend.

    Et c’est d’ailleurs ce qui se passe avec toi, tu invente tes propres définitions aux mots que tu emplois, ne t’étonne pas ensuite que la compréhension en soit réduite.

    Selon toi un peuple existe lorsqu’il y a une institution, donc les Flamands ne sont pas un peuples, les Écossais ont des institutions mais certaines sont britannique, alors sont ils un peuple ou pas, et les Québécois eux ils ne sont pas un peuple, et les Corniques eux ne sont actuellement qu’un comté donc ils ne sont pas un peuple.

    Inutile de polémiquer plus longtemps avec toi, comme Brutus je me demande où tu veux en venir…

  • Brutus

    Et donc, tout ça pour en venir où ?
    Quel est votre problème avec le nationalisme breton, et donc avec Adsav, le Parti du peuple breton ?

  • Tractatus

    à Thierry : je me suis mal exprimé, je voulais dire plus exactement : « il y a à se méfier des discours historiques tenus soit sur des faits auxquels personne n’a assisté ou sur lesquels nous avons très peu de documentation soit des discours tenus sur des états mentaux et représentations d’une époque lointaine ». Et ce, d’autant plus lorsque ces discours sont la base rhétorique et idéologique d’un mouvement politique tel qu’Adsav.
    Ici, vous faîtes jeu égal avec vos adversaires « totalitaires nazis, communistes et leurs cousins droits de l’hommiste et autres universalistes » (sic) puisque vous réécrivez l’histoire selon votre point de vue orienté, en affirmant une proposition sans nuance et qui se veut univoque, on est très loin de la science historique.
    Ce n’est pas avec ce genre de discours que vous gagnerez des sympathies (d’ailleurs, est ce que c’est ce que vous cherchez réellement ?).

    Vous confirmez ce que je dis sur la notion de peuple via le rapprochement entre peuple tibétain et peuple breton, un peuple n’existe que parce qu’il est reconnu comme tel. Donc actuellement, pas de peuple breton.
    Et bien sûr que la propagande de l’État français y a à voir, mais pas seulement, il n’y a qu’à voir le nombre de groupes à l’extérieur des frontières de l’État français qui se réclament de la Bretagne. Débarrassés d’une bonne partie de cette propagande, si le peuple breton était réellement physiquement attaqué, ils auraient pu faire en sorte de sensibiliser l’opinion internationale, mais non, ils ne l’ont pas fait, pourquoi ?

    Et enfin, concernant l’existence d’un peuple français, ce dernier n’existe (comme tout peuple) que parce qu’il y a pléthore d’institutions émanant de lui ou le représentant (et non des moindres, dont un État légal et reconnu) et également parce que pour la majorité des individus dans le monde, il existe un peuple français.
    Ce que je pense personnellement n’a que peu d’importance, reste que je ne bougerais pas un seul centimètre carré de peau si son existence était menacée.

    à Fanchig : diantre, cette manie de penser pour les autres, c’est effectivement totalitaire, si vous saviez ce que je pense de l’entité france et de ceux qui s’en réclament éperdument, vous ne diriez pas que je suis français.
    Et pour quelqu’un qui combat la france et tout ce qu’elle représente et peut produire, vous êtes bien aptes à vous servir de ce formidable outil de propagande concernant l’instauration d’un outil linguistique et identitaire au service de l’Etat français qu’est le dictionnaire.
    Ce que ne précise pas cette définition idéologiquement orientée et non-neutre, c’est que la notion de peuple est historique, qu’elle est en fin de compte très récente et qu’elle est à aborder, si l’on veut bien la comprendre, sous l’angle du socio-constructivisme (qui s’applique à tous les peuples du monde, juif le premier, cf : Shlomo Sand) et non pas du naturalisme ou du racialisme, puisque si c’était le cas, les premiers concernés le ressentiraient dans leur chair et depuis le temps qu’il est attesté qu’il y a des individus que l’on nomme « breton », il serait impossible de cacher depuis autant de siècles l’existence de ce peuple. Mais ce n’est pas arrivé.
    Peut-être du au fait qu’il n’existe pas une seule incarnation de ce que l’on pourrait appeler « culture bretonne », mais plusieurs, parfois grandement différentes entre elles (ce qu’une bonne partie de l’Emsav cherche à gommer, cf : la tirade de Fanchig sur LA langue et LA culture), ce qui en atténue la réception à l’extérieur (sauf si elle passe par un filtre déformant et uniformisant, en l’occurrence celui des romantiques français du XIXième siècle) et l’unité à l’intérieur.

  • Fañchig

    C’est le comble, un français qui vient nous expliquer qu’il n’y a pas de peuple breton.
    Adsav excite toujours les hurluberlus dans ton genre Tractatus. Tu donne aux mots le sens qu’il t’arrange selon ton message, donc ouvre un dictionnaire pour commencer, tu y lira ceci :

    Définition du mot : peuple
    Nom masculin singulier
    ensemble de personnes ayant une communauté sociale ou culturelle, sans pour autant vivre sur le même territoire (« le peuple juif »)
    ensemble des citoyens d’un État (« le peuple français »)

    Donc oui il existe un peuple juif, il existe un peuple breton, et il n’existe un peuple français que par l’existence de l’état français.

    Sans état, la France n’existe plus, alors qu’à l’inverse, le peuple breton existe toujours malgré le colonialisme français, malgré le lavage de cerveau opéré depuis des siècles par l’éducation nationale, malgré l’opposition farouche de la France à notre langue, notre culture, et notre existence même en tant que peuple, et malgré l’acharnement d’individus tels que toi qui sont bien conscients que si les peuples annexés par la France recouvraient leurs libertés, votre « peuple français » n’existerait plus.

  • Thierry

    non, il n’y a pas à se « méfier de l’histoire » ; l’histoire d’un peuple reste à jamais l’histoire d’un peuple (sauf à faire table rase du passé comme les totalitaires nazis, communistes et leurs cousins droits de l’hommiste et autres universalistes) ;
    Si vous entendiez un peu plus parler des droits du peuple breton, que des droits du peuple tibétain, vous vous poseriez peut-être moins de questions.
    Question de propagande française ?
    il existe bien, pour vous (?) un peuple français, non ?

  • Tractatus

    Il suffirait donc de faire acte de langage pour faire exister une institution (en l’occurrence ici le peuple breton) ? Si demain des hurluberlus se réclament du peuple de Mars, il faudra respecter cette revendication et traquer toutes les expressions à caractère anti-martienne et poursuivre le « racisme » anti-martien ?
    C’est avec cet argumentaire relativiste et post-moderne que les sectes ont de beaux jours devant elles. Et encore, pas forcément puisque pour bon nombre d’individus se désignant comme breton, il est aussi absurde de parler de peuple breton que de peuple martien.

    Et il faut se méfier avec l’histoire, ce n’est pas parce qu’il y a eu un État (non moderne) breton dans la société féodale qu’il faut parler pour cette époque de peuple breton, puisque la formule « Un État = une Nation = un Peuple » est une notion contemporaine. Il y avait un peuple chrétien et des sujets politiques, mais pas de peuples.

    Et pour faire un parallèle, il semble admis par une majorité qu’il existe un peuple tibétain, pourtant on peut légitimement se demander s’ils n’ont pas subis beaucoup plus que le peuple breton (d’autant plus que l’on sait que les partis communistes de type bolchévique sont directement influencés par le jacobinisme), alors pourquoi le peuple tibétain est-il reconnu (et donc existe) et pas le peuple breton (qui de facto, n’existe pas, sauf dans la tête des militants) ?

    Et ne pas confondre « colonisation physique » avec « colonisation socio-économique », la première est orchestrée avec élimination physique de cibles explicites. Pour la Bretagne, c’est de l’ordre du fantasme, voire de la paranoïa (de plus il faudrait parler de « race bretonne », heureusement il ne vient plus à l’idée de personne d’utiliser ce vocable).
    La deuxième a pour but de renforcer l’influence des classes/groupes dominants en faisant en sorte de s’attribuer tout ce qui génère une plue-value et de pacifier les rapports sociaux et ce, quelque soit « l’origine ethnique » des proies et des prédateurs.
    C’est ce qui se passe actuellement (en fait ça dure depuis le XIX ème siècle) en Bretagne et dans le monde entier en rejetant les pauvres et la partie inférieure des classes moyennes (c’est-à-dire la majorité des habitants de Bretagne) dans la périphérie, dans ces endroits non-valorisants et infectés par la misère ou l’illusion de la normalité (et là, autant de « bretons » que « d’étrangers »).

  • Thierry

    Ces habitants de Bretagne ont un État sur lequel s’appuyer ; pas les bretons ; il existe bien un peuple breton puisque de fait, certains se revendiquent de celui-ci.
    On ne peut nier l’histoire : un État breton indépendant a bel et bien existé ; et sans une défaite militaire, une annexion, une colonisation mentale (bourrage de crâne, propagande intensive) et physique (avec notamment un remplacement de population sévère ces dernières années), le peuple breton serait reconnu aujourd’hui.

  • Tractatus

    « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage » ? C’est cela non ?

    Pourquoi auriez-vous réellement saisi le sens de cette citation et non pas vos contradicteurs ? On utilise bien les mêmes mots et l’on discute du même référent, c’est-à-dire, pour dire vite, le concept de peuple.
    D’autant plus que cet extrait de discours n’est accompagné que d’un commentaire qui pourrait être présent aux côté de n’importe quelle autre citation de ce type, c’est-à-dire assez vague et sans précision socio-historiques précises.

    Si l’on suit cette citation, un peuple n’existe pas en lui-même et pour lui-même puisque sa reconnaissance (aussi bien interne qu’externe) ne dépend que de productions culturelles. Il suffirait donc, de lui attribuer une expression jugée « étrangère », que ce dit peuple s’attribuerait alors, pour qu’il devienne « étranger » à lui-même ?
    Pour s’oublier soi-même, il faut subir un lavage de cerveau, ce qui ne peut se produire qu’au niveau physique, or, on ne peut parler d’actes de cet ordre dans l’hexagone.

    Allez au bout de la logique émise à travers cette citation : il n’existe pas de peuple breton en dehors de celles et ceux qui s’en réclament, c’est-à-dire cette sphère que l’on peut grossièrement nommer l’Emsav politique et qu’en dehors de cet espace, il n’existe que des français, des anglais, des chinois, des algériens, des turcs, des espagnols, etc. (c’est-à-dire tous les mondes culturels revendiqués par les habitants de Bretagne)

  • vous n’avez pas du bien comprendre le sens de cette citation mon cher…

  • Tractatus

    Mmmh pour un parti dont les constats, critiques et propositions politiques relèvent de l’extrême-droite, vous avez une conception toute relativiste et post-moderne de la notion de peuple qui ne se distingue pas ici de celle de groupe social, voire de catégorie sociale.

    Ainsi donc, puisque vous avez l’air de faire votre cette déclaration, pour créer un peuple, il suffirait d’un « équipement » politico-littéraire favorisant l’émergence d’une conscience (fausse ici en l’occurence) ?
    Vous confirmez par-là même que que c’est la Nation et l’Etat qui créent la Tradition et non l’inverse. Je vous donne alors raison, puisqu’aucun peuple n’existe objectivement en dehors d’une superstructure politique. Il n’y a donc pas de peuple breton tant qu’il n’y a pas d’Etat-nation breton.

    C’est à se demander si vos « camarades » Identitaires n’ont pas raison quand ils vous accusent de n’avoir aucune consistance idéologique.
    Faut pas s’étonner qu’Adsav n’excite plus personne, incluant une bonne partie des antifas qui préfère lorgner vers les Zidiots…