1871-2011 : 140 ans – Breton, souviens-toi de Conlie.

Breton, souviens-toi de Conlie.

1871-2011 : 140 ans – Breton, souviens-toi de Conlie.

Le 16 janvier 2011, Kroaz du et Tarzh an deiz au vent, les militants de la Kevrenn du pays de Rennes se sont rendus à Conlie en souvenir de l’Armée de Bretagne. Ils se sont inclinés devant le monument funéraire, en respectant une minute de silence. Puis c’est sur le site du camp que l’hommage s’est déplacé avec émotion.
A la rencontre des Conlinois et Conlinoises, tant au village qu’au camp, les militants ont pu constater combien la mémoire de l’horreur était toujours vivante. Au terme d’une journée de la Mémoire bretonne, les militants d’Adsav annoncent qu’ils seront présents chaque année pour perpétuer le souvenir du sacrifice inutile des Bretons de l’Armée de Bretagne.

Le 11 et 12 janvier 1870, c’est la déroute pour l’armée régulière française à la bataille du Mans.
Mais chaque année à cette date, la Bretagne se souvient et commémore les victimes de l’inhumanité et de la volonté colonialiste et destructrice de la France : le gâchis humain du camp des Bretons à Conlie où périrent des hommes en raison de leur origine, juste parce qu’ils étaient Bretons.

L’histoire :
Lors de la guerre franco-prussienne et suite aux défaites qui se succèdent, le ministre de la guerre GAMBETTA proclame la mobilisation générale. L’armée de Bretagne (environ 60000 mobilisés) est levée et entassée dans un camp aménagé à cette occasion. Avec les premières neiges, les maladies se développent (fièvre typhoïde, variole), les conditions de vie et d’hygiène se dégradent très vite (131 soldats mourront sans avoir combattu, 2000 malades). Devant la crainte d’une rébellion bretonne, les armes tardent à être acheminées jusqu’à Conlie. Mal ravitaillés, non armés, les mobilisés bretons souffrent et meurent dans la boue. Démobilisés en janvier 1871, les rescapés raconteront la tragédie vécue à une Bretagne indignée et au bord de la révolte (il est alors question de recours à l’indépendance).

131 Bretons meurent dans les boues du camp de concentration des Bretons à Conlie.
131 Bretons que nous n’oublions pas.

Adsav, le parti du Peuple Breton, appelle tous les Bretons à se souvenir de ces martyrs sacrifiés sans aucun respect des droits élémentaires de l’être humain, au service d’une France pourtant née « des droits de l’homme ».

Adsav, le parti du Peuple Breton, demande à l’Etat Français de donner les éclaircissements sur les conditions de vie et de mort des retenus dans le camp de Conlie et la condamnation à titre posthume des responsables de ce qui est, de nos jours, un crime contre l’humanité.

Adsav, le parti du Peuple Breton, invite tous les descendants et tous les Bretons à demander repentance officielle de l’Etat français pour le sacrifice de ces jeunes Bretons du fait de leur origine.

Clochers de Bretagne, souvenez-vous de vos enfants,
Breton, souviens-toi de ceux de Conlie :

MR L’ABBE KERMOALQUIN, CHANOINE DE ST BRIEUC, AUMONIER DES AMBULANCES

ALLAIN Bernard, né à Kerfeunteun – ANDRIEUX Toussaint Marie, des Côtes du Nord – AUDEBERT Joseph de Rennes – AUFFRET Jean, du Morbihan – BARDOUX Aimé – BAUDOUR Jean-Marie, de Lannion-BASLE Julien, d’Ille-et-Vilaine – BAZIN Jean, d’Ille-et-Vilaine – BECHAT Pierre, 20 ans – BESLAY, d’Ille-et-Vilaine – BICET – BOLEC – BOLLOC Marc – BOUESNOU Yves – BONNIEU Pierre, de Vitré – BOSCHER Joseph, de Dinan – BOUCHER Jean – BREZAC, de Lorient – BRICON Jean, de Guingamp – BROUSTAIL François, né à Loperec – CADIC Alain, de Quimper – CARAYON Louis – CAREL, de Pontivy – CHALMET Jean-Marie, d’Ille-et-Vilaine – CHAPRON François, de Loudéac – COGUEN Louis, de Guingamp – COQUAIRE – François, d’Ille-et-Vilaine – COURANT Yves, du Faouët – COUTARD Pierre du Finistère – COTTY François Marie, de Morlaix – CRAMPONT Constant Aimé – DECOIN Louis, de Saint-Brieuc – DEMAY Célestin, de Dinan – DENNUD – DERRIEN Bertrand, de Guingamp – DERRIEN Corentin, du Finistère – DERRIEN Guillaume, de Saint-Brieuc – DEURIT Marc, de Lorient – ECHAPPE Lucien – EFFLAM Philippe, de Lannion – FERCOQ François, de Guingamp – FONTAINE Jean – FRESNEL Jean-Marie, d’Ille-et-Vilaine – FROMENTIN Louis, de Saint-Brieuc – GALAISNE Julien, de Ploermel – GAUTIER Henri, du Finistère – GAUTIER Mathurin, de Saint-Brieuc – GESLIN Charles, du Finistère – GILET Louis, du Morbihan – GOURIOU Laurent, de Guingamp – GOURIOU Vincent, de Guingamp – GOURMELON François, de Morlaix – GUILLEMOT Joseph, 20 ans, de Riantec – GUENNEC Jean-Marie, de Lorient – HAMON François des Côtes du Nord – HOREAU Pierre – HUAUT Guilaume – JEGOU Jean-Marie, du Morbihan – JOSSEAU Julien Marie – KERFAUK Jean-Louis, de Guingamp – LECARRE Louis, de Saint-Brieuc – LECOQ Yves-Marie de Guingamp – LEGOFF Michel de Pontivy – LE GAC Jacques, de Guimgamp – LE GAC Joseph, de Pontivy – LE GAC Yves, de Guingamp – LECHERC Auguste, de Nantes – LEMAREC Jean, de Saint-Brieuc – LEMEE Esprit, de Saint-Brieuc – LEMOINE Jacques, du Finistère – LEMOING Jean-Marie de Pontivy – LEROLLAND Yves-Marie, né à Pedernec – LE SANCE Yves – LERY Jean-Marie, d’Ille-et-Vilaine – LESCOLLAN Jean-Marie, de Guingamp – LECARORZIN Guillaume, de Saint-Brieuc – LERAT Jean-Marie, de Saint-Brieuc – LEROY, de Brest – LEPAGE François, de Saint-Brieuc – LHOTELLIER Jean-Marie des Côtes du Nord – LUO Guillaume, de Guingamp – MAURICE Julien d’Ille-et-Vilaine – MASSON François, de Saint-Brieuc – MORAND Louis, d’Ille-et-Vilaine – MEDARD Jeab-Marie, de Saint-Brieuc – MELAINE Julien, de Redon – MENAN Hyppolyte – MEUDEC François, du Fouaët – MOIGNERAIS Jean, de Dinan – MOISAN Julien, du Finistère – MORIN Pierre, d’Ille-et-Vilaine – MORVAN Jean-Lucien, de Chateauneuf – NONES Julien, de Guingamp – OLLIVIER Yves, de Lannion – PARIS François, d’Ille-et-Vilaine – PARIS Joseph, de Vannes – PAUGAM Jean, du Finistère – PELLOES Louis, d’Ille-et-Vilaine – PERES François, de Brest – PERIEN Guillaume, de Saint Brieuc – PHILIPPE Jean Louis, du Morbihan – PICHON Ollivier, de Saint Brieuc – POLLARD Emmanuel, de Lannion – POPHILE Joseph, d’Ille-et-Vilaine – POIRIER François, d’Ille-et-Vilaine – PREAUX Jean-Marie, du Morbihan – PREVOT – PROVOST Michel, de Chateaulin – QUIDELLEUR Vincent, de Brest – QUINTON Julien, d’Ille-et-Vilaine – RAYMOND Pierre, du Finistère – RENOUX – RIO Lucien, de Loudéac – RIOUX Lucien, de Guingamp – RIVIERE Yves, du Finistère – ROBERT Julien, de Quimper – ROUSSIN Jean, d’Ille-et-Vilaine – SALMON François, de Guingamp – SAUVET – SAILLEUX Louis, de Paimboeuf – SILLARD Mathurin, du Morbihan – SOHIER Maximilien, de Dinan – STEPHAN Jean Lucien, du Morbihan – STANC Yves, du Morbihan – TOINEAUX – TOURET Eugène – TURQUERY Mathurin, d’Ille-et-Vilaine – UZEMATT Lucien, de Pontivy – VIBERT Michel, de Redon – VIOT Pierre

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  • Marie

    Cher Yannick,

    131 morts … en deux mois !
    Et pas morts de la guerre. Morts de l’abandon, morts des conditions de vie liées à la concentration dans un lieu très humide d’un trop grand nombre de personnes, mal ravitaillée, et sans attention particulière d’un commandement français sectaire. Ce fut quand même la seule armée à ne pas être armée.

    131 morts officiels, mais quand on y regarde de plus près, les registres d’état civil révèlent une tout autre vérité. Je n’ai pas listé combien étaient morts réellement. 131 morts à Conlie c’est sans compter le lourd tribu que la Bretagne a payé si on y ajoute les Bretons morts aux combats de la Bataille du Mans, dotés d’armes inutilisables car hors d’usage.

    131 morts pour rien, juste parce qu’ils avaient été parqués dans un camp pour Bretons, sans armes pour faire la guerre, sans hygiène pour vivre le quotidien dans un milieu humide. J’insiste le sur fait qu’ils furent parqués ensemble en raison de leur origine !

    Baissez les yeux Yannick, où venez rencontrer ces Conlinois qui se souviennent parce que leurs grand-parents leur ont raconté ce qu’ils ont vu. Honte à vous de nier ce que la mémoire vivante porte encore !

    Conseil de lecture pour inconscients ou curieux : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=21087&searchkey=bataille%20du%20mans=

    NB à Yannick : faire des stats, c’est bien. Encore faut-il en fixer les limites. Vos stats donnent des chiffres, mais vous n’en précisez ni la période de calcul, ni d’ailleurs les sources. Bizarre pour quelqu’un qui voudrait donner des leçons. Le manque d’information des sources montrent que vos études universitaires sont oubliées au moins le temps d’écrire votre commentaire, et que tout le monde peut faire le guignol avec des chiffres. Sources, Cher Yannick, sources !

  • Glaz

    A Yannick.
    D’après vous, il semblerait même que Conlie n’ait jamais existé.
    On appelle ça le négationnisme.

  • Yannick

    Ils ne sont pas mort au combat ni de maltraitance mais de maladie. Et leur taux de mortalité, même dans ces conditions, reste inférieur à celui de la classe d’age des hommes de 20-24 ans à cette époque. Il n’y a pas eu de surmortalité à Conlie.

  • Brutus

    Ils sont morts de maltraitance, pas au combat !

  • avez vous déjà entendu parler de Conlie avant de lire cet article, que manifestement vous n’avez pas comprit?

  • Yannick

    131 morts sur 60000 mobilisés c’est moins que le taux de mortalité naturel à l’époque. Le taux de mortalité était de 284 pour 10000 en 1870 et 351 en 1871. Sur la classe d’âge 20-24 ans il était de 27 pour 10000 donc sur 60000 personne on s’attend à 162 décès. Il n’y a donc pas de surmortalité à Conlie.

  • Brutus

    Dalc’homp soñj !