MARCHE SILENCIEUSE FLAMANDE 35ème Marche de la Peene

Comme chaque année, depuis 35 ans et sans interruption, les Flamands de France se réunissent silencieusement sur le champ de bataille de la Peene, où s’est joué en 1678 le sort de notre région. La France aura réussi au terme de 70 années d’exactions et de multiples guerres, à démanteler nos anciens Pays-Bas, et à faire de notre pays prospère et cultivé, un « Nord Pas de Calais » battant tous les records de misère, de chômage et de sous développement scolaire et sanitaire, véritable anomalie dans cette Europe nordique dont nous faisons intégralement partie.

Le pouvoir jacobin français n’aura eu de cesse que de détruire le particularisme flamand de la région. Aujourd’hui, au service du mondialisme, il est en passe de détruire définitivement l’identité du peuple flamand lui-même et interdit toute réflexion sur cette question fondamentale pour tout peuple normal : celle de son IDENTITE et de son INTEGRITE ethnique et culturelle.

Notre combat pour rester dans l’Histoire est profondément démocratique et d’une légitimité ne souffrant aucune contestation ! Il s’inscrit dans le combat universel contre le totalitarisme et pour le DROIT DES PEUPLES, sans lequel, il n’est pas de « Droits de l’Homme ». Les défenseurs auto proclamés de ces « Droits de l’Homme abstrait» nous ignorent lorsqu’ils ne nous diabolisent pas. C’est parce que nous Flamands, ne sommes justement pas des « Hommes abstraits », des zombies interchangeables, mais des Hommes libres, descendants des Francs, enracinés dans une terre et un peuple, que nous le rappelons chaque année par cette marche silencieuse !

Des régions vivantes sont d’irremplaçables réserves de résistance identitaires pour lutter contre l’uniformisation planétaire des peuples et des cultures !

La Flandre est notre IDENTITE ! Défendons la ensemble !
Contre la censure, reprenons la parole et notre liberté d’expression !

TOUS A ZUYTPEENE

Le Samedi 23 avril 2011 !

Départ de la place du village à 14H30
Marche d’environ 8 km dans la campagne flamande, entre Zuytpeene et Noordpeene

Parlez-en autour de vous ! Venez nombreux avec vos familles, vos amis et vos drapeaux ! Cassez la censure, diffusez sans compter sur le Net !
C’est à vous, Flamands de créer l’évènement !

Nous ne pouvons compter que sur votre mobilisation pour faire connaître cette manifestation !

Régis DE MOL
Président de l’Alliance Régionale Flandre Artois Hainaut

AGENDA : Rendez-vous en 2012 à NOORDPEENE

Rendez vous est donné à tous les Flamands chaque 4ème samedi d’avril. La marche démarre alternativement de Noordpeene (années paires) ou de Zuytpeene (années impaires). Elle est organisée par le Comité de la Peene, qui vient d’ouvrir un musée consacré à la bataille de Cassel à Noordpeene

IMPORTANT : Toute manifestation, distribution de tracts ou drapeaux autres que nos drapeaux historiques est interdite.

Partagez sur les réseaux soxiaux !
  • Lacuson

    dui lawyers ??Petra eo an traou se ? *

    * (dui lawyers ?? C’est quoi ce truc là ?)

  • […] MARCHE SILENCIEUSE FLAMANDE 35??me Marche de la Peene | Blog d’Adsav (PPB/SPV) […]

  • Lacuson

    L’Histoire (avec une majuscule) est une matière passionnante.
    Mais si vous voulez un jour en comprendre les fils conducteurs essayez d’en séparer les changements qualitatifs et quantitatifs lents et profonds des quantités d’épiphénomènes superficiels qu’ils provoquent.
    Ainsi à partir du moyen-âge l’on ne peut éviter d’en passer par la généalogie fastidieuse des familles princières et de leurs chroniques matrimoniales … pour finalement n’en plus voir l’essentiel.
    Alors ne pas s’y arrêter de trop : qu’importeront demain par exemple les histoires de famille du maire de Marseille ou de celui de Tourcoing.
    Une des données incontournables par contre pour bien distinguer ce qui est superficiel de ce qui est fondamental est d’ordre linguistique (il en est d’autres souvent ‘’tabous’’).
    Ainsi concernant la Belgique, une carte est plus parlante qu’un long exposé :
    http://www.lexilogos.com/images/belgique.gif
    – En saumon le Wallon (également parlé en France) … autrefois ; en saumon plus clair le Lorrain (idem) ; en rouge une miette de Champenois (idem) ; en mauve le Picard (idem).
    Tous anciens dialectes d’Oïl, tous probablement aussi éteint en Belgique qu’ils le sont en France.
    – En vert / jaune le Luxembourgeois.
    Non reconnu en Wallonie et de plus dans une région complètement ouverte à l’immigration (comme c’est généralement le cas là-bas) il y est probablement éteint, (également parlé en France) … autrefois… idem.
    Quand au Flamand : coté Flandre Belge il est souverain et en pleine forme ; coté français … il agonise.
    Pour mieux situer la Belgique dans son environnement linguistique (et dialectale) …
    Coté Néerlandais :
    http://www.lexilogos.com/pays_bas_carte.htm
    Même si l’anglo-américain (langue sœur) tend parfois à s’infiltrer un peu partout, et que les Néerlandais truffent leurs phrases de ‘’modernismes’’ les parlers locaux sont toujours sous jacents, bien présents et ancrés dans leurs régions.
    Coté francophone :
    http://www.lexilogos.com/france_carte_dialectes.htm
    Rien à voir, la seule langue légale et obligatoire y étant celle de la république : le Français.
    Les autres langues, dialectes et variantes y étant toutes éteintes (ou agonisantes) et la moindre velléité de les faire survivre ‘’ringardisée’’ par les ‘’élites’’.
    Et d’ailleurs dans beaucoup de régions les jeunes (et même les moins jeunes) ne savent même plus qu’ils ont existés.
    Mais il ne faut pas être cruel car à l’impossible nul n’est tenu et en franchissant les frontières administratives (ou même culturel dans les cas de la Wallonie, de la Suisse Romande et même du Québec) de l’État français laïc, républicain et très jacobin ; nous arrivons non seulement dans d’autres régions, mais aussi dans une autre chronologie historique où bien des choses sont définitivement défuntes.

  • Lacuson

    Il n’y aura pas de partie VI, ni de mot Fin ici.
    Elle sera écrite ici et ailleurs, par vous-même et par la Flandre et les flamands.
    L’on peu en effet raisonnablement espérer qu’il n’y ait jamais de fin à l’esprit de liberté qui souffle sur l’Europe et si particulièrement sur certains de ses peuples … comme ceux de Suisse, d’Italie du nord ou … de Flandre.
    Et s’il se peut qu’il y ait une fin à court / moyen terme, ce sera peut-être celle de la Belgique (et c’est à craindre : celle de la Wallonie …).
    Mais certainement pas celle de la Flandre.
    Leve Vlaanderen !

    PS : Savez vous ce qu’on disait des Français (et des ivrognes) en Franche-Comté dans les vieux temps où elle avait encore le bonheur de faire partie du Saint-Empire ?

    « Il n’est français de nature, qui ne ment quand il assure ».
    (Authentique).
    Pour mieux connaître l’histoire de la Franche-Comté (et accessoirement mon pseudo) :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lacuzon

  • Lacuson

    V – Des temps ‘’Saint-Empire’’ à ceux de la révolution française :

    Le Saint-Empire romain germanique ou Saint-Empire romain de la nation germanique (en allemand Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation, en latin Sacrum Romanum Imperium Nationis Germanicæ, également appelé parfois Premier Reich ou Vieil Empire pour le différencier du Reich de Bismarck) était un regroupement politique des terres d’Europe occidentale et centrale au Moyen Âge dirigé par l’Empereur romain germanique.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Holy_Roman_Empire_1648.svg
    Il se voulait l’héritier de l’Empire d’Occident des Carolingiens qui avait disparu au Xe siècle, mais également du prestige et de l’Antiquité de l’Empire romain avant lui. L’adjectif Saint n’apparaît que sous le règne de Frédéric Barberousse (attesté en 1157) pour légitimer le pouvoir de manière divine. *
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Empire_romain_germanique
    C’est bien sûr la mère de toute les révolutions modernes, celle de 1789, puis les guerres de Napoléon I qui en sonneront la fin.
    Il faudra bien à celui-ci la victoire remportée à la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805 sur les Russes et les Autrichiens, puis le Traité de Presbourg qu’il dictera à François II et au tsar Alexandre Ier pour en sceller celle-ci.
    Son terme sera officialisé par l’acte d’abdication de l’Empereur en titre (François II) du 6 août 1806 :
    « Nous déclarons donc, par les présentes, que Nous considérons comme dissous les liens qui, jusqu’à présent, Nous ont attaché au corps de l’Empire germanique, que Nous regardons comme éteinte par la formation de la Confédération du Rhin la charge et la dignité de Chef de l’Empire ; et que Nous Nous considérons par là comme libéré de tous Nos devoirs envers cet Empire. »
    Cet empire respectait le principe de nationalité : les Alsaciens et les Flamands, par exemple, y étant en effet perçus comme de nations germaniques, alors que les Wallons et les Francs-Comtois, autre exemple, ne l’étaient pas.
    La révolution de 1789 a eut comme caractéristique (entre autres) de rendre ce principe anticonstitutionnel.

    * C’est au XIe siècle que cette idée d’universalité fait son apparition dans le Saint-Empire. Parallèlement, on craint les prophéties de Daniel qui avait prédit « qu’il y aurait quatre empires qui mèneraient à l’arrivée de l’Antéchrist et donc de l’Apocalypse sur Terre ».

  • Lacuson

    IV – Aux temps jadis des Rois de France :
    Lothaire et la Lotharingie n’eurent guère de postérité, et c’est finalement une dynastie Saxonne (les Ottoniens) qui hérita de la charge du Saint Empire, qu’il serait plus juste de nommer à présent ‘’Heilige römisches Reich deutscher Nation’’ pour sa partie de langue ‘’tudesque’’ ; tandis que la limite des ‘’Quatre rivières’’ pris lentement valeur officielle le séparant d’un tout autre monde : celui des Rois de France.
    Cette limite allait subir tout au long de l’histoire un lent glissement de l’ouest vers l’est ; les rois de France la grignotant de fiefs en fiefs, enlevés à l’empire et annexés par le royaume.
    Le processus commença en 1167 quand le Comte du Forez, suite à un différent avec les évêques et notables de Lyon, transféra son hommage féodale au roi de France – http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article555
    Suivent le Comte de Beaujeu (Beaujolais) au XIIIème siècle, puis Lyon, le Vivarais, puis le Dauphiné en 1349 …
    Il n’y eut qu’une seule exception.
    Le commerce des villes flamandes avec l’Angleterre pousse la Flandre à s’allier avec Jean Sans Terre (roi d’Angleterre et prétendant au trône de France) contre Philippe Auguste. Elle sera vaincue en 1214 à Bouvines et l’influence française s’y rétablira.
    Mais l’esprit rebelle des flamands et l’intérêt de leurs industrieuses villes resteront en fin de compte les plus forts.
    Leur Comte, Gui de Dampierre, résiste donc à Philippe le Bel et après les ‘’Matines de Bruges’’ la résistance populaire des ‘’Clauwaerts’’ (griffes du lion de Flandre) remporte en 1302 sur les chevaliers du roi (et une partie de l’aristocratie) les ‘’ Leliaards’’ (partisans de la fleur de lis), la victoire de Courtrai dite ‘’Bataille des éperons d’or’’.
    De tels mouvements victorieux et émanant d’un soulèvement authentiquement populaire sont assez rares pour être soulignés et il n’y en eut guère d’autres si ce n’est en Italie du nord celui de la première ligue lombarde qui emporta la victoire de Legnano face à l’empereur Frédéric Ier Barberousse en 1176 et en Suisse celui des premiers cantons confédérés défiant les Habsbourg.
    Tout l’esprit de liberté de l’Europe authentique est là …
    Mais revenons en à nos flamands ; en 1384 Marguerite de Flandre transmet le comté à la maison de Bourgogne (apanage d’une branche cadette de la lignée des rois de France).
    Et pendant la guerre de Cent Ans les villes flamandes renouent avec leur préférence pour les rois anglais …
    Tant et si bien qu’à la mort en 1477 du dernier duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, les Flamands poussent sa fille à refuser le mariage proposé par Louis XI avec le dauphin Charles, qui eût apporté à la Couronne de France le fabuleux héritage de Bourgogne (sis tant en terre d’Empire que de France) au détriment de leurs intérêts.
    Marie épousera donc Maximilien et les ‘’Pays-Bas’’ passeront donc à la maison d’Autriche.
    Ceci durera jusqu’a l’Empereur Charles Quint, petit-fils de Marie et jusqu’à ce qu’en 1529 à la paix de Cambrai (dite ‘’paix des Dames’’) François Ier renonce à ses prétentions italiennes et récupère la Bourgogne mais cède ses droits sur l’Artois et les Flandres à la maison d’Autriche et donc à l’Empereur en titre (l’Artois et une partie de la Flandre seront récupérées suite à de nombreuses guerres par Louis XIV -notamment avec la funeste bataille de la Peene- établissant ainsi la frontière actuelle).
    La Flandre belge est donc le seul cas d’un pays passant du Royaume de France au Saint-Empire.

  • Lacuson

    III – La naissance du Comté de Flandre :
    Pour en remonter à l’origine du Comté de Flandre il convient de remonter à l’acte qui allait donner naissance à ce qui deviendra la France.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Verdun_Treaty_843.svg
    C’est-à-dire au traité de Verdun en 843, qui en plus d’être rédigé de manière bilingue, d’une part en vielle langue ‘’Tudesque’’, et d’autre part dans ce qui est le premier texte connu de langue Française (c’est à dire une version ‘’d’élite’’ des parlers néo-latins en usage chez les populations ‘’romanes’’), allait partager l’empire Franc de Charlemagne entre ses petits-fils.
    Charlemagne qui le 25 décembre 800, avait-été couronné empereur à Rome par le pape Léon III, relevant ainsi une dignité prestigieuse disparue depuis l’an 476 en Occident.
    Ce nouvel empire ‘’Romain’’ d’occident reconstitué par un roi franc sera donc la matrice d’une nouvelle Europe et d’abord la matrice du Saint Empire Romain et Germanique.
    Il n’est pourtant rarement fait mention du fait que c’est cet empire qui signa la fin des derniers ‘’barbares’’ germaniques et la lente transformation et intégration des terres à l’est du Rhin au monde ‘’civilisé’’.
    Il aura fallu pour cela à Charlemagne, à partir de 772, faire une guerre acharnée aux Saxons, qui, commandés par Widukind, lui opposent une vigoureuse résistance.
    Il n’achèvera de les soumettre, après trois guerres acharnées et meurtrières, qu’en 804.
    Fin des ‘’temps barbares’’ véritablement quand les derniers descendants des terribles peuples de la steppe, des Avars principalement, conglomérés à quelques survivants des Huns et d’autres petits groupes de prédateurs seront littéralement exterminés dans leur ‘’ring’’ en Pannonie.
    Sur la partie Occidentale de cet empire, donnée par ce traité à Charles le Chauve, allait lentement se rassembler autour du premier domaine royal les fiefs qui formeront un puissant royaume : la France, tandis qu’à l’est le Rhin restera une de ses frontières immuables au-delà de laquelle s’étendait la part de Louis ‘’le Germanique’’.
    Cette partie ouest de l’empire aurait dû rester une partie vassale du ‘’Saint-Empire’’ reconstitué.
    En effet, c’est dans la partie centrale de celui-ci, allant d’Aix-la-Chapelle à Rome et dévolue naturellement au fils ainé, Lothaire, que s’en trouvait théoriquement le suzerain : l’Empereur.
    S’il n’en fût pratiquement jamais ainsi, la ‘’Francie Occidentale’’ y étant d’emblé réticente, la limite fixée par ce même traité de Verdun, dite limite ‘’des 4 rivières’’ (c’est-à-dire le Rhône, la Saône, la Meuse et l’Escaut) et séparant la partie centrale de la partie ouest, allait rester d’une importance capitale dans l’Histoire : celle d’une frontière séparant les terres relevant directement de l’Empereur en titre (dites d’Empire) des fiefs relevant d’une suzeraineté dû aux Rois de France.
    Hors les terres de Flandres étant situées à l’ouest de l’Escaut, elles furent à l’origine dans ce qui était le cœur du Royaume de France.
    C’est même en 862 que Baudouin ‘’Bras-de-Fer’’, seigneur du Ternois (Thérouanne), est fait Comte de Flandre par son beau-père Charles le Chauve et regroupe les pays de Bruges, Gand et Tournai.
    Son fils y ajoutera Boulogne et Lille, son petit-fils Arras et Douai.
    A la Flandre proprement dite (Flandre flamingante) s’ajouta donc sa partie dite Flandre romane ou Flandre wallonne (qui deviendra la Flandre Française).

  • Lacuson

    II – Quelques lignes sur les temps obscures du haut moyen-âge :

    Temps qui virent se succéder et s’entre déchirer les descendants de Clovis à la tête de royaumes aux contours mouvants, au pouvoir évanescent et aux noms souvent sans lendemain : Austrasie, Neustrie … hormis pour ceux de Bourgogne et d’Aquitaine qui existent encore aujourd’hui et de France (Franc -libre- désignait à l’origine les auxiliaires germaniques non tributaires), lequel restera à l’ensemble de leurs royaumes.
    Temps des rois Mérovingiens souvent appelés rois fainéants.
    Je renoncerais ici à vouloir tracer les aléas, souvent violents, de leur Histoire.
    Si ce n’est pour en égrener quelques noms : Childéric, Clodomir, Childebert … sans oublier Dagobert, Frédégonde, Galswinthe, Brunehilde …
    Le plus important n’est pas là, mais dans le fait que ces temps qui dureront au moins jusqu’en 754 lorsque Pépin le Bref se fera couronner Roi et inaugurera la dynastie carolingienne, verront se craqueler, s’effacer et même quelquefois disparaître le vernis de l’ancienne romanité.
    J’aime assez penser à ces temps où l’herbe repoussait de plus en plus dru entre les pavés (souvent arrachés et réutilisés) des anciennes voies romaines, où les forêts et les taillis s’étendaient de plus en plus, pleines à nouveau d’obscurité et de bêtes sauvages … et je pour ma part je les échangerais bien contre les nôtres.
    Temps qui virent même cette romanité disparaitre si complètement dans certains pays que s’y épanouiront à nouveau des langues et civilisations restées vivaces : Basques en Aquitaine, Celtes en Armorique, Germaines à nouveau du coté du Rhin …
    Mais l’Antiquité romaine y avait laissé une profonde cicatrice et cette romanité en creux avait une profonde prégnance sur les esprits et les sociétés …
    Elle devait se matérialiser dans une religion de plus en plus présente : le Christianisme.

  • Lacuson

    L’histoire de Flandre – Vlaanderen – est remarquable et même unique par bien des aspects !

    I – La genèse :

    Les Germains d’au-delà du Lime (le Rhin ici) n’étaient à l’origine guère différent de ceux de l’autre rive (Celte ou Germain ? le terme étant facilement interchangeable dans cette zone de transition graduelle), sauf que ceux-ci n’ayant jamais connus leur ‘’Alésia’’ étaient donc réputées être restés ‘’libres’’ d’où le nom de ‘’Francs’’ qui leur fut souvent donné durant le déclin de l’empire et après sa chute.
    C’est donc (comme dans l’ouest de la Bretagne) plutôt à un retour vers l’état initial d’avant la conquête que l’on assiste quand des pays de confins (ici la Flandre actuelle) sont littéralement progressivement désertés par leurs populations romanisés et réoccupés par des populations voisines de ‘’Francs’’.
    Avec cependant en héritage une profonde fracture culturelle entre les descendants des populations d’au delà du Lime et celles d’en deçà : les premières ayant gardées leurs structures  »politiques » et sociétales autochtones, les secondes les ont vus détruites par la conquête romaine et remplacées par celles de l’empire.
    Cette fracture s’est perpétuée et existe encore de nos jours, c’est celle entre les pays de langue allemande et ceux de langue française (que ce soit en Belgique, en France ou en Suisse).
    Ce nom de ‘’Francs’’ souvent donné aux Germains restés étrangers à la romanisation allait se retrouver dans le nom de ‘’France’’ … une fois la chute de l’empire Romain accomplie.