Fédéralisme va avec Nations !

A l’heure où l’électeur à venir a le choix, important, entre un universalisme de façade qui n’est, en réalité, que dissolution de toute idée de peuple, de tradition, de culture, d’histoire, de liens ethniques et sociaux, en un mot de nation, dans le Grand Rien du multiculturalisme, lui-même cache-sexe d’une soumission totale à l’invasion allogène et musulmane ; le choix encore entre un nationalisme, certes conscient et courageux, mais français, ce qui n’est pas une insulte en soi, mais signifie con-substantiellement jacobin, fondé exclusivement sur le couple état-citoyen et par conséquent sur l’abstraction philosophique et d’essence autant totalitaire que dans le premier cas. Il peut donc confondre, cet électeur, la réalité des peuples et nations avec l’idée d’ État nation, – volontiers impérialiste et colonialiste et par conséquent facilement envahi et colonisé quand l’heure sonne du retour de balancier.

Je le redis, une fois encore, c’est dans le véritable nationalisme , divers et concret des peuples d’Europe qu’il convient de fonder un bloc européen, fort et fermé aux flux tant démographiques qu’économiques venus de l’extérieur, dans toute la mesure du possible. Pour ceci, une volonté politique commune est indispensable ! La Renaissance d’une Europe consciente d’elle-même, de ses racines et par conséquent de son avenir, ne peut que passer par les libertés de ses composantes intérieures, face aux autres blocs identitaires et économiques mondiaux, et donc ouverte a contrario sur la diversité de ses différents peuples afin d’en cueillir leur unité. Cette unité dans la diversité des libertés, ou l’inverse, s’appelle fédéralisme et, interdisant aux nationalismes de s’opposer les uns aux autres, de se nier mutuellement, de se déchirer, de chercher à se dominer entre eux, mais permet au contraire, selon le respect du principe de subsidiarité, de répartir à chaque échelon, du Pays au Continent, les compétences qui lui appartiennent en propre et que l’échelon inférieur ne peut gérer. Aux Pays souverains donc l’organisation de la production et des statuts sociaux, à l’Europe souveraine toute politique économique face au mondialisme spéculatif ou aux nouvelles puissances émergentes, pour ne prendre qu’un exemple.

Les états-nations, la France notamment, sont à la fois, comme l’a si bien fait remarquer Yann Fouéré, voici déjà plus de quarante ans, dans « l’Europe aux cent drapeaux », trop petits face au monde et trop grands pour la véritable liberté des peuples. Le Fédéralisme est l’unique chance de vie, entre négation des nationalités et séparatismes belliqueux et voués à l’isolement, donc à l’échec. Cas de figure auquel sont directement confrontés bien des peuples européens actuels : Catalans, Flamands ou Ecossais et Basques ne peuvent que souhaiter l’avènement cette Europe fédérale, qu’Anglais, Espagnols ou Wallons verront à leur tour assurément comme une solution salvatrice et pacifique. C’est en tous cas la seule façon de nous organiser à plusieurs : un contrat, mieux, une Alliance librement consentie.

Quant aux Français et, nous Bretons, n’omettons pas de nous souvenir du passé ; la Féodalité , depuis Charlemagne, fit une Europe viable, durable et riche en tous points, ce fut un Fédéralisme sacré basé sur la terre et l’honneur ; l’état centralisé des Louis XI et XIV, en revanche, mena directement à la Terreur robespierriste…et encore, nous Celtes, fondâmes-nous certainement la première fédération européenne connue historiquement de peuples unis mais divers et autonomes, les Touta ou tribus-cités libres, mais de même civilisation, face à tous les Allobrogii, voici trois mille ans.

Oui, cette Europe fédérale n’est pas à inventer de toute pièce, elle demeure en notre moelle, en nos gênes, il suffira seulement d’en retrouver et d’en renouveler l’esprit…ou bien de mourir dans le Grand Néant d’un universalisme rêvé, bien que rejeton, en réalité, d’un avènement des valeurs bourgeoises du seul profit de l’argent-roi, promues par les docteurs de la foi et autres petits clercs d’aujourd’hui comme valeurs éternelles et transcendantes, ce qu’elles ne sont certainement pas, qui ne dureront certainement jamais mille ans, comme les époques celtique ou médiévale.

A nous de choisir, car la France, tout comme la Bretagne, seule, ne pourra strictement rien. Le fédéralisme, lui, système véritablement sûr et juste peut tout !

Yves Penhent

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  • Ar gwir ganit!

  • Lors

    Vraiment très bien cet article.

  • Olivier

    Clovis et les mérovingiens, puis Charles le grand et ses descendants ont créer l’occident chrétien. Occident unis dans un empire puissant lutant contre les invasions nordiques et musulmanes pour créer une culture éclairant le monde.

    Luois XI n’était pas centralisateur, ni Louis XIV contrairement aux idées reçues. Louis XI n’a fait qu’achever la révolte des grands féodaux qui perdurait après la guerre de 100 ans. Louis XIV n’a agit qu’en réaction à sa jeunesse où une révolte des grands du royaumes le menaçait. Quand on regarde de plus prêt de nombreux contre-pouvoirs l’on sans cesse empêché de faire comme il le souhaitait. Voir pour cela ses nombreuses biographie. La légende du roi soleil tient pour beaucoup à l’image renvoyée de l’étranger sur ce roi.