L’Inertie: un gros problème français

Le député Jean Jacques Urvoas a interpellé la ministre de la culture « sur les langues régionales ». « Christine Albanel avait pris l’engagement devant l’assemblée nationale, le 7 mai 2008, au dépôt rapide d’un projet de loi destiné à donner « un cadre de référence » aux langues régionales, rappelle t-il. Un an s’est bientôt écoulé et ne voyant toujours rien venir, j’ai pris l’initiative de l’interpeller à ce propos, lui demandant si les contours du texte étaient désormais définis, ainsi que la date à laquelle il était susceptible d’être présenté devant le parlement. La réponse qu’elle vient de m’adresser n’est guère rassurante. Visiblement, le gouvernement est encore loin d’avoir mené à son terme le processus de réflexion préalable à l’élaboration du texte. L’a-t-il seulement entamé ? On peut en douter…Du coup, la ministre ignore évidement quand le projet de loi pourra être inscrit à l’ordre du jour des assemblées. Pas avant longtemps sans doute, car elle m’assure que les contributions des associations de promotion des langues régionales et des collectivités locales seront étudiées et exploitées, ce qui signifie qu’elles ne l’ont pas été. Il faudrait des lors s’estimer heureux si le texte voit le jour avant la fin de l’année » (Source le télégramme 26/03/2009)

Qu’avons-nous à attendre d’une pseudo légifération des langues dites « régionales » par le gouvernement français ? Rien, mis à part une place dans un musée vu que dorénavant les langues dites « régionales » font partie du patrimoine français, et l’on connaît la façon qu’a la France d’entretenir son patrimoine…

Il s’agit juste d’un coup de manche afin d’éviter de ratifier la charte européenne des langues régionales et minoritaires. Et pour ce qui est de la langue bretonne, le seul « cadre de référence » qui pourra la sauver sera une Bretagne souveraine.

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  • Fred

    Quand elle le veut vraiment la France sait prendre des mesures d’urgence. Mais aucune chance qu’elle le fasse pour un objectif aussi « accessoire » que la survie de la langue bretonne

    Des Bretons dont certains de bonne volonté mais sans ebaucoup de jugement sont en train de perdre leur temps. Ils vont se heurter au mur de l’Etat français. Nous n’avons pas 50 ans devant nous! ce qu’il faut c’est laisser la France à son inertie.