Rentañ-kont kamp Kadarn Ballon 2011 / Compte-rendu du camp Kadarn Ballon 2011

La route au but lointain*

Rendez-vous était pris en ce long week-end de l’Ascension. Les premiers participants se retrouvent, en fin de matinée, jeudi, à Lohéac, patrie maternelle de Morvan Marchal**. Puis c’est le déplacement vers la commune de Guipry pour rejoindre le site du camp de Kadarn dans un village qui dans son architecture actuelle, malgré les rajouts successifs, rappelle assez bien ce que pouvait être un village des bords de Vilaine, entre Rennes et Redon, à la fin du XIXe siècle.

Les arrivées se succèdent dans le courant de l’après-midi, avec une appropriation de l’environnement, notamment le très agréable quartier du Port de Guipry. Le vendredi voit la découverte du magnifique site de Baron, de sa digue ancestrale, de son reste de moulin à vent, de sa motte castrale démantelée par les Anglais en 1350.

Par la suite, nous faisons route vers Le Grand-Fougeray pour nous rendre sur le site de la Bataille de Jengland. Puis, c’est vers le donjon du Grand-Fougeray dit « Tour Du Guesclin » que nous nous dirigeons. Après cela, c’est au tour des restes du château-fort de Derval de recevoir notre visite. Retour vers Guipry en transitant par Messac pour récupérer à la gare les nouveaux participants. Passage devant l’ancienne résidence du Général Allard, tristement célèbre pour avoir mené, à la fin du Second conflit mondial, les rafles dites « Allard-Le Gorgeu » à l’encontre du mouvement breton. Messac, c’est aussi le lieu de la Bataille éponyme de 843, perdue par Nominoë, Erispoë et le Comte Lambert de Nantes face aux Francs emmenés par Renaud d’Herbauges. Défaite sans lendemain, car dans les jours qui suivent, lors de la Bataille de Blain, sous la conduite d’Erispoë, les Bretons anéantissent physiquement les Francs et tuent leur chef Renaud d’Herbauges. Le Comte Lambert récupère ses Terres injustement confiées par Charles le Chauve à Renaud d’Herbauges. Ces deux batailles sont annonciatrices de la Bataille de Ballon (845), en Bains-sur-Oust, et de la Bataille de Jengland, au Grand-Fougeray (851). Le samedi, nous avons eu le droit a une belle leçon sur l’histoire de la langue bretonne et un rappel sur quelques dates essentielles de l’Histoire de l’Emsav. Ces journées ont surtout été l’occasion d’échanges prometteurs, d’une analyse critique de la situation, ainsi que du partage d’espoirs et, surtout, chacun repart avec la certitude que la restauration d’un État national breton est le combat d’une vie, de plusieurs générations même : celles d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

* Du roman éponyme de C. Danio (Jeanne du Guerny)  » La route au but lointain – announ « , publié en 1927, aux Editions de la Bretagne touristique. Jeann du Guerny, nationaliste bretonne, 1892-1944, assassinée par les terroristes communistes en 1944.

** Morvan Marchal (1900-1963) est entre autres, co-fondateur de Breiz Atao (1919) ou du drapeau breton moderne « Gwenn ha Du »,…

La route au but lointain*

E-korf ar Yaou-Bask hag an dibenn-sizhun tremenet en em gavas ar gadarnourien evit o eil kamp stummañ. E Lohieg, bro c’henidik da vamm Morvan Marchal*, en em vodas ar genlodeien gentañ. War-lerc’h ez ejont da barrez Gwipri evit tizhout tachenn kamp Kadarn, en ur gêriadenn a zegas da soñj he zisaverezh ar pezh a c’helle bout ur gêriadenn eus ribloù ar Gwilen , etre Roazhon ha Redon, e dibenn an XIXvet kantved.

En em eilañ a reas an donedigezhioù e-kerzh an endervezh ha tu a voe d’an holl dizoleiñ ar c’harter plijus a zo e-tal porzh Gwipri. D’ar Gwener e voe dizoloet lec’hienn hollgaer Baron, he chaoser hendadel, dismantroù he milin-avel, he moudenn-gastell bet diskaret gant ar Saozon e 1350.

Goude-se e kemerjomp an hent betek Felgerieg-Veur evit mont da dachenn emgann Yenglenn. Da c’houde e skojomp etrezek tourell Felgerieg-Veur, graet « Tour Gwesklin » anezhañ. Hag a-benn ar fin e rejomp ur weladenn da zismantroù kastell-kreñv Derwal. Distreiñ a rejomp da gWipri dre vMezeg evit tapout ar genlodeien a-heul en ti-gar. Tremenet e voe dirak ti ar jeneral Allard, brud fall gantañ evit bout kaset da benn, e dibenn an Eil Brezel Bed, ar skrapadegoù bet savet a-enep d’an emsaverion ha graet «skrapadegoù Allard-Le Gorgeu » anezho. E Mezeg e c’hoarvezas ivez un emgann e-lec’h ma voe bet trec’het Nevenoe, Eripoe hag ar c’hont Lambert a Naoned gant an Franked renet gant Renaud a Herbauges. Ne voe ket eus un drec’hidigezh all war-lerc’h : e-kerzh emgann Blaen e voe bet trec’h ar Vretoned, renet gant Erispoe, war an Franked ha lazet o rener, Renaud a Herbauges. An daou emgann-se a ziouganas hini Ballon, e 845, hag hini Yenglenn, e 851…e 851. D’ar Sadorn e voe heuliet ur gentel a-zivout istor hor yezh, selaouet gant aked un diverradenn eus istor an Emsav ha meur a dra all. Dreist-holl e voe tu deomp eskemm war zanvez-mañ-danvez, dielfennañ stad an traoù e Breizh hag en Emsav. Stourmoù an dazont a vevo diwar hor spi hag hor goanag. Gouzout a ouzomp eo adsavidigezh ur Stad vroadel vreizhat stourm ur buhez-den, hag hini meur a rummad zoken : ar re dec’h, ar re hiziv an deiz hag ar re an amzer da zont.

Bennozh d’an holl re deuet pe sikouret da sevel ar c’hamp! Merci aux présents et à chaque personne ayant apportée son aide pour la réalisation de ce camp!

Skrivet Gant Laurent Jutel hag ar Gwenedour, bennozh dezho!


 

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  • Demat Bobby,
    Connaître son Histoire, le patrimoine Breton c’est de la formation. Discuter du sens de nôtre combat, des moyens et objectifs, c’est aussi de la formation. Essayer de saisir la justesse et la profondeur des racines du combat Breton c’est de la formation. Le magnifique cours sur la langue Bretonne et l’Emsav c’est aussi de la formation.
    Si vous avez des suggestions à faire quand au contenu vous pouvez le faire. Mieux encore venez un de ces jours à un des camps!
    Breizh araok pep tra!

  • Edouard Anast

    Boby c’est un joli prénom… Mon grand-père maternel avait un chien qui s’appelait ainsi… c’était un bâtard aux origines imprécises…

    Même quand je me promène en Bretagne de façon ludique, je ne fais pas du tourisme car je suis chez moi…

    La seule chose triste dans votre commentaire… c’est que vous trouviez du temps à perdre, c’est très touristique cela n’est-ce pas… à nous ennuyer avec votre petite phrase aux origines aussi si ce n’est plus louches que le défunt toutou de mon grand-père…

    Retourne dans ton pays! Français! Cela nous fera des vacances!

  • Boby

    Ca ressemble plus à un séjour touristique qu’à un camp de formation, c’est triste quand même.