Réunification : Adsav en résistance, cochon qui s’en dédit

Adsav l’avait dit, Adsav l’a fait !

Ce n’est pas moins d’une trentaine de militants et dirigeants qui se sont joints à l’appel du 18 juin dernier pour le soutien de l’unité et de la réunification de la Bretagne à Nantes. L’annonce de la manifestation conjointement organisée par Bretagne Réunie, le collectif d’extrême-gauche 44=BZH, Kevre Breizh et l’Agence Culturelle Morvan Lebesque à Nantes (bizarrement subventionnée par la mairie de Nantes et par la Région Pays de Loire) avait bénéficié d’une couverture médiatique molle en Bretagne.
Bilan : 3000 personnes pour la réunification, belle réussite pourtant on ne peut s’empêcher de se poser quelques questions.

D’un rassemblement pour l’unité de la Bretagne nous ne verrons pas la couleur et nous avons assisté une nouvelle fois à un meeting unitaire UDB-Breizhistance-NPA (dont les militants tractaient ouvertement, et drapeaux au vent, contre le futur aéroport nantais). Nous le savions, et nous n’en attendions pas moins des mouvements initiateurs, mais au fil de la marche, nous avons pu rencontrer un grand nombre de personnes plutôt déçues de la tournure de cette manifestation. Pris au piège dans les échauffourées devant le conseil régional des Pays de Loire, le lambda a pu partagé les jets de « peinture de l’amitié et projectiles de la fraternité » que les terroristes-amateurs du CBIL et autre SLB (2 mouvements d’extrême extrême-gauche dont Gael Roblin est l’icône, Jonathan Guillaume le héraut) avaient initialement réservés aux gendarmes mobiles.

Ainsi le manifestant sincère qui pensait marcher pour son pays, n’avait d’autre choix que de penser que la Bretagne est un projet communiste/socialiste, que la Bretagne n’a d’ailleurs jamais existé avant 1964 avec la création de l’UDB et que la langue bretonne est le vecteur de l’expression d’une pensée de gauche génétique chez les Bretons.

Pas réjouissant et on saisit immédiatement que la Festimanif de 2008 est loin derrière nous. Personne ne peut condamner le Conseil Culturel de Bretagne de ne pas se joindre et de ne pas appeler ses associations constituantes à suivre le mouvement.

Une manifestation pour rien ?

Peut-être. Mais pas si sur.
L’objectif de ce genre de manifestations tend plus à atteindre une cohésion entre les militants de la fange dure qu’à médiatiser sa revendication initiale. Le recrutement s’y fait aisément et se fonde sur les tensions de tels événements. Effet de foule oblige, les militants les plus radicaux trouvent, au sein de ces manifestations, la légitimation de leurs actes et positionnements durs. « Je suis militant, j’oeuvre pour une cause et une foule attend que je le fasse, cette foule me regarde alors je dois aller encore plus loin. »
Ces rassemblements pour la réunification sont le temps fort qui légitime l’action violente des plus radicalement politisés, actions violentes qui les mettent en avant d’un combat bien différent de celui qui est affiché. Gageons que dans leur chambre, ces morveux acnéiques affichent des posters de Mario Moretti, Renato Curcio et Alberto Franceschini et qu’ils chantent Bella Ciao, en italien pas en breton le soir avant de s’endormir en rêvant aux Brigate Rosse qui leur servent de modèle.

Réunification : Adsav en résistance, ce qui est dit, est dit. La résistance oui. La pensée d’extrême-gauche non !
Adsav entre en résistance. Cochon qui s’en dédit.

 

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