Aujourd’hui Euskadi, demain Breizh?

La force de l’indépendantisme Basque vient d’avoir un effet logique: les partis espagnols « unionistes » se rassemblent pour retarder l’inévitable indépendance.

La « droite » populaire (PP) et le Parti socialiste (PSOE) espagnols viennent en effet de conclure un accord pour un gouvernement « nationaliste espagnol » à Vitòria, la capitale du pays Basque. Les ennemis d’hier se soutiendront mutuellement pour la présidence du gouvernement (pour le PSE) et du parlement (pour le PP). Cette évolution illustre la grande victoire du nationalisme basque: faire de l’indépendance la principale ligne de partage politique du pays. S’ils en sont arrivé là, les partis espagnols peuvent se faire du soucis pour leur avenir. C’est bien entendu reculer pour mieux sauter.

Il est à parier qu’au fur et à mesure que progressera l’indépendantisme breton, nous observerons des tendances similaires sur notre sol.

Partagez sur les réseaux soxiaux !
  • Brenn

    Trist eo, ne laran ket.
    Mais cela peut se révéler stimulant à terme pour nos frères de lutte d’Euskal Herria … Espérons que l’alliance “loyaliste” ne mette pas trop à profit le temps qu’il lui est appartit pour créer les conditions objectives d’une  »normalisation » irrémédiable de l’identité Basque …
    Et les partis de ce genre sont tombés si bas que cela est fort à craindre.

  • Fred

    Triste jour, l’alliance « loyaliste » vient de prendre le pouvoir, la première fois en 30 ans que des partis Espagnols sont au pouvoir.

  • Fred

    C’est d’autant plus difficile que, comme les Flamands du Sud, le découpage administratif et électoral mis en place par la France ne permet pas aux Basques de faire entendre leur voix distincte par les urnes. Les Pyrénées Atlantiques sont pour une part Basque pour une part Occitans. la France ne laisse donc aux Basques que le cadre communal pour s’exprimer par les urnes. En Bretagne c’est ce qui nous pend au nez avec l’épéen de Damocles du « Grand Ouest » et ce que nous observons déjà dans le cadre des circonscriptions pour les élections europréennes ou de la « région Pays de Loire ». En hexagone, la division les peuples occupant un vaste espace (Occitanie) et la dilution de ceux qui sont en petit nombre (Basques, Flamands etc.) fait partie de l’arsenal habituel de domination.

  • Bernard

    Arratsaldeon,

    Ipar Euskal Herriko probintziek ez dute oraino inolako onarpen politikorik lortu, eta Atlantikoko Pirinioetako departamenduaren barne aurkitzen dira …

    (Nozvezh vat,

    Les provinces du Pays Basque Nord n’ont jusqu’à présent obtenu aucune reconnaissance politique, et se trouvent au sein du département des Pyrénées Atlantiques …)

    Trawalc’h gant Bro-C’hall !!!

  • Meriadeg

    Oui il nous faut être crédible et malheureusement ce n’est pas le cas pour de nombreux acteurs se réclamant de l’Emsav !

  • Frederig

    La France n’a pas toujours existé et elle n’a pas toujours eu une forme hexagonale. A-t-elle un avenir? Ce n’est pas a nous de répondre. Mais pour antant le monde change , et vite encore, donc il n’y a pas de raison par principe que si le peuple breton se mobilise il ne puisse pas tirer son épingle du jeu. Le vrai grand enjeu est de proposer une alternative sérieuse

    Ni optimiste ni pessimiste: réaliste!

  • gwezenn

    La Russie n’a pas besoin de ses ex-républiques ou satellites pour exister elle reste une puissance, il en va differement pour l’hexagone ou l’Espagne, et entre les deux la raie-publique des sans-cullotes et sans-papiers est incontestablement la moins à même de lâcher du lest, pas besoin de chars, sa bureaucratie, sa propagande, ses lois liberticides, ses supplétifs zélés et ses escadrons mobiles lui suffisent, rapport de force ? oui je pense que plus l’idée d’indépendance se répendra parmis le peuple et plus cet Etat fantôche se montrera perfide, autoritaire et agressif, une « révolution des oeuillets » est impensable en hexagonie.

  • Fred

    Tout est rapport de force. Pourra-t-on se permettre d’envoyer les chars? Les Etats-Unis ou d’autres puissances se sentiront-elles assez concernés? Pas forcément, tout dépendra des circonstances. Je pense qu’il fut un temps ou l’indépendance de l’Irlande, la décolonisation, l’écroulement de l’Union Soviétique, étaient impensables.

  • gwezenn

    Crédible c’est certain mais est-ce possible ? si Euskadi voit le jour, et c’est tout le bien que je souhaite au peuple basque, la Catalogne emboitera le pas, Madrid laisserait faire cela ? j’ai un doute, sans la Catalogne ( l’une des régions les plus riche d’Europe ) l’ Espagne aurait un poid économique équivalent à la Moldavie…Madrid comme Paris ont tout à perdre avec l’indépendance de leurs colonies, et il n’ont jamais laissé se concrétiser la démocratie dès lors qu’elle ne tourne pas à leurs avantages…

  • Fred

    Je ne partage pas votre avis car cette violence ne date pas d’hier et nous assistons plutôt à son reflux. C’est à mon avis un prétexte facile à exploiter pour justifier cette union mais pas la cause profonde. Enrevanche le perspective d’une indépendance est devenue crédible elle n’est plus un projet lointain.

  • Evidarvro

    Le problème basque est aujourd’hui la violence révolutionnaire, elle est le ciment qui va réunir le PP et le PSOE. Si l’eta dépose les armes cette union volera en éclats.

  • Meriadeg

    Cette union sacrée mon cher Gwezenn sera renforcée par les forces de la trahison, les nains politiques que l’on retrouvent sous la bannière du régionalisme…

  • Frederig

    Adsav est un parti neuf et nous n’en sommes donc pas encore aux alliances formelles les partis hexagonaux de l’extrème-gauche à l’extrème-droite; mais en effet nous pouvons observer dès maintenant un nombre de convergences qui ne laissent pas de doute sur l’avenir: consensus sur l’encadrement de l’enseignement du breton afin qu’il ne se développe surtout pas trop , indifférence face au remplacement des Bretons, consensus « anti-cmmunautariste » « laique » etc.

  • gwezenn

    Il ne fait aucun doute qu’ici aussi l’union entre les adversaires et ennemis politiques d’aujourd’hui serons tous – de l’extrème-gauche à l’extrème-droite, solidaires et amis face à la progression de l’indépendance bretonne demain, une sorte d' »union sacrée », cette union est d’ailleurs déjà effective sur beaucoup de sujets, les régionalistes en connaissent d’ailleurs un rayon…