Unesco: Atlas interactif des langues en danger du monde

http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?pg=00206

Article à ce sujet paru dans Ouest France du 31/03/2009:

Les petites langues de l’Ouest sont en danger
« 6 700 langues sont parlées aujourd’hui dans le monde. La moitié est en danger de disparition d’ici 2100,selon l’Unesco. C’est le cas du breton, du gallo et du normand.
L’Unesco vient de publier la troisième édition de son Atlas interactif des langues en danger du monde (www.unesco.org/culture). Les précédentes datent de 1996 et 2001. En France, toutes les langues minoritaires sont classées entre « vulnérable » ou « sérieusement en danger ». Trois de ces langues sont parlées dans l’Ouest : le normand, le gallo (proche de l’angevin) et le breton.

206 000 personnes parlaient breton en 2007, dans les quatre départements de la Bretagne administrative, soit 13 % de la population. Elles étaient 111 500 en Finistère, 43 750 en Côtes-d’Armor, 33 250 en Morbihan et 6 000 en Ille-et-Vilaine. L’Unesco retient le chiffre de 250 000, en tenant compte des expatriés et de la Loire-Atlantique. Les bretonnants représentaient 20 % de la population en 1997. Ils ne seront plus que 9 % dans huit ans et 4 % en 2043.

Aucune étude similaire n’a été réalisée pour le gallo et pour le normand, parfois considéré comme une variante dialectale du français. »

C’est la France de la diversité…trist eo.

Cian

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  • Fred

    Je constate deux choses:

    1- on ne parle jamais en Hexagone des solutions de remédier au problème de la baisse de locuteurs. Le message officiel repris par les médias est une sorte d’expression de la fatalité du genre « c’est bien triste ma bonne dame ». Sauver le Breton demanderait une vigoureuse politique linguistique: école, administration, médias etc. c’est ce que propose Adsav, c’est ce dont la France, son administration, son Education nationale etc. ne veulent surtout pas entendre parler.

    2- On fait un amalgame entre des langues de culture anciennes (le Breton) et des variantes dialectales du français. C’est pour le moins incongru mais ce n’est ni nouveau ni innocent. Cet amalgame ne vise pas a élever les dits dialectes mais bien bien a rabaisser le Breton. Dire que la dernière langue celtique du continent, qui existait avant l’apparition du français et fut le support d’une importante production culturelle en Europe est en danger aurait autrement plus de poids que de rabaisser le Breton au rang de « parler de l’Ouest ».

    Qui oserait parler du Basque comme d’un parler du Nord de l’Espagne ou assimiler Gaélique d’Ecosse et Anglo-Scot?

    Si l’on veut comparer le breton, il faut le comparer aux autres langues celtiques, et en particulier son proche cousin gallois. Et c’est alors qu’on prend la mesure de l’indigence de la politique linguistique actuelle, celle de la France, mais cela ne surprend pas, mais aussi celle de la « région Bretagne » et du « départenement de la Loire Atlantique »