War raok N°33

war raok 33

ÉDITORIAL.

Nous avons un devoir d’impertinence et d’insoumission à l’Etat colonial français.

Les Bretons sont de grands naïfs, de grands enfants, à l’image de nombreux peuples colonisés. Ils suivent béatement l’enseignement de mauvais guides, d’actionnaires du bien qui leur inculquent le poison du progressisme et qui leur font croire que toutes choses ont une valeur égale. Ils prétendent que les différences n’existent pas plus entre les hommes qu’entre les sexes, entre la gauche et la droite, que l’immigration extra-européenne ne représente aucun danger pour l’identité et la culture bretonnes, que l’installation sur le sol breton d’une civilisation venue d’ailleurs ne signifie pas la destruction programmée de l’identité bretonne et la mort du peuple breton, que les revendications indépendantistes relèvent encore du fantasme de rêveurs irresponsables, que la Bretagne ne peut avoir une vie nationale propre sans la France…

Ces erreurs, Bretons, vous les avez enseignées à votre tour à vos enfants, en rompant avec l’héritage de vos ancêtres… Ces princes qui vous gouvernent, aidés par de dociles valets, piètres domestiques au service de l’Etat occupant, ont réduit votre vie à sa dimension matérielle, à l’obsolescence et à la consomption dans les flammes du besoin car le système économique qu’ils ont mis en place repose sur le renouvellement permanent de la consommation. Bretons, mes frères, vous n’êtes plus qu’un rouage de l’économie, une force de travail au service des marchands… Bretons, vous êtes livrés aux lois impitoyables d’un système mondialiste, cosmopolite et à l’égoïsme de ceux qui le dirigent. Vous êtes soumis aux lois étrangères d’une France qui se livre depuis toujours à une politique d’assimilation forcée, et détruit tout ce qui peut vous libérer. Ces mauvais prophètes vous ont transformés en atomes humains, en bons Français dociles et disciplinés. Ce qu’ils nomment aujourd’hui démocratie n’est que le masque de l’esclavage politique, du servage économique et de l’abjection morale.

Aujourd’hui, peuple breton, tu n’as plus de patrie reconnue officiellement. Demain tu n’auras ni famille, ni identité : tu n’auras que des maîtres. Mais malheureusement tu risqueras d’aimer encore cette servitude croyant qu’elle te garantira l’aisance matérielle. Néanmoins, depuis plusieurs années, un vent de liberté se lève sur notre Nation, un vent de résistance souffle et redonne confiance à de nombreux peuples européens embastillés et privés de leurs droits nationaux. L’Europe des peuples, aux cent Nations, aux cent drapeaux se met progressivement en marche. L’Etat français n’a plus l’arrogance du passé. L’Etat français est malmené, menacé, au bord du gouffre… aux mains de nostalgiques, d’idéologues d’un autre âge, d’ambitieux et de mafieux. La France coloniale est finie. Tout ce qui ébranle son système en Bretagne est bon à prendre. Aujourd’hui nous n’avons plus besoin de la France. Il faut plutôt dire que c’est la France qui a besoin de la Bretagne, de sa vitalité et de son dynamisme économique…

Nous devons dès maintenant incarner le parti de l’engagement, du renouveau breton, véritable alternative authentiquement nationale avec un projet cohérent et une ligne politique reposant sur une base doctrinale claire. Dans notre société bretonne qui tolère et promeut toutes les violences, toutes les incivilités, qui doit combattre, depuis la perte de l’indépendance nationale, les multiples offensives destinées à éradiquer nos racines bretonnes et celtiques, notre identité spécifique et à faire de notre peuple une population sans âme, nous avons un devoir d’impertinence et d’insoumission à l’Etat colonial français. Nous devons nous adresser à ces Bretons qui ont gardé encore intacte en eux la capacité de se révolter contre l’imposture et contre l’arrogance de l’Etat français qui occupe illégalement notre patrie. Nous sommes le parti de l’intransigeance et de la radicalité. Rien ne nous est en effet plus étranger que l’esprit de compromis, de concession, de modération, autant de mots qui masquent souvent des trahisons et des capitulations. On ne réforme pas un monstre comme l’Etat français : on le combat de manière frontale. Mais radicalité ne rime pas avec violence. Cette forme de lutte nous ne la retenons pas comme moyen d’action pour l’accomplissement de nos projets car elle reconduit toutes les erreurs passées et représente une insulte faite à l’intelligence, mais nous nous reconnaissons le droit à la légitime défense. Par contre nous n’attendons rien des modérés, des conservateurs et autres régionalistes. Le Christ dans l’Ecriture ne dit-il pas qu’il vomit les tièdes ? Tous les grands bouleversements historiques n’ont-ils pas été menés à bien par des femmes et des hommes ne renonçant à rien parce que croyant à leur idéal ? Nous devons être prêts à renouer avec cette vocation millénaire à la grandeur et au prestige. Face à un ensemble de menaces, à une société déstructurée, déracinée, il est temps que le peuple breton se mobilise en rejetant les faux débats, en refusant les anathèmes et en affirmant une volonté, une détermination politique, politique ambitieuse de renouveau national et républicain. Nous vivons l’époque de l’absurde et du néant…

Certes, mais ne soyons pas défaitistes, laissons les pessimistes et autres tièdes longer les murs et déserter. Ces pleutres seront toujours absents des grands bouleversements. Sans volonté, sans courage, sans détermination et expression forte, sans reconquête de notre espace politique, la Bretagne risque de connaître, tout comme l’Europe, des jours cruels. Notre rôle est de maintenir et de transmettre à la jeunesse bretonne notre héritage national et européen. Faisons lever une moisson d’espérance aux couleurs du nationalisme breton. Ayons une mentalité offensive confortée par le fait que les évènements nous donneront de plus en plus raison. La ligne de front est désormais clairement dessinée. Entre ceux qui se battent pour l’émancipation du peuple breton, pour la sauvegarde de son identité ethnique et ceux qui veulent les détruire : nous avons choisi notre camp.

Demain, construisons cette Bretagne libre, cette Bretagne heureuse, cette Bretagne fière qui reprendra sa place de Nation dans l’Europe nouvelle à venir.

J’espère que ce modeste message fécondera le futur.

Bevet Breizh dizalc’h.

War Raok

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    contact@adsav.org

  • Lukk22

    à Ronan Legall, suite à mon message du 17.10.
    J’ai assisté a « l’adsav tour » à Rennes, une certaine Marie devait me recontacter pour une réunion à Morieux depuis pas de nouvelles d’adsav, donc mon commentaire « y-a-t-il encore un « vivant » à adsav ».
    merci de votre réponse sur mon email car je suis un Breton convaincu ( en 1 seul mot).

  • Meriadeg

    Ar Bed Keltiek ayant fermé il n’y a plus de dépôt sur Kemper. Le plus près 3 dépôts sur Lorient.
    Le fonctionnement de la revue privilégie l’abonnement. (voir le site).
    A galon vat.

  • nouveau quimpérois

    Très bien, je vous remercie, je vais voir ça alors!

  • le dépôt de Kemper à fermé ses portes il y a un an. je ne crois pas qu’il y ait d’autres endroits sur Kemper où le trouver.
    Renseignez vous sur le site de war raok

  • nouveau quimpérois

    Bonjour,
    j’aimerais savoir s’il est possible d’acheter WAR RAOK quelque part à Quimper, ou est-ce uniquement par correspondance?
    Je vous remercie d’avance.

  • quelles sont vos demandes?? nous n’avons rien reçu de votre part il me semble…

  • Lukk22

    Y a t-il encore un « vivant » à adsav pour répondre à mes demandes?

  • Lukk22

    Y a t-il encore un « vivant » à adsav pour répondre à mes demandes?

  • bzh

    Un message poignant, touchant.
    Un message qui devrait nous pousser a nous bouger et intensifier la lutte.
    Notre combat est noble, nous le devons a notre patrie. Bevet breizh dieub!!