Licenciements à Cummins filtration : les Bretons doivent se serrer les coudes

Après avoir supprimé 150 intérimaires depuis le début Octobre 2008, la société Cummins filtration, leader dans son domaine des technologies de filtration, vient d’annoncer une nouvelle vague de licenciements et de reclassements. Au programme, ce sont 85 suppressions de poste, 27 reclassements internes sur le site de Kemper/Quimper, et 20 reclassements le site de redistribution situé en Flandre ; sans oublier les conséquences sur au moins 26 emplois dans des entreprises sous-traitantes des bassins d’emploi quimpérois et lorientais.La raison avancée ? Il n’y aurait plus assez de travail. Si le travail manque, comment expliquer que les salariés soient « invités » à travailler le samedi pour faire des semaines de 47h et l’équipe du week-end conviée à produire le lundi de pâques ? La crise a bon dos ! Pour Adsav, le parti du peuple breton il est évident que la nouvelle direction de Cummins Filtration cherche surtout à faire des économies sur le dos des salariés. Et même des économies de bout de chandelle puisqu’elle vient de se séparer de ses femmes de ménage, et a introduit d’autres économies du même style pour un gain de seulement 6000€.

Dans le même temps, le site de Kemper/Quimper aurait transféré 20 millions d’euros à sa maison mère, et 20 cadres se seraient partagés la coquette somme de 640000€ de primes en 2008, soit une augmentation de 33%. Le directeur, Mr Jean-René Mouttet aurait même eu l’indélicatesse extrême de se faire livrer sur le site une nouvelle voiture de fonction coûtant 38000€…

Doit-on le rappeler Cummins filtration est une entreprise Nord-Américaine et sa direction n’est pas bretonne. Les pratiques que nous venons de décrire tranchent avec la discrétion de nombreux artisans, entrepreneurs et salariés Bretons qui luttent pour la survie de leurs projets et de leurs emplois. Elles illustrent bien les effets tragiques, particulièrement en temps de crise, des dérives « coloniales » dont souffre l’économie bretonne.

Sociétés sans attaches aucunes avec la Bretagne, cadres venus de loin et qui traitent leur personnel de haut, priorités des pouvoirs français qui sont ailleurs, lourdeurs du droit du travail, de la fiscalité et de l’administration française qui transforment les salariés en « variable d’ajustement ». Voilà toutes les causes de ces dérives ! En temps de crise, on voit plus que jamais que la force de la Bretagne réside dans les PME issues du terreau breton et qui se sentent davantage responsables vis-à-vis de leur personnel. Adsav, le parti du peuple breton, invite nos compatriotes à en tirer les conséquences et se serrer les coudes.

Pour le Bureau politique,
Ronan Le Gall, Vice-président d’Adsav (PPB)

Partagez sur les réseaux soxiaux !