Cummins filtration: l’État français, ça sert à quoi ?

Adsav! le parti du peuple breton, a suivi de près la réception des représentants des salariés de Cummins filtration par le préfet du Finistère, le vendredi 3 avril. Face à une situation de crise, force est de constater, qu’une fois de plus, les Bretons n’ont rien à attendre de l’État français.

Sans doute peu sûr de « ses » Bretons, M. Mailhos a tenu à rassurer les délégués du personnel qu’ils ne devaient pas être inquiets pour l’avenir du site. Un site sans eux? Car ce que le le préfet du Finistère omît de préciser c’est que ce sont au total près de 250 personnes qui ont été ou sont touchées par une perte d’emploi. C’est à dire pratiquement 50% de l’effectif total du site de Kemper/Quimper, en comptant les intérimaires et les sous-traitants. Le préfet se fit aussi expert industriel lorsqu’il affirma avoir remarqué une baisse de production à l’occasion de sa visite sur le site, il y a maintenant deux mois. Étrange affirmation alors que les produits « phares » de l’entreprise se vendent bien et qu’en ce moment-même l’usine tourne au maximum de sa capacité de production. Tellement bien que l’on demande aux salariés de faire des semaines de 47 heures ! Alors pourquoi cette affirmation gratuite, pour mieux « faire passer la pilule » d’une décision acceptée en haut lieu?

Le haut fonctionnaire déclara également suivre de près le calendrier et la légalité des licenciements sans rien pouvoir faire d’autre. Adsav, le parti du peuple breton, ne manquera pas de le lui rappeler. Cette attitude facile, qui tient un peu de Ponce Pilate, confirme que l’État français n’a pas l’intention d’appliquer sa propre circulaire N°2008/19 du 25 novembre 2008 relative au chômage partiel et à la prévention des licenciements. En effet ce document prévoit des aides aux entreprises afin d’éviter justement les licenciements secs. Si l’activité baisse pourquoi ne pas aider l’entreprise?

La réaction du préfet nous prouve une fois de plus que l’État français palabre mais n’a aucune intention ou capacité de mettre en place une vraie politique de sauvetage des emplois Bretons. Les priorités sont ailleurs, et se résument à deux objectifs principaux: le racket fiscal pour continuer de dilapider notre argent et le contrôle des Bretons pour s’assurer qu’ils restent à leur place.

Pour le Kuzul Meur, Ronan Le Gall, Vice-Président d’Adsav(PPB)

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  • Pierre Guillemot

    Il faut empêcher la dévitalisation de nos entreprises bretonnes, pour éviter quelles ne soient rachetées par des multinationales. Les solutions existent : défiscalisation, baisse des prélèvements sociaux obligatoires (il suffit de jeter un œil sur une fiche de paie pour s’apercevoir du coût exorbitant de solidarités qui n’en sont pas) et pourquoi pas nationalisation (temporaire) lorsque une entreprise est dans une passe difficile et puis innover sur le plan des relations entrepreneurs et salariés. Innover ou plus exactement revenir à un dialogue social fondamentalement breton, c’est à dire sans fracture obligatoire entre les catégorie socioprofessionnelles. Les multinationales, si nous les laissons faire vont recréer l’esclavage. C’est le travailleur qui doit être au centre de l’entreprise et non pas l’actionnaire. L’indépendance nationale bretonne est la condition nécessaire à la mise en place de cette politique de sauvetage. Si nous parvenons à nous libérer de la tutelle de l’Etat français, alors seulement nous pourrons voler plus haut, plus loin.

  • gwezenn

    En l’occurence il ne sert à rien, dans le monde actuel la logique capitaliste l’emporte sur la logique étatique, en Bretagne nous n’avons rien à attendre de Prefets et autres supplétifs d’un Etat centralisé baignant dans une logique capitaliste ultra-libérale et puis le président français l’a dit lui-même :  » il n’en a rien à foutre des bretons « , sauf bien sûr quand il s’agit de collecter leurs impôts et autres taxes.