La Grèce explose sous nos yeux, au nom d’un dogme [màj]

Nigel Farage (Kannad Saoz er parlamant Europaat/ Parlementaire Anglais) :
« Ho bolitikerezhioù deoc’h c’hwi o d’eus kaset bro C’hres war-zu ar reveulzi ha n’o p’eus gwelet mann ebet c’hoazh! »
« Vos politiques ont conduit la Grèce vers la révolution et vous n’avez encore rien vu »

Environ 100.000 personnes, selon la police, ont participé dimanche à des manifestations en Grèce, émaillées d’incidents entre policiers et groupes de manifestants alors que des bâtiments et des magasins étaient saccagés ou en flammes à Athènes, a constaté l’AFP.


100.000 manifestants en Grèce contre les mesures… par BFMTV

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  • Alberto Da Giussano

    Vu de Milan, leçons grecques – Épilogue (επι λογος) :

    Il y a en résumé dans le passé récent de l’Italie (la République Italienne postfasciste) le futur probable de l’UE.
    Les instances européennes (et en filagramme celles mondialistes) qui se savent (se croient ?) les seules véritablement constituées et opérantes prévoient à ce que j’en sais de renforcer à terme ‘’l’intégration’’ européenne (voir globale) pour dépasser les crises locales.
    Pour vous donner un exemple concret de ce que cela donnera : j’ai entendu récemment sur un de vos merdias ouvertement mondialistes et immigrationnistes (France-info) -mais en Italie rassurez-vous … ce n’est guère mieux- un reportage sur la situation des ‘’jeunes’’ d’une île grecque à qui ils ne resteraient plus que le désir et la possibilité d’émigrer en masse vers l’Europe de l’ouest (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie du nord, France) pour avoir un avenir …
    Nous sommes exactement dans le même processus (mot qui n’existe pas en grec) que celui qui suivi l’unification italienne.
    Après quelques vagues de révoltes sporadiques et désorganisées (– http://www.youtube.com/watch?v=26PXOVLM-4k -) tenant plus du banditisme que d’un mouvement politique ; l’Italie du sud passa du statut de royaume (celui des Deux-Siciles sous une branche des Bourbons) à celui de dépendance à la remorque d’une Italie unitaire et jacobine.
    Avec comme corolaire une passivité et une dépendance économique chronique et une émigration massive vers mon pays l’Italie du nord, et vers le reste de l’Europe.
    C’est donc ce que semble préconiser l’UE pour parfaire son processus ‘’d’intégration’’.
    Sauf si les forces centrifuges de la fuite en avant mondialiste ne viennent à se briser sur le mur de leurs propres contradictions et chimères.
    Dans ce cas (que j’espère voir de mon vivant) ne pas s’illusionner : cela risque d’être assez Wagnérien …
    En attendant le fossé nord / sud n’a cessé de s’accroitre en Italie comme il l’a fait entre l’Allemagne et la Grèce.
    La mise en place de l’Euro n’ayant fait qu’occulter, différer et … amplifier le problème.

    En attendant pour moi et les miens ; il più importante é questo : http://www.youtube.com/watch?v=amJQ08PsF1I

    Un italien du nord, adhérent de la Lega Nord estero.

  • Alberto Da Giussano

    Vu de Milan, leçons grecques – Corpus :

    Il fut un temps envisagé dans le programme de la Lega Nord d’abandonner cette chère et pauvre Lire Italienne pour la remplacer par une ‘’Lire Padane’’ et une ‘’Lire Deux-Sicilienne’’.
    Dans ce cas il est quasi certain que la première n’aurait pas eu grand-chose à envier au Franc Suisse et aurait permis – cerise sur le gâteau ! – de moucher vertement l’arrogante condescendance des ‘’élites de la finance globale’’ appartenant aux hautes bourgeoisies cosmopolites françaises, britanniques, … et même italiennes.
    Et que la seconde, après des débuts certes chaotiques, aurait certainement été finalement bénéfique au retour de l’Italie du sud vers le réalisme économique (avant son intégration à l’Italie unitaire, le trésor du Royaume des Deux-Siciles était très conséquent, son ‘’budget’’ moins mauvais et le pays n’était pas encore la ‘’terre amère’’ d’émigration massive qu’elle est devenue par la suite).

  • Alberto Da Giussano

    Vu de Milan, leçons grecques – Prologue (προ λóγος) :

    Pour s’aérer un peu l’esprit de tous ces problèmes d’économie sans quitter de trop le sujet, partons depuis la mer Égée et après avoir passé le canal de Corinthe traversons le détroit d’Otrante (sans remonter vers le nord, l’Adriatique n’ayant jamais trop attiré les Grecs) puis toujours à travers la mer Ionienne voguons vers la lointaine mer Tyrrhénienne … en priant les Dieux de nous épargner Charybde et Scylla.
    De la Grèce au sud de l’Italie nous avons le même genre de parenté que de la Bretagne à la Cornouailles par exemple.
    N’y eut-il pas d’ailleurs une ‘’Grande-Grèce’’ (l’Italie du sud de l’Antiquité) sur l’autre rive de la mer Ionienne … comme il y a une Grande-Bretagne sur l’autre rive de la Manche ?
    (Tout étant relatif par ailleurs ; la mer Ionienne n’étant pas très comparable au Chanel évidemment).
    Pour en revenir à la continuité historique et au sujet il n’y a qu’un pas à faire en comparant la CE à … l’Italie :
    C’est l’incompatibilité économique et culturelle entre l’Italie du sud et celle du nord qui mène l’Italie à de graves déséquilibres tant qu’elle est considérée et gérée comme un tout indifférencié.
    Que l’UE tombe dans la même ornière … c’était dans l’ordre des choses.

    * La haute antiquité ; la Grande Grèce de 750 av. J.C. environ (premier comptoir Grecque sur l’île d’Ischia) à la conquête Romaine (chute de Tarente en 272 av. J. C.) a été l’âge d’or du sud de l’Italie et de la Sicile (Sicile où le monde grecque atteignis les limites de son apogée).
    Il est stupéfiant de découvrir que jusqu’à ces derniers temps des dialectes Grecques -pleins d’archaïsmes- ont été parlés dans certaines zones (très circonscrites) de Calabre et des Pouilles (- http://www.rootsworld.com/griko/ -).
    Continuité de la Grande Grèce et incroyable persistance des affinités culturelles.