Oui, nous sommes communautaristes Monsieur le Président!

En ces temps d’incertitudes pour l’UMP, Nicolas Sarkozy est reparti sur les mêmes thèmes qu’il y a 5 ans pour ce début de campagne, ceux du Front National. Thèmes qui lui avaient d’ailleurs été favorables à l’époque, quand la finance internationale avait réussi le hold-up parfait sur les classes populaires françaises écervelées avec trois mots sur l’immigration et la promesse que le libéralisme conduirait les smicards vers l’Eldorado. On connait la suite.

Ainsi à Marseille, pour son premier grand meeting en tant que candidat, il a voulu rassuré l’assistance, bien fournie en drapeaux BBR pour l’occasion, sur sa capacité à ressortir de la « nation française » et de l’ «unité républicaine » autant que faire se peut. De même, il s’en est pris à la charte des langues régionales en considérant celle-ci comme un danger pour l’histoire « nationale » de France et pour sa tradition républicaine. « C’est le communautarisme qui est au bout du chemin », ajouta-t-il avant de marquer sa volonté de s’opposer à « toute dérive communautariste parce que cette dérive ruinerait des siècles d’efforts et de sacrifices pour nous construire un État, une Nation, une République dont nous pouvons être fiers et dont nous tirons notre force et notre intelligence collective ».

A travers ces quelques paroles, nous pouvons apercevoir à quel point le navire France est proche du naufrage. L’État tente de se rassurer lui-même en reprenant tous les poncifs du jacobinisme, drapés de bleu blanc rouge.  Mais personne n’y croit plus Monsieur le Président. Votre État est en faillite, enfoncé dans une crise provoquée par vos amis et noyé sous une démographie qui va changer à jamais son image.

Et pour ne rien arranger, nous aussi, nationalistes bretons, sommes communautaristes et nous ne voulons plus rien avoir à faire avec vous et votre république. Quant à la force, les bretons de Conlie et ceux de la première guerre mondiale morts pour un pays qui leur était étranger ont déjà payé plus que nécessaire. De même pour la contribution à l’ «intelligence collective » avec le pillage des cerveaux bretons organisé par Paris pour maintenir la Bretagne en situation de province dépendante depuis longtemps déjà. Sachant qu’en seul remerciement, vous n’êtes même pas capable de reconnaître légalement le statut de la langue bretonne sur le territoire breton, ne comptez pas sur nous pour participer d’avantage à votre formidable aventure républicaine métisseuse et franchouillarde. De Gaulle, Yannick Noah et autres Jamel Debouzze, nous vous les laissons volontiers!

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  • bzh

    faut bien y croire un peu, sinon c’est compliqué.
    Allez OPPOSTA FAZIONE, même si ce n’est pas facile, et que les temps ne s’y prête pas, un peu d’optimisme.
    bevet Breizh

  • Breutaer

    @Opposta Fazione,
    « Les « gens » au sens général n’ont aucune conscience ni aucun idéal. »

    Ils ont des idéaux, mais tant qu’on n’aura pas accès aux médias, ce sera difficile de créer un grand mouvement d’opinion et de polariser les gens pour ou contre la Bretagne, pour ou contre l’immigration, etc. Actuellement, il n’y a pas de libre débat.

    « On peut tracter tous les deux jours aux quatre coins du pays, le résultat ne sera pas bien encourageant. »

    C’est quand même utile que ceux qui ont un point de vue nationaliste breton sachent qu’ils ne sont pas complètement seuls. Ça permettra peut-être de relancer le mouvement par la suite.

    « Les bretons, et l’occidental moyen en général, ne raisonne pas en terme de conviction, d’identité ou d’idéal, mais uniquement en terme de sécurité. »

    Pas d’accord ! Les gens ne pensent pas qu’à leur estomac et à leur sécurité. C’est risible, mais beaucoup de gens seraient capables de risquer leur vie pour sauver un chien de la noyade. Par contre, ils ne font pas le nécessaire pour sauver les peuples européens de la disparition.

    C’est surtout une question de conformisme. Les gens sont prêts à se sacrifier pour une grande cause, mais ils ont besoin de l’approbation de leurs semblables. Les être humains sont faits comme ça.

    Or actuellement, c’est la télé et les journaux qui tiennent lieu d’opinion publique. Les médias s’opposent à l’identité bretonne et à tous les idéaux européens. Et ils nous fourguent des idéaux de substitution: immigrationnisme, métissage, etc.

  • Opposta Fazione

    Les « gens » au sens général n’ont aucune conscience ni aucun idéal. Les sondages français en sont un parfait exemple : La popularité d’un candidat, et à travers lui, la popularité d’un courant de pensée, monte et descend au grès des émissions politiques, des petites phrases ou de la vie privée du dit candidat. Et pour cause, Il n’y a pas de « courant de pensée », justement. Tout est bercé dans ce mélange de libéralisme et de social-démocratie (qui n’a rien de social au passage). Et le peuple qui vote n’a pas plus de conviction que ses élites. Il fonctionne de la même manière, à l’intérêt.

    Ce constat s’applique également pour la politique bretonne, donc pour nous. On peut tracter tous les deux jours aux quatre coins du pays, le résultat ne sera pas bien encourageant. Ceux qui tractent ou collent régulièrement ici savent de quoi je parle. Certe sur le moment, vous trouverez des gens intéressés, contents de voir que certains se bougent encore pour des causes nobles ignorées par la masse. Mais par la suite, combien franchissent le pas et nous rejoignent?

    La véritable question, avant d’aller convaincre le lambda dans son village, serait de réunir déjà tous les convaincus et anciens convaincus du nationalisme breton, ceux passés par ou autour d’Adsav à un moment ou à un autre. Et vous savez qu’il y en a. En clair, reformer une élite compacte avant de s’atteler à prêcher auprès des bretons de base, qui ne viendront dans notre camp que lorsque nous incarnerons un bloc crédible et puissant, soit une vraie alternative à l’Etat français. L’exemple italien de la Casapound est dans ce cas un bon exemple à suivre. Les bretons, et l’occidental moyen en général, ne raisonne pas en terme de conviction, d’identité ou d’idéal, mais uniquement en terme de sécurité. A nous d’être prêt quand l’Etat français et ses politiciens ne pourront plus rien lui garantir.

  • bzh

    Pourtant pas mal de gens autour de moi semble plus qu’interessé pour la bretagne libre, ils n’osent pas franchir le pas. Sur, ce n’est pas evident, a nous de travailler la com, les programmes marche plutot bien, propres et serieux, j’en ai distribué quelques uns la plupart sont loin d’etre insensibles.
    Je pense que c’est necessaire que tout le monde travail le relationnel.
    Enfin je dis ca..

  • Dao ha dao!

    Le fameux réduit Breton encore une fois… Le rempart des Bretons contre les ennemis de le france… Ceux-là même qui nous affichent le mépris le plus impitoyable viendront se réfugier dans notre patrie la faisant par la même mourir un peu plus par la francisation. De bien grandes épreuves attendent Breizh et son peuple!

  • audiophile

    Lorsque la France s’effondrera et sombrera dans une guerre civile épouvantable, il ne fait nul doute qu’un certain nombre de Français viendrons se « réfugier » en Bretagne

  • bzh

    Multiplions les actions. Faisons des tracts avec dessus ecrit ce que pense « nos élites » des bretons. Ca fera peut être réagir certains.

  • La France coloniale doit être dénoncée et combattue.
    Vive l’indépendance.

  • L’af-rance n’est plus que l’ombre d’elle-même devenue colonie de ses anciennes colonies. L’éclatement de l’homme malade de l’Europe n’est désormais plus qu’une question de temps car les nombreuses sécessions intérieures ou « communautarisme » ne font que s’accentuer chaque jour un peu plus. Les gesticulations de la pseudo élite française n’y changeront rien. Face à ce constat il est évident que les Bretons doivent se communautariser et retrouver vite les liens de la fraternité ethnique s’ils ne veulent pas être noyés par le maelström.
    Skoaz-ha-skoaz e vezo trec’het pe skoaz-ha-skoaz e vezimp brevet!
    Ensemble nous vaincrons ou ensemble nous périrons!