Coup de gueule

Hier la crise, sauvegarde de la finance. Aujourd’hui la Grèce, Italie et consorts, où l’on parachute des hommes soi-disant spécialistes de la finance – les mêmes qui en 2008 on fait plonger les États dans la crise – sans que personne ne s’étonne que ces hommes soient mis en place sans consultation des peuples. Ils protègent l’État voyou pour sauver l’Europe, mais quelle Europe ? Et nous, qui viendra nous soutenir, nous aider ?

Combien de temps, Bretons, allons-nous continuer à être attirés par ce miroir aux alouettes qu’est l’État français ? Il n’y a pas de bouc-émissaire à chercher, nous sommes les seuls à pouvoir changer notre quotidien. Pour cela, nous devons être maîtres en notre demeure et cesser de croire que notre destin est inextricablement lié au reste de la planète. Et si on nous laissait le choix ? Et si l’ensemble de nos impôts profitait aux Bretons et non à la gloire et la grandeur parisienne et ses banlieues ? À écouter les défenseurs de l’Hexagone et leur méthode Coué, « dormez tranquille on veille », nous sommes comme hypnotisé. Nous avons laissé derrière nous le réflexe de réfléchir et d’agir, comme ces moutons qui se suivent pour sauter dans le vide. Alors, réveillons-nous avant qu’il soit trop tard ! À les écouter, rien de nouveau à l’Ouest. En effet, on agit toujours à court terme, comme pour l’emploi, le bétonnage de nos côtes ou encore les transferts de populations.

Concernant l’emploi, on embauche du personnel non-qualifié et maintenant même des « sans-papiers » (clandestins), comme avec le scandale de la Cooperl. Tout cela, bien sûr, dans le but de faire pression sur les bas salaires et donc le pouvoir d’achat (bâtiment, secteur agro-alimentaire, etc…).

Le bétonnage de nos côtes s’accélère malgré la loi littorale, et cela pour accueillir le « néo-tourisme » de la Breizh Riviera où les prix des logements locatifs ou à l’achat ont explosé, obligeant les locaux et leurs enfants à s’exiler ; où les classes d’écoles et les commerces ferment sans que nos élus s’en émeuvent. Il en va de même dans les terres où nos jeunes agriculteurs sont obligés de quitter le territoire pour trouver de la terre agricole à un prix respectable parce que, chez eux, les promoteurs s’abattent sur les terres pour y construire des logements qui resteront vides les trois quarts de l’année.  De la même façon se poursuivent les transferts de populations entre l’Ile-de-France et la Bretagne. Les populations vieillissent sur nos côtes du fait de l’arrivée des retraités parisiens, ce qui est certes très bon pour leur santé mais beaucoup moins pour celle des populations locales qui ne peuvent plus accéder à la propriété. En parallèle, la main d’œuvre peu qualifiée s’installe dans les terres et verrouille les logements sociaux avec l’aide des élus départementaux et régionaux. Cet apport démographique ne pèse pas seulement sur l’emploi et l’immobilier mais également sur notre culture qui devient de fait un folklore à tourisme (Bigoudènes, galettes saucisses, chouchen, …), la musique bretonne se transforme en world music et les Bretons en citoyens du monde.

Vous avez raison, messieurs les censeurs, mais notre Bretagne veut vivre et travailler au pays. À ceux qui nous diront de ne pas aller sur ce terrain-là et rester dans le politiquement correct, nous disons « Non ! Ça Suffit ! ». Levons la tête et aidons les nôtres ! Faisons barrière à la mondialisation, qu’elle soit monétaire, humaine ou culturelle. La Bretagne a été ouverte sur le monde et le restera pour autant elle n’a besoin que d’elle-même et des siens pour vivre son avenir et son développement parce qu’elle a son histoire millénaire et qu’elle a été une grande puissance. Nous n’avons rien à envier au reste du monde.

Nous voulons juste être libres de nos fait et gestes.

Pro-européens, mais tournés vers une Europe des peuples dans laquelle ces derniers peuvent disposer d’eux-mêmes, une Europe sociale et syndicale mais sans l’absurde lutte des classes, une Europe où l’homme est maître de sa destinée et non un simple outil.

Nous voulons avoir le choix de notre langue, celle de notre peuple historique, pas celle qui nous à été imposée depuis un peu plus d’un siècle.

La Bretagne est une nation avec un peuple, une langue, une culture. Nous refuserons toujours qu’un État quel qu’il soit nous impose l’oubli de tout cela au profit d’un melting-pot, d’un brassage de populations toujours plus rapides. Nous le redisons haut et fort : prenons notre destin en main, ne nous laissons pas entraîner sur des chemins qui mènent à notre perte, restons fidèles à nous-mêmes !

ADSAV ! Le Parti du Peuple Breton!

Pour une Bretagne forte, libre et européenne.

Pour que les Bretons vivent et travaillent en Bretagne.

Pour que la Bretagne retrouve sa puissance maritime (développement de ses ports de commerce) et qu’elle se tourne de nouveau vers l’océan.

Pour une agriculture raisonnée et responsable.

Pour une Bretagne toujours à la pointe des hautes technologies (agro-alimentaire, multimédia, télécom, énergies renouvelables…).

Pour le Breton comme langue officielle.

Pour la défense d’une histoire et d’une culture millénaires.

Bretons, rejoignez-nous ! C’est ensemble que nous retrouverons la maîtrise de notre identité, de notre dignité et de notre destin.

Breizh Atao ! Bevet Breizh, Bevet Europa !

 

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