War raok N°35

WAR RAOK N° 35 EST PARU.

EDITORIAL.

Bretons, vous avez changé de Maître… mais vous ne vous êtes
pas libérés des chaînes qui vous entravent !

Je m’étais promis de ne pas évoquer le résultat de l’élection présidentielle française. Et ce, pour vous entretenir des dangers qui menacent de plus en plus l’Europe, de l’immigration de substitution, cette invasion « pacifique » qui met en péril notre identité bretonne, de la défense de nos valeurs, de notre mode civilisationnel, de la crise, de la confiscation de la démocratie par une certaine élite, ou encore de la violence et de l’insécurité qui ne cessent de s’accroître en Bretagne…
Malheureusement je ne peux pas passer sous silence cette élection dont le résultat induit des ombres nouvelles de nature à compromettre encore plus gravement le devenir de la Bretagne. Les Français ont voté, les Bretons également en manifestant un « désir de changement », avancent certains qui omettent de préciser que ce « désir de changement » contient une forte demande nationaliste bretonne. En effet si les Bretons ont changé de Maître, ils ne se sont pas libérés des chaînes qui les entravent et qui les privent d’une vie nationale propre. La colonisation que le peuple breton subit depuis des siècles a fait d’énormes dégâts, même si les Bretons sont fiers de leur identité, de leur différence, de leur culture…et sont de plus en plus réceptifs à l’idée d’une certaine autonomie politique. Mais c’est sans compter sur l’efficacité des rouages de l’Etat français, sur le rôle de son administration, véritable rouleau compresseur, qui formate esprits et consciences comme savent si bien le faire les Etats totalitaires.
« Etes-vous Bretons ? Les Français commandent ». Mirabeau, discours à l’Assemblée Constituante, 9 janvier 1790. Avec ce nouveau gouvernement français, encore plus jacobin que le précédent, héritier des pires dogmes socialistes, nommant immédiatement comme premier ministre Jean-Marc Ayrault, froid idéologue, maire depuis 23 ans de la plus grande ville de Bretagne, Nantes, non Breton, hostile à la réunification de la nation bretonne… c’est en fait un personnage politiquement dangereux et viscéralement anti-breton aux prises de positions et aux comportements parfois à la limite du fanatisme, que l’Etat français nous impose. La Bretagne doit redouter cet homme présenté, de façon malhonnête, comme un réformateur modéré et qui est en réalité un socialiste sectaire au sens très particulier de la démocratie. « On se plait à considérer le socialisme comme une utopie, c’est une erreur : ce qu’on peut considérer comme une utopie c’est le bonheur qu’il procurerait à l’humanité ». René de la Tour du Pin. Que dire, que penser de nos pauvres harkis bretons qui ont appelé à voter pour le candidat socialiste français ? Avez-vous entendu le leader du groupe musical « breton » Tri Yann se réjouir publiquement de l’arrivée à Matignon d’un probable disciple de Carrier, le bourreau de Nantes ? Pitoyable ! L’histoire traînera leurs noms dans la fange et je leur dédie cette superbe phrase du poète Arnulf Overland « le peuple que tu as trahi, il oubliera jusqu’à ton nom ».
Enfin pour conclure et au risque de me répéter je vous livre ces quelques phrases extraites de la brochure « A-Zehou, Etre de droite, le point de vue breton », phrases qui risquent bien d’être d’actualité dans les mois et années à venir : (…) « Etre de gauche c’est aimer les systèmes et les idéologies, c’est mépriser le bon sens au profit d’une pensée tortueuse et se parer de la vertu pour défendre l’erreur. C’est encore défendre les miasmes d’une idéologie matrice du totalitarisme, un prosélytisme universaliste, véritable imposture, absurdité idéologique et pur produit d’un intellectualisme issu de cette bourgeoisie dite « nouvelle gauche » aux pulsions autodestructrices envers son propre peuple et ses générations futures et qui est coupable d’avoir démobilisé toute une frange de la jeunesse militante. (…) La gauche se caractérise par les émotions, la jalousie, la pitié, l’indignation, les mensonges, la démagogie, la colère… et la violence. Elle veut un monde meilleur et est à la recherche d’utopies mobilisatrices. Elle est capable de toutes les manipulations et ainsi mener les masses aux pires catastrophes. (…) En voulant mettre en œuvre un égalitarisme total, cette utopie égalitaire qui conduit toujours au goulag, un collectivisme outrancier, en misant exclusivement sur la redistribution des revenus et la multiplication des prestations d’assistance, en pénalisant toujours plus le travail par des impôts et des charges sans cesse plus lourds, en donnant de facto une priorité aux étrangers en menant un combat obsessionnel contre un racisme qui souvent n’existe pas… la gauche s’est progressivement coupée du peuple et a perdu toute légitimité avec ses logorrhées divagatrices… ».
Voilà ce que vous pouvez attendre, Bretons, de ce gouvernement socialiste français. C’est en fait la longue marche des soixante-huitards vieillissants, l’arrivée de jeunes loups de la pensée unique et nouveaux gardes rouges de l’hégémonie culturelle. La Bretagne est en danger, mais ce n’est pas nouveau. Alors c’est à nous militants nationalistes bretons de convaincre notre peuple, de lui faire admettre, avec des arguments politiques cohérents, que sa destinée ne doit plus rester entre les mains de la France et qu’il doit au plus vite s’émanciper… C’est ainsi que nous mettrons à bas le colonialisme français.

Padrig MONTAUZIER.

war raok 35

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  • Les bretons redeviendront maîtres de leur destin quand ils comprendront la nécessité royale pour la France.

    René de la Tour du Pin (que vous citez dans l’article) était viscéralement royaliste, tout comme Maurras : ils fondaient dans le Roi l’espérance d’une réelle décentralisation politique, économique et sociale, notamment par la mise en place progressivement d’une réelle autonomie régionale.

    Relisez Job de Roincé : historien breton, il était royaliste !

    Ne vous trompez pas d’ennemi : la France républicaine, jacobine et a fortiori socialiste est à dénoncer, évidemment. Mais la Nation Française ne saurait se résumer à celà !

    N’oubliez pas le combat chouan : Cadoudal, Jean Jan ou Claude Lorcy voyait dans le Roi de France le respect de leurs libertés régionales !

  • Charles Ar Rouz

    Je suis en accord avec votre propos et le morceau extrait de A-Zehou que vous y incluez. Mais de quels moyens disposons-nous pour convaincre notre peuple ? Comment pouvons-nous faire porter notre voix par-dessus celle de ceux qui corrompent notre identité ?

  • Broadelour

    « en donnant de facto une priorité aux étrangers, en menant un combat obsessionnel contre un racisme qui souvent n’existe pas » ; le racisme des colonisateurs (aujourd’hui les français d’à côté et d’ailleurs) lui, a toujours existé (c’est la loi du plus fort, du fait accompli).

  • Mikaël Kelt

    La France, censée montrer l’exemple en matière des Droits de l’Homme, n’a pas hésité une seconde à massacrer notre culture et nos traditions.
    On autorise la langue arabe dans les services publics mais la langue bretonne, elle, est quasi inexistante.
    Il est plus que temps que nous sortions de cette merde « démocratique » et que nous retrouvions notre liberté !
    J’en appelle aux Basques, aux Corses et autres peuples bafoués à nous rejoindre et à se soulever de façon générale !
    Vive Adsav, vive la Bretagne libre !