Kendalc’h Keltiek : l’Emsav de notre époque / Kendalc’h Keltiek: Emsav an amzer a-vremañ

« Brave Sir robin run away !

A peine le danger était-il apparu qu’il avait déjà disparu

N’écoutant que son courage il a vite plié bagage.« 

Que dire des résidus de l’Emsav vautrés dans la couardise la plus totale et le révisionnisme le plus abject ? Couardise quand il s’agit de rendre honneur aux prédécesseurs dans le combat breton comme pour le congrès interceltique de Guingamp qui omet, l’air de rien, de rendre hommage à Yann Fouéré, un de ses créateurs, mais n’oublie pourtant pas Per Denez, autre grande figure de l’Emsav. Aux nombreuses demandes d’explication formulées par mail ou par téléphone, rien ! Pas de réponse. Aucune prise de position. Assumer ses choix ? Surtout pas !

Nos « brave Sir Robin » contemporains ne se limitent pas au révisionnisme débilitant concernant l’histoire de l’Emsav et l’escamotage ou l’omission des nationalistes bretons authentiques et très à droite comme Paolig Monjarret. Aujourd’hui, on en est revenu aux méthodes de la Pravda : ce qui dérange n’existe pas ! Combien de fois n’a-t-on pas eu le plaisir délectable d’entendre des âneries comme « Vous les fachos [sic], vous récupérez le combat breton ! », « Vous les fachos, n’avez rien apporté à la Bretagne ! » ou « Avec les fachos, où en serait la langue bretonne ! »…  L’abbaye de Landevennec est-elle ressortie de terre seule ? Le peurunvan est-il descendu du ciel ?

Âneries, nous vous avions prévenus ! Celui qui fera des recherches pas trop poussées connaîtra immédiatement l’apport des soit-disant « fachos » dans le combat breton : les Meven Mordiern, les Roparz Hemon, les Per Denez, les Yann Fouéré, les Alan Louarn, les Per Le Moine et tant d’autres. Honneur à eux ! Les vrais patriotes bretons ne vous oublierons jamais !

Mais au fait, que vont faire les faussaires de l’Histoire bretonne face à ces paroles?

« En 1944-1945 la Bretagne a connu une persécution comme elle n’en avait pas connu depuis la Chouannerie… Combien d’étudiants, à Rennes, allant se promener au Thabor, savent qu’ont été fusillés là, dans le Trou de l’Enfer, des nationalistes bretons, et qu’ils marchent sur une terre sanctifiée par leur sang ? Combien vont fleurir, de temps en temps, la tombe de Léon Jasson, qui fut si heureux de mourir pour la Bretagne ?… Ou celle de Guy Vissault de Coetlogon qui répondit, quand il fut condamné à mort : “C’est un honneur, Messieurs”, et qui refusa de tendre la main pour demander pitié ? Les Irlandais sont fiers de leurs martyrs, de leurs “traîtres” : les Bretons, avec le même goût pour les fêtes de mort, restent frappés d’un sort honteux : ils n’ont pas encore rejeté de leurs esprits le poids des mensonges français. »

Pierre Denis (Pêr Denez), article de 1961, paru dans la revue Preder (cité par Michel Denis)

Vite, vite Congrès celtique déprogramme donc Per Denez de l’hommage!

D’ailleurs tant qu’à y être même combat pour Bernard Le Nail car mal vu par les francs-maçons de la Libre Pensée dans un article ici. Finalement pour faire plaisir aux maîtres, car les prébendes viennent de leur bon vouloir, le mieux ne serait-il de ne pas faire d’hommage ou alors à Marianne la républicaine!

N’est-il pas déchirant pour les patriotes sincères que de lire les paroles qui suivent, écrites par Per Le Moine, au sujet de l’assourdissante absence de Yann Fouéré dans l’hommage de Guingamp ? Patriote breton, n’oublie jamais le sacrifice de tes ainés. Patriote breton, honore-les toujours !

Pierre le Moine 7 juillet 2012:

« Seuls des colonisés français peuvent ignorer le nom de Fouere lors du prochain Congrès de Gwengamp . Il était avec Ronan Huon , Roparz Hemon et x , peut être y , l’un des rares représentants bretons chez DE VALERA lors du premier Congrès d’après guerre à DUBLIN .Mais ce pauvre imbécile qui a sacrifié une vie en or pour servir la Bretagne , ne possédait pas la PENSEE UNIQUE française imposée aujourd’hui même aux organisateurs du prochain Congrès : ils seront pour moi , résistant français à 16 ans , s’ils maintiennent leur décision , des veaux au service de la France . A 85 ans je vais commencer à regretter d’avoir donné ma vie et toute la fortune reçue de mon Père pour cette cause . PER LM »

Partagez sur les réseaux soxiaux !
  • Troc’h

    Ul lec’hienn nevez savet zo hag a ra goap ouzh alavaoned, amboubaled, amoeded, amprevaned, anduilhennoù, anevaled, añjorned, arsoded, azened (chomet on gant al lizherenn « A ») Breton ar Bobl : http://bretonpopulaire.forumpicardie.com

    Kasoni am bez outo peogwir ned int ket gouestl d’ober o mad eus enklaskoù hag imbourc’hioù ar re varrek a boanias evit diorren ar yezh. Ha koulskoude uhel a-walc’h o c’haoc’h en o revr evit lavarout petra eo ar gwir vrezhoneg. Ha didalvoud o yezh p’he lenner. Plijus eo gwelet al load-se kerkent ha skrivet « Brezhoneg ar bobl » war c’hGoogle. « Bien fait pour leur geule ». 😉

  • Dao ha dao!

    Message reçu de Yann ber Tillenon:
    Le commentaire qui suit, en italique, a été publié hier soir, puis effacé, par l' »Agence Bretagne Presse ». Il faisait suite à un article de Yann-Vleiz Ar C’Hunff:  » Les Bretons qui renient Yann Fouéré ne seraient-ils pas un peu kapos ? »

    http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=26721 .

    « Merci de poser ce problème. C’est particulièrement intéressant. Je crois que, tout simplement, sans développer de polémique stérile, il y a une grande différence entre les bretonnants Bernard Le Nail , Per Denez et le francisant Yann Fouéré.

    J’ai bien connu et apprécié ces trois « militants » très différents et de grande valeur. La différence est historique. C’est celle de deux participations à des productions d’œuvres d’histoires distinctes.

    Bernez An Nail et Per Denez furent des « artistes », des créateurs à leur façon. Ils ont produit en breton moderne, c’est-à-dire à partir de la richesse du capital historique issu de l’Emsav, né il y a environ 200 ans et concepteur de l’État « Breizh ». Ils ont donc été prolongateurs dans l’histoire de l’évolution lente de cet État « Breizh » en germe.

    Yann Fouéré ne s’est jamais approprié cet acquis, cet outil. Il ne s’est donc jamais inscrit comme héritier de l’histoire de l’Emsav. C’est ce qui en a fait, en français, un conservateur de « Bretagne », un homme du « mouvement breton » et non pas de « Breizh », création de l’ « Emsav ».

    Yann Fouéré est resté un francisant nationaliste, régionaliste, successeur valeureux de l’histoire de « Bretagne », comme région de l’État « France ». Ce que ne furent pas Bernez An Nail et Pêr Denez, l’un et l’autre dans leurs stratégies discutables. Il n’est pas question de « renier » qui que ce soit. Il faut simplement situer chacun dans une histoire ou dans une autre, de « Breizh » nationale « brezhon » ou de « Bretagne » provinciale française. C’est tout.

  • Pierre Guillemot

    Je ne suis pas surpris par l’attitude honteuse de cet Emsav aux relents collaborationnistes nauséabonds, pétri de dévotion servile pour son maître français et qui représente, aujourd’hui, le pire rempart au combat d’émancipation nationale que nous devons livrer. L’ennemi de l’intérieur est autrement plus difficile à abattre que le tyran parisien. Si le révisionnisme honore le chercheur ou l’historien qui s’y livre avec, évidemment, l’honnêteté intellectuelle requise, le révisionnisme, idéologique celui-là, véhiculé par certains groupes, en l’occurrence ici, les organisateurs de ce congrès dont le but est avant tout de « coller » au plus près aux dogmes d’entités pseudo-démocratiques la république française pour ne point la nommer, ne peut inspirer qu’un profond mépris. Pour toutes ces raison je n’irai pas à ce congrès et j’appelle tous les bretons loyaux à en faire autant.

  • Dao ha dao!

    Mezh war holl adskriverien Istor Breizh, dre forzh klask naetaat istor Breizh ne chomo mui mann nemet nebeut brununachoù evit an douristed…
    Honte sur les faussaires de l’Histoire bretonne, à force d’améliorer les choses en leur sens il ne restera bientôt rien si ce n’est quelques miettes pour les touristes…

  • Gurvan

    Mantrus eo gwelet kement-mañ. Ar vezh ruz war ar re o deus kredet « ankounac’haat » an aotrou Yann Fouere!