La culture dans le programme d’Adsav (PPB).

Il y a pour ADSAV plusieurs volets culturels à défendre, tous complémentaires et interdépendants dans notre histoire et notre culture bretonne, celtique et européenne. Une culture populaire bretonne, à la fois héritière du passé de nos aïeux et tournée vers la créativité du futur. Cette culture aussi bien représentée dans le domaine musical, théâtral, littéraire que dans les domaines plastiques ou picturaux.

Une culture celtique au sens large qui détermine notre subconscient collectif entre Pays Celtiques qui demeure une des trois composantes de l’Europe avec Germains et Slaves. Enfin, une culture classique » européenne qui, de Florence à nos enclos paroissiaux, de Beethoven à Cervantes, des romans Arthuriens au romantisme, font l’esprit et la réalité d’une Europe à recréer.

ADSAV! entend :

19 Défendre et promouvoir notre culture bretonne, culture ethnique, et notre culture européenne commune et spécifique. Ce n’est pas revendiquer un superflu, c’est conserver l’essentiel de ce que nous sommes. A l’imposture du système mondialiste doit répondre la posture culturelle enracinée.
20 Refuser le système de pensée des idéocrates anti-ethnistes : leur but est l’homogénéisation générale des populations qui les subissent, et par conséquent la destruction de nos référents communautaires.
21 Refuser de voir l’âme de notre peuple remplacée par l’absence d’âme de ses plus mortels ennemis et préconise entre autres moyens de préparation du politique, l’occupation la plus large possible du champ culturel, permettant à tous les niveaux la diffusion multiforme de nos idées et idéaux.
22 Libérer l’art de la décadence du politiquement correct en aidant à la création vivante et populaire en Bretagne, partout, matériellement et intellectuellement.
23 Encourager les études artistiques de haut niveau et renouer avec les techniques classiques et les règles de l’art, en démantelant la coterie politico-artistico-financière.
24 Mettre en place un ambitieux et volontariste programme de promotion de la langue bretonne comme langue officielle de l’Etat et du peuple (tout en reconnaissant et conservant le parler Gallo).
25 Favoriser la renaissance culturelle bretonne et celtique en encourageant concours, fêtes populaires, prix artistiques, expositions à travers toute la Bretagne et dans le monde entier.
26 Revaloriser notre patrimoine, urbain et rural, de toutes époques en améliorant sa conservation, en revitalisant culture et traditions populaires. En démocratisant et vivifiant les Musées.
27 Ouvrir l’esprit breton à l’Europe en organisant la coopération culturelle interceltique et européenne de façon à multiplier les productions artistiques, notamment cinématographiques, valorisant la culture et la civilisation celtique et européenne capable de concurrencer les produits américains qui ne font que promouvoir la violence dans l’esprit de notre jeunesse.
28 Faciliter l’accès d’un large public à la culture, de façon à reconcilier l’art et le peuple dans un même enthousiasme national et européen, notamment à travers notre patrimoine et notre création populaire bretonne et celtique.
29 Donner les moyens et surtout la volonté aux Celtes d’influencer l’Europe comme ils l’ont fait au travers des âges : Age du Fer (Hallstatt, la Tène), Moyen-Age (Table Ronde), le Romantisme (de Chateaubriand à Wagner).

Question

Dans une Bretagne indépendante, comment éviter de transformer le breton en « langue officielle » dans l’esprit, en langue fossile, non utilisée par le peuple dans les faits ?

D’abord par une bonne pédagogie vivante de la langue, les enseignants se rappelant qu’une langue est faite pour être parlée et être aimée par les élèves et non servir uniquement à la correction des copies. La culture que véhicule une langue est importante, indispensable. Mais surtout, parce que l’Etat breton aura su réinsuffler au peuple breton l’envie, la volonté de se réapproprier sa langue nationale, le motiver à se retrouver lui-même en tant qu’esprit, qu’âme collective. Cela signifie qu’il appartient à l’Etat non pas de gérer la culture, libre et indépendante par définition, mais de savoir allumer dans l’esprit individuel et collectif, la fierté et la volonté de se retrouver à travers le seul outil mental et psychique possible, sa langue. Rappelons-nous que sans elle nous serions devenus depuis longtemps les habitants d’une région française comme l’Auvergne ou la Picardie (il nous reste quand même notre prestigieux passé de nation souveraine), sans âme propre, que nos rois la parlaient à l’apogée de notre histoire, qu’enfin c’est la dernière langue celtique du continent. Quant au français, il doit être enseigné, compte tenu du bilinguisme séculaire de la Bretagne, au même titre que l’anglais qui est la langue véhi-culaire des échanges internationaux.
La volonté nationale du peuple d’Israël est de ce point de vue exemplaire. En moins d’une génération, tous se sont réappropriés une vieille langue inutile et rénovée à 90 % (notre brezhoneg arnevez…en est loin). La langue est une forme indispensable de la réalisation nationale.
Concluons avec notre grand linguiste et grand Breton Roparz Hemon : « Digoromp ar spered ha digoret ‘vo pep tra ! » mais aussi « Ar galleg eo karr an Ankou e Breizh ! »

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