War raok N°37

War raok 37

A divers moments de leur histoire tous les peuples ont du faire entendre leur voix pour continuer d’exister. Il est illusoire d’imaginer qu’un peuple puisse obtenir sa reconnaissance en droit et sa liberté dans le cadre de la Constitution d’un autre pays. Ceci est fondamental et depuis l’aube des temps l’administration coloniale a usé de toutes ses ressources, militaires et intellectuelles, pour asseoir sa domination. Sans liberté politique, il n’y a pas d’épanouissement possible !

Aujourd’hui le temps est venu de proposer à tous les peuples « embastillés » de se prendre en main, d’assurer eux-mêmes leur développement, d’affirmer leur volonté de vivre dans le respect de leurs valeurs nationales et de refuser les grands systèmes sans définition ethnique, sans dimension charnelle. Aussi l’idée des peuples-patries, élargie à l’Europe et au monde, est-elle le véritable défi historique du siècle à venir, le défi d’une civilisation bâtie sur un socle ethnique vigoureux. Arrêtons-nous aux grandes déterminations qui définissent un peuple-patrie et le maintiennent dans sa personnalité différenciée, qui sont aussi ce par quoi la société politique internationale devra le reconnaître et le respecter. Le peuple-patrie n’est pas une population, un agrégat d’individus assemblés par les hasards d’une contrainte politique, les lois d’un marché économique, les intérêts matériels transitoires d’une classe ou d’une famille. Il ne se saisit pas dans le moment mais ne se conçoit que dans la double perspective d’un passé et d’un avenir étroitement solidaires et propres au groupe national. (…)

La « conscience nationale » est une expression récente, relative à des réalités qui ont souvent varié en fonction des dominantes philosophiques. Le peuple-patrie, lui, quel que soit son degré de conscience, reste un élément permanent de la vie, bien au-delà du politique. En ce sens, les mouvements des peuples-patries ne sont pas des phénomènes mais bien au contraire la dynamique même du devenir des hommes. Notre engagement pour un peuple-patrie, union du peuple et de sa terre ancestrale, résulte d’une prise de conscience et d’une décision spécifique. Nous sommes mus par une nécessité interne et non par la pression ou l’influence d’une société qui nous devient étrangère, et dont nous refusons les rôles qu’elle veut nous faire jouer.

Nous voulons créer l’Etat de notre peuple-patrie. L’Etat n’est pas pour nous la fin de la vie nationale, mais le moyen de lui assurer un développement harmonieux, par ses interventions de puissance médiatrice, d’instance supérieure du politique, de garant de la personnalité ethnique du peuple-patrie. Nous ne sacrifions à aucun totalitarisme, car pour nous le changement institutionnel n’est pas la seule condition du salut national. Ne perdons jamais de vue que ce qui compte c’est la personnalité communautaire, plus que telle ou telle structure.

L’Etat national doit être le régulateur d’une vie sociale qu’il n’a pas créée, le promoteur de formes culturelles qu’il n’a pas inventées et le gardien d’un patrimoine qui reste sa seule justification. Il est une instance de la souveraineté populaire et un moyen d’exercice du politique compris comme recherche du consensus dans une visée à long terme du développement de la nation. Le principe de respect des cultures nous fait condamner l’assimilation des peuples par colonisation et substitution planifiée des populations. Ce que nous refusons pour les ethnies d’Europe, nous le refusons aussi pour les peuples du monde.

Notre position sur l’immigration de populations non-européennes en Europe se nourrit de notre expérience de nationalités en lutte pour leur survie et la reconquête de leur caractère-propre. Elle est donc choisie sereinement et avec rigueur. Nous sommes opposés à l’immigration extra-européenne comme au néo-colonialisme économique et culturel qui l’accompagne ordinairement. Contre la dépersonnalisation et le déracinement des peuples de culture nous voulons un dialogue fécond des civilisations. Nous refusons donc le mondialisme et son projet de métissage universel des peuples et des cultures, caricature inversante d’une réelle solidarité humaine. Nous prônons la relance de la démographie de nos peuples. Nous rejetons le misérabilisme, nous refusons de gémir sur des maux nés en partie de notre faiblesse, car nous savons que notre action prend place dans une longue suite de renaissances qui sont autant de triomphes formalisateurs sur les faux-sens de l’histoire…

Extraits du texte proposé par Padrig MONTAUZIER et lu lors de la conférence de Terre et Peuple Wallonie au château de Coloma.

E Brezhoneg:

A zeiz-da-zeiz, e-kerzh o istor ez eo bet rediet an holl bobloù da lakaat o mouezh da sevel anat a-benn kenderc’hel da vezañ. Un touellwel ez eo da soñjal e vefe kavet an tu gant ur bobl da vezañ anzavet dre ar Gwir hag e frankiz en ur vezañ bac’het dindan bonreizh ur vro estren. Kement-se a zo diazez hag abaoe deroù istor ar velestradurezh-trevadennel en deus implijet he holl nerzh, soudardel ha speredel, evit lakaat anat e vestroniñ. Hep frankiz politikel, n’eus bleuniadur ebet posubl!

Hiziv-an-deiz eo deuet amzer kinnig d’an holl bobloù gwasket da adkemer ar stur, a-benn kavout drezo o zioroadur, da ziskler o bolontez da vevañ dindan ren o zalvoudegezhioù broadel ha da nac’hañ ar soñjoù meur hep talvoudegezh etnikel, hep ment kig. Setu penaos mennozh ar pobloù-mammvro, lakaet da dalvezout da Europa ha d’ar bed, a vez ar gwir dae istorel a-benn ar c’hantved o tont, an dae d’ur sevenadurezh savet adal un diaz kig nerzhus.

Berr-skrid an destenn gant Padrig MONTAUZIER kinniget ha lennet e-kerzh prezegenn « Douar ha Pobl » Wallonia e kastell Koloma.


Bernard Lugan : Avenir de l’Europe par prince_de_conde

« Alors il faut dépasser le cadre national, le cadre national est un cadre qui nous tue. Notre pire ennemi c’est ce qui tient de l’ancienne France […]. C’est à dire, les lois de la république, c’est-à-dire le préfet et les institutions de l’Etat. Il faut dépasser cela. Car toute renaissance ne se fera que dans le cadre européen et dans des cadres enracinement d’une province. »
Bernard Lugan interview vidéo « L’Avenir de L’Europe »

« Neuze ret eo mont e-biou ar framm broadel, ar framm broadel a zo ur framm o lazhañ ac’hanomp. Omp enebour brasañ a zo pezh a denn d’eus ar Frañs a-gozh[…]. Pezh a talvez, lezennoù ar republik, pezh a talvez ar prefed hag ensavadurioù ar Stad. Ret eo mont e-biou d’eus kement-mañ. Rak toud adsavidigezh na vezo d’eus outi nemet er framm europaat pe e frammoù gwriziennet ar proviñs. »
Bernard Lugan atersadenn video « Dazont Europa »

 

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  • Ethel Contreras

    La « conscience nationale » est une expression récente, relative à des réalités qui ont souvent varié en fonction des dominantes philosophiques. Le peuple-patrie, lui, quel que soit son degré de conscience, reste un élément permanent de la vie, bien au-delà du politique. En ce sens, les mouvements des peuples-patries ne sont pas des phénomènes mais bien au contraire la dynamique même du devenir des hommes. Notre engagement pour un peuple-patrie, union du peuple et de sa terre ancestrale, résulte d’une prise de conscience et d’une décision spécifique. Nous sommes mus par une nécessité interne et non par la pression ou l’influence d’une société qui nous devient étrangère, et dont nous refusons les rôles qu’elle veut nous faire jouer.

  • Lucille Glenn

    Si le peuple-classe est l’autre de la bourgeoisie alors il représente deux choses, un nécessaire contenu et surtout un certain rapport social.

  • Kaye V. Holden

    Quoi qu’il en soit, un inventaire superficiel des tensions géopolitiques par lesquelles se manifestent présentement les mouvements des peuples dans la cage étatique planétaire donne à penser que leur nombre est un multiple de celui des Etats. Faudrait-il 1000 Etats ou plusieurs milliers pour satisfaire « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »? Le fait est que, dans les zones bien avancées sur la voie de la nationalisation, des divorces fragmentent de jeunes nationalités, hier assemblées sous un même Etat (Tchecoslovaquie, Yougoslavie) ou menacent d’en disjoindre d’autres, de plus ancienne formation (Belgique, Canada) et que, sans détailler les aspirations nationalitaires qui fourmillent en Europe et plus encore en Asie et en Afrique, on ne peut douter de leur multiplicité. Mais en bien des cas, on doit apprendre à distinguer très précisément les conjonctures politiques qui favorisent un éclatement à la yougoslave et les actions des équipes de dirigeants potentiels en mal d’Etat propre, des aspirations profondes et durables de peuples encagés dans un Etat qui ne peut devenir leur patrie. Aussi ténue soit-elle parfois, cette distinction est nécessaire pour éclairer des choix politiques moins dommageables pour les peuples que les étripages-à-la-bosniaque.

  • Daniel Pedrono

    J’aime cette notion des « peuples patries », dans le sens noble du terme , la patrie avec toutes ses composantes politiques , celle qui malgrés ses diversités d’idées sait faire bloc pour défendre sa liberté ou pour combattre et chasser l’occupant . D’aucun , les pleutres ou les tenant du « qui paiera nos retraites » hurleront à l’utopie , d’autres , les « oui mais à gauche » ou les « oui mais à droite » vont me traiter de « facho »ou de « gaucho » certains « le peuple n’est pas près  » qui se prennent pour les plus intelligents et les tenant de la vérité préparent déjà les fagots du bûcher « il faut brûler les hérétiques  » . Moi je m’en fou , j’aime la notion de Peuple-Patrie . Bevet Breizh Dieub !

  • kadog

    Breizh atao!