Aet eo Gerard Hirel Da Anaon / Gérard Hirel est décédé (MàJ)

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Gerard Hirel ‘zo aet da anaon d’an 18 a viz mae 2013 e Pleubian (Aodoù-an-Arvor), oadet a 75 bloaz e oa.

Bet e oa bet soudard en Aljeria en ur rejimant harz-lammerien. Den a enor, saouzanet ez eo gant pezh a wel ‘vel trubarderezh ar Stad C’hall da geñver difennerien an Aljeria c’hall ha dirak aberzhioù ar soudarded, kemer a ra perzh e taol-stad ar jeneraled.

Goude brezel an Aljeria ez eo aet da jañdarm, pignet en deus etrezek lein ar  hierarkiezh betek tizhout ar post a letanant-koronal. Labouret en deus kalz war Istor Breizh ha dreist-holl war mare an eil brezel-bed, sot e oa ivez gant istor ar chouanerezh en Breizh ha gant buhez Jord Kadoudal kavet en doa e haroz.

Kemeret en deus perzh en Unvaniezh Koad Kev evit difenn memor an abad Yann-Vari Perrot hag e gamalad Per-Vari Lec’hvien lazhadeget o daou gant ar gomunisted ha pelloc’h c’hoazh evit difenn memor an holl vroadelourien Bretoned anezho mennet da zifenn ar vro.

Bet eo bet ivez ezel deus Adsav! Lakaat a reas e holl nerzh er stourm Brezhon memes ma oa tizhet gant ar c’hleñved.

Adkaset en deus e groaz marc’heg deus an urzh broadel a dellid d’ar brezidant c’hall e 2004 evit diskouez e heug dirak  » An emzalc’h trevadennel feuls difennet gant ar servijoù publik a-benn lemmel dibarioù Breizh »

Ar strollad Adsav! a bed e wreg Elena hag e vugale da zegemer, hor gourc’hemennoù a gengañv.

Ra vezo skañv douar Breizh evitañ.

Beziet e vezo d’ar meurzh 21 a viz mae e Pleubian, da ziv eur hanter.

 

Gerard Hirel est décédé  à l’âge de 75 ans en ce samedi 18 mai 2013 à Pleubian (Côtes d’Armor).

Il avait été soldat durant la guerre d’Algérie dans un régiment de parachutistes. Homme d’honneur il est horrifié par ce qu’il voit comme une trahison par l’Etat français des défenseurs de  l’Algérie française et par la même des sacrifices consentis par les soldats, il prend part au putsch des généraux.

Après la guerre d’Algérie il est devenu gendarme il monte les échelons de la hiérarchie jusqu’à atteindre le grade de lieutenant-colonel. Il travaille avec ardeur sur l’Histoire de Bretagne et plus particulièrement la période de la seconde-guerre mondiale. Il était aussi passionné par l’Histoire de la chouannerie en Bretagne et dans celle-ci il trouve son modèle Georges Cadoudal.

Il a participé à l’Unvaniezh Koad Kev pour défendre  la mémoire de l’abbé Yann-Vari Perrot et de son ami Per-Vari Lec’hvien lâchement massacrés par les communistes, mais de  façon plus large Gérard Hirel œuvre pour la mémoire de  tous les nationalistes bretons.

Il a été aussi un fidèle  adhérent d’Adsav ! en mettant toute son énergie dans le combat breton malgré la maladie.

Il renvoie en 2004 au Président de la République française sa croix de chevalier de l’Ordre national du Mérite pour protester contre « l’agressive attitude coloniale adoptée par les pouvoirs publics en vue de détruire les spécificités de la Bretagne ».

Adsav! prie sa femme Hélène et ses enfants de bien vouloir accepter nos plus sincères condoléances.

Les obsèques auront lieu mardi 21 mai à Pleubian, à 14h30.

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  • D Franck

    J’ai appris aujourd’hui le décès de Gérard Hirel. Nous nous sommes rencontrés au Lion d’Angers, ma ville natale. Nous étions tous les deux au Front National ! Nous avons fait pas mal de choses ensemble, je comptais aller le voir en Septembre prochain pendant mes vacances. Je suis triste de n’avoir pu me rendre à sa sépulture. C’était quelqu’un de bien !!!

  • Alicia K. Meyers

    Ur c’hazetenner, Thierry Guidet , en deus klasket dirouestlañ ar gudenn. Un dra hepken a zo anat, emezañ : n’en doa bikenn labouret Yann-Vari Perrot gant an Alamaned. Lazhet e vije bet Yann-Vari Perrot abalamour da stad ar speredou en breizh. D’un tu ar re o tagan ar bed breizheg gante liviou kommunour levezhoned gant moskva, en tu aral tud troet war difenn ho yezh eus danjer brazh ar mare se hag a zo bro c’hall. Un ennebiezh en em savaas etre bretoned broadellour, hag bretoned komunour, pezh a gasaas d’an darempredou krizh ha taer eus 1943. Ar brezel a oa o ren e Skrignag. Kalz eus paotred ha merc’hed ar strouezheg a oa marvet etre daouarn an Alamaned. Ret e oa dezho kavout an hinni kablus, en ur respont d’ un doare kallet. An Aotrou Perrot a oa person, – da lavarout eo enep-komunour, – ha broadelour breizhat, – da lavarout eo, war a greded, tost d’an Alamaned. Un dañjer e oa evit stourmerien ar strouezheg ha ret e oa lazhañ anezhañ. N’ouzer ket hiroc’h.

  • Roy Hill

    Unvaniez Koad Kev was a law association created to maintain the legacy of abbé Perrot. Since 1957, the association has been administered principally by Youenn Craff . Tepod Gwilhmod was president from 2001 to 2003. In 2005, a crisis arose over an attempted takeover by Gérard Hirel (French police officer, ex-member of the French far right party  » National Front « ), Roland de la Morinière , and Loig [censored] , all members of Adsav . The current president and chaplain are Yann Sanseau and abbot Blanchard .

  • Gurvan

    Avez-vous plus d’infos ? Sur le lieu notamment.

  • Doyle Fernandez

    Un groupe de comédiens se retrouve pour un week-end dans une salle de patronage. Ils répètent pour la dernière fois leur spectacle sur la vue de Yann-Vari Perrot, prêtre léonard, né en 1877, animateur du mouvement culturel et religieux breton, assassiné en 1943 à Skrignac, après avoir été accusé par certains d’avoir collaboré avec l’ennemi. Le spectacle doit être représenté dans une semaine et pour la première fois mais déjà, il semble très compromis tant du fait de querelles qui opposent certains comédiens entre-eux que de l’opinion publique qui voudrait faire empêcher ce spectacle, la vie de Perrot et l’histoire du mouvement breton pendant la dernière guerre étant des sujets tabous.

  • Gérard Hirel nous a quitté samedi 18 mai. C’était un Breton de qualité, un vieux « mâle dominant » massif et lourd, fort et courageux pour le rude conflit comme le sanglier de son écu !…. Il était un « cas » très intéressant parce que parfaitement emblématique. Il illustrait très bien la contradiction interne du peuple breton dominé, hors de l’histoire, et de son « mouvement breton » désarticulé, comme lui-même, à son image. Gérard Hirel, dégoûté de la République, s’ était rallié à ce « mouvement breton », il y a une quinzaine d’années. C’était pourtant un nationaliste français, ancien chef de la Sécurité « DPS » du Front National dans les années 1990.

    Déçu par le FN resté jacobin, il avait suivi Bruno Mégret en 1998. Il était ensuite devenu « nationaliste breton », il y a une quinzaine d’années. Il témoignait ainsi, de manière flagrante, comment les nationalistes bretons, parce que restant des « Bretons », en français, donc des Français, restent aussi, évidemment, des nationalistes français, qu’ils soient de la « gauche » ou de la « droite » de la Bretagne, donc de la France actuelle. Ils sont, de la sorte, une des variantes du nationalisme français, de cette idéologie « nationaliste » née en France au XVIIIe siècle et étendue à l’Europe au XXe.

    Je n’étais donc absolument pas d’accord, politiquement, avec Gérard Hirel. Le nationalisme, pour moi, consiste à exalter et protéger ce qui existe déjà, issu du passé, donc à conserver les causes des pathologies sociales présentes qu’on est censé vouloir guérir. Peut-on vraiment désinfecter une plaie en conservant l’infection ?… Je lui disait toujours : « Il n’y aura pas plus de changement en Bretagne, de « Révolution fédéraliste bretonne » en français qu’il n’y a eu de « Révolution jacobine française » en breton !… J’avais, à ce sujet, de longues discussions par téléphone avec le « Colonel » très actif…

    Pour notre Renaissance et être cohérent, je lui proposais, sur la base de l’histoire de l’Emsav, la formation de Cadres politiques bretonnants, ceux d’un nouvel État « Breizh » historique à développer dans une République Fédérale Française, puis Européenne. Lui n’était pas vraiment un créateur « politique ». C’était surtout un conservateur, un guerrier fidèle à ses engagements, à son idéal chevaleresque. Il se contentait de vouloir maintenir, protéger ce qui existait : Les Cadres de sa Bretagne , « Breizh » francisée. Nous nous engueulions donc copieusement !… Depuis un an, il ne m’avait pas contacté.

    Pourtant Gérard Hirel était un ami, un vrai. Pas un qui « s’use quand on s’en sert » !… Je l’avais rencontré en 1988. Il avait été reçu disciple dans le Kelc’h Maksen Wledig en 1991 sous le pseudonyme de « Hirhael » (Grand noble, généreux) avec « AFAN » le patriote sénégalais « Matéo Fal », Président d’ « Amitiés France Afrique Noire ». « Hirhael » méritait bien son nom car, depuis, j’avais toujours pu compter sur lui.

    « Hirhael » laissera toujours, chez ceux qui l’ont connu, le souvenir d’un homme idéaliste, désintéressé, droit et loyal, d’un homme fidèle à sa mission. Il était au « service ». Il était toujours là. Il répondait « présent » ! Gérard était un vieux soldat, bon vivant, comme on les aime partout dans le monde, de ces hommes de plus en plus insolites.

    « Hirhael » était de la race des anciens chevaliers bretons. Il avait été élevé dans une famille d’instituteurs socialistes au service de la République Française. Après son baccalauréat, comme beaucoup d’autres jeunes Bretons, il s’était engagé dans les commandos parachutistes pour la croisade en Algérie afin de défendre son idéal : la glorieuse République « Une et indivisible » qu’il aimait. Il fit, ensuite, l’école des officiers de Strasbourg pour entrer en Gendarmerie afin de maintenir l’ordre d’une élite au service de son idéal républicain. Il devint plus tard le « Colonel Hirel ».

    C’est intéressant car, il en est ainsi du peuple breton comme de tous les peuples ayant échoué dans l’histoire en perdant leur souveraineté, leur État. Les meilleurs éléments de leur jeunesse, les « dominants », se retrouvent naturellement en crise. Ils sont profondément déchirés, angoissés, en contradiction dans la société d’un peuple soumis qui est le leur mais dans lequel ils ne se reconnaissent pas. Ils sont « autres » donc « aliénés »

    Confrontés à une sujétion qui ne leur convient pas, les « dominants dominés » s’engagent souvent au service de l’État qui les a conquis et contraints afin de guérir de leur névrose. Quand la révolte n’est pas possible, c’est la solution que trouvent les meilleurs des jeunes des peuples colonisés pour résoudre la crise de leur échec historique. Ils s’identifient au dominant pour ne plus se sentir complexés, dominés, soumis.

    Seulement voilà… Depuis de nombreuses années l’illustre État français jacobin impérialiste s’écroule. Décadent, il n’est plus un idéal, un modèle directeur et prestigieux dans le monde !

    Il va sans dire que, comme des milliers d’autres idéalistes, Gérard Hirel arrivé à la cinquantaine, était totalement déçu, désabusé par une République pour laquelle il avait risqué sa vie et qui devenait une « république bananière » !… C’est ainsi qu’il se retrouva en recherche d’autres choses, de solutions à sa nouvelle crise intérieure pour retrouver une harmonie perdue…

    Il nous visita à l’ancien Kêr-Vreizh… Mais n’étant pas encore prêt pour la rupture en apprenant le breton étatique moderne, il s’engagea dans le Front National où il exerça ses talents d’organisateur de la sécurité. Je lui avais inculqué l’idée d’une « République Fédérale Française », qui provoquerait le ré enracinement et la renaissance des peuples de France comme solution à la décadence cosmopolite…

    Les anciens combattants bretons déçus se retrouvent souvent aujourd’hui en désillusion, désarticulés intérieurement, à nouveau face à leur crise de jeunesse. Ils ont même fréquemment recours à toutes sortes d’« antidépresseurs » !… Dégoûté par la décadence française, Gerard Hirel avait même renvoyé à son « Chef des armées » Jacques Chirac, sa décoration de l’Ordre national du mérite !…

    Le « Colonel de Gendarmerie » devenu « nationaliste breton » n’a pas laissé de livres mais des archives qui seront certainement publiées plus tard. Quoi qu’il en soit, suite à son parcours original, il laisse dans les mémoires la trace des valeureux, des « preux » en quête de l’œuvre sublime, celle des héros de l’Antiquité. Toujours jeunes, ils ne se rendent jamais.

    Toujours prêt pour la rude aventure, éveilleur de volonté, méprisant les « farfelus » et les bourgeois installés et déracinés, Gérard Hirel n’a pas eu le temps d’aller jusqu’au bout de sa logique. Ce lutteur farouche et véhément, désinstallé et enraciné, est parti trop tôt, à 75 ans… Mais il est parti dans la lumière, sur de la victoire dans l’avenir contre la dictature du centralisme monothéiste cosmopolite, la tyrannie du métissage à vérité unique, à langue unique, à culture unique, à pouvoir unique déracinant, responsable de la déliquescence actuelle en refusant la diversité en France et en Europe !…
    https://www.facebook.com/RepublikKevreadelBreizh?ref=tn_tnmn

    Yann-Ber Tillenon
    22 mai 2012

  • Kenavo Gérad, stourmer feal ha kalonek.

  • Dao ha dao!

    Enor d’ar re mennet gant ar stourm brezhon. Ra vezo skañv douar Breizh evitañ.

  • Gurvan

    Staget en deus gant e hent davet ar re yaouank o veajiñ war-du ar C’hornôg… Kenavo!