Aperçu doctrinal

Réflexion politique et ébauche idéologique.

Se positionner à droite permet d’échapper à toutes catégorisations réductrices. Il y a en effet différentes façons de voir le monde et d’être au monde : des façons de droite et de gauche, et celles-ci englobent aussi bien les connaissances pures que les croyances intuitives, les valeurs implicites, les émotions… Certains pensent qu’une synthèse est possible ! Nous ne croyons pas à cette possibilité car il faudrait éliminer du champ politique le primat de l’idéologie égalitaire en lui substituant le droit naturel, les valeurs et les cadres de la civilisation européenne. Pour nous, et dans nos esprits, nous définir de droite se confine à un usage strict de lisibilité et nous démarque clairement du socialisme-marxiste. Notre notion de droite, ou lorsque nous évoquons le vocable de droite, dépasse et de loin (comme nous l’avons exprimé précédemment) les références et les clivages de l’hémicycle politique français, clivages qui nous sont totalement étrangers. De même, aucune référence au capitalisme sauvage et apatride, aux thèses ultra libérales appartenant à la«gauche de l’esprit». Nous sommes de cette droite, bretonne et indépendantiste, droite sociale et populaire qui doit être fondamentale et radicale dans le sens où son programme ne souffre d’aucun compromis sur l’essentiel, sur les valeurs.

Pour nous Bretons, cette notion de droite doit être ethnique dans le sens où nous sommes enracinés biologiquement, culturellement et nationalement. Elle inclut également des valeurs fondamentales à nos yeux, des jalons avec lesquels nous devons construire cette nouvelle société bretonne : l’attachement à notre peuple, à la nation bretonne et à la civilisation européenne, à nos racines celtiques et chrétiennes, mais également des règles et principes comme l’honneur, l’honnêteté, la discipline, l’ordre face aux forces déréglées de la décadence, la tradition, le sens de l’effort, le goût du travail bien fait, le respect de la vie et des libertés, la défense de la famille cellule de base de la société, la solidarité de classe plutôt que la lutte des classes où chaque acteur économique doit être solidaire des autres dans l’œuvre de réalisation, de création et de compétition. C’est ainsi que le travail doit prendre, à notre avis, face aux multiples agressions économiques de tous ordres et de l’âpreté de la concurrence mondiale, sa place essentielle dans la mise en œuvre d’un véritable patriotisme social et économique, seul garant de la souveraineté de la Bretagne. Si une véritable pensée de droite se caractérise par un lien clair de causalité entre l’acte et ses conséquences, entre le travail et le salaire, entre la compétence et le succès, entre l’effort et la récompense, entre la faute et la sanction, entre les devoirs et les droits…

il y a une réelle différence entre la droite et la gauche dès lors que l’on va au-delà des contingences politiciennes. Si l’on s’attache, en effet, aux réalités de fond, il y a même une vue du monde propre à la droite qui s’oppose à celle de la gauche. La droite est réaliste. Elle prend en compte le monde tel qu’il est et elle ne prétend pas le reconstruire en faisant, comme la gauche, table rase du passé. Elle accepte les lois naturelles et ne se retranche pas dans les utopies. La droite a, par ailleurs, une conception très élevée de l’homme. Chaque homme est un être unique doté d’une personnalité propre et innée qui n’est pas que le fruit de son conditionnement social et de son éducation. Il y a donc des inégalités de talent naturelles et incontournables qu’on peut certes déplorer, mais qu’on ne peut faire disparaître et dont il faut tenir compte. Pour la droite, l’homme est un être enraciné. Il n’est pas un être sans attache, l’élément d’une foule qui peut être transplanté au gré des besoins sociaux. C’est un être qui n’existe pas sans les autres et qui ne trouve sa plénitude qu’au sein des groupes auxquels il appartient naturellement, que ce soit sa famille, son clan ou son peuple. Pour la droite, l’homme est un être de culture qui s’étiole si on le coupe de ses racines et de son identité.

La gauche se caractérise par les émotions, la jalousie, la pitié, l’indignation, les mensonges, la démagogie, la colère… et la violence. Elle veut un monde meilleur et est à la recherche d’utopies mobilisatrices. Elle est capable de toutes les manipulations et ainsi mener les masses aux pires catastrophes. Pour elle, la fin justifie les moyens ! En niant les réalités du monde, en refusant des notions essentielles comme celles de la responsabilité individuelle, de l’utilité du travail et de l’effort, de la nécessité de l’autorité et de la hiérarchie ou de l’aspiration à l’identité, la gauche, aveuglée par son idéologie, se leurre sur la réalité du monde. En voulant mettre en œuvre un égalitarisme total, cette utopie égalitaire qui conduit toujours au goulag, un collectivisme outrancier, en misant exclusivement sur la redistribution des revenus et la multiplication des prestations d’assistance, en pénalisant toujours plus le travail par des impôts et des charges sans cesse plus lourds, en donnant de facto une priorité aux étrangers en menant un combat obsessionnel contre un racisme qui souvent n’existe pas, la gauche s’est progressivement coupée du peuple et a perdu toute légitimité avec ses logorrhées divagatrices.

Il nous paraît également important de dénoncer l’imposture de cette gauche en matière sociale. Nous sommes en effet persuadés que cette préoccupation sociale n’est pas l’apanage de ces progressistes et marxistes défroqués. Il est vrai qu’elle n’est pas non plus la préoccupation d’une certaine et fausse droite capitaliste. On prête encore au socialisme d’obédience marxiste-léniniste, des vertus qu’il n’a jamais eues et qu’il ne peut avoir puisqu’il procède d’une erreur fondamentale sur l’être humain et ses aspirations. On assimile la société occidentale à un mode capitaliste. Erreur ! Elle est loin d’être libérée du socialisme étatique et elle est davantage une société d’économie mixte plutôt qu’une économie de marché.Le communisme (son système totalitaire et planificateur) a porté à son sommet l’alliance de l’économie et du politique. L’échec de cette alliance contre nature n’a pas été seulement fonctionnel. Il a été humain : l’homme n’a plus trouvé son compte dans cette vie sociale, sans espoir, sans projet, sans responsabilité et surtout sans liberté. Nous ne pouvons également cautionner la pensée ultra-libérale ou capitaliste dit sauvage qui réduit l’homme à n’être qu’un producteur ou un consommateur alors que pour nous l’homme est un sujet moral qui possède une dimension culturelle. Nous pensons néanmoins que l’économie doit rester «subordonnée» à la politique, que la Nation bretonne ne doit pas être un sous-produit de la propriété privée. Nous récusons l’avènement d’une société marchande toute entière tournée vers la consommation. L’économie doit contribuer au bonheur de l’homme. Aucune de ces valeurs ne peuvent être négociées car elles s’inscrivent dans une structure de pensée et reposent ensemble sur une certaine division de l’homme et de la société.

Extraits de la brochure « A-Zehou » « Être de droite, le point de vue breton » éditée par les éditions Oc’hadenn.

Auteur Kelc’h Studi Breudeuriezh Vreizh.

Meriadeg de Keranflec’h.

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