L’écotaxe, une taxe de trop pour la Bretagne !

L'écotaxe, une taxe en trop pour la Bretagne

Alors que le monde connait une grave crise économique, que propose l’Etat français ? Un impôt, un de plus. Qu’il le baptise « Écotaxe » pour le rendre sympathique n’y change rien. Si nous laissons faire, cette taxe s’appliquera dans moins de deux ans aux poids-lourds de plus de 3,5 tonnes qui circulent sur le réseau routier breton. Quid du droit coutumier en Bretagne, de la gratuité des routes ? Une fois de plus l’Etat français n’hésite pas à bafouer nos libertés bretonnes pourvu qu’il puisse faire main basse sur notre argent pour le jeter ensuite dans le puits sans fond qu’on appelle « trésor public ».

Que l’Etat français soit au bord de la banqueroute par sa propre incompétence n’excuse pas la mise en place d’une taxe dont tout indique qu’elle sera mauvaise pour l’environnement et désastreuse pour l’économie. La défense de l’environnement est au cœur du combat d’Adsav. Elle ne passe pas par de nouvelles taxes mais par l’abandon progressif du pétrole et par des prix qui reflètent les coûts réels: il devient par exemple urgent d’intégrer le coût de pollution et de transport dans le prix des produits importés. Sur le plan économique « l’Eco-taxe » est injuste et inadaptée. Injuste, car la Bretagne paiera trois fois plus que le reste de l’hexagone, d’ou une augmentation disproportionnée des prix pour les ménages et les entreprises. Inadaptée, du fait de l’importance du transport routier dans nos activités: non seulement en raison de notre position géographique à ouest de l’Europe, mais aussi à cause du « tout-route » promu pendant si longtemps par l’Etat français; celui-là même qui maintenant nous taxe !

Si l’Etat français souhaite s’occuper d’environnement en Bretagne qu’il commence par démanteler ses installations civiles et militaires et qu’il cesse de bétonner nos côtes. Adsav, le parti du peuple breton défend les intérêts bretons et espère une prise de conscience du milieu économique plutôt qu’une simple «grogne» sans lendemain. En ces temps de crise, l’émancipation de la Bretagne sur les plans politique, économique et fiscal devient une urgence absolue.

Kuzul Meur Adsav (PPB)
Bureau Politique d’Adsav (PPB)

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  • broadelour

    Les manifestations se succèdent ; l’État français va t’il céder et supprimer cette taxe si impopulaire ? Tout dépendra de l’attitude des manifestants ; si la révolte se poursuit, nul doute que la France cèdera ; comme toujours, la force paie face à un État tyrannique.
    On peut déjà annoncer le fiasco des partis français en Bretagne dans cette affaire ; droite puis gauche ont encore choisi la facilité : augmenter l’impôt pour seule solution ; c’est caricatural et très symbolique ; le pouvoir décisionnel en Bretagne, voilà une des
    solutions

  • broadelour

    L’écotaxe a été reporté au 1 janvier 2014. Une journée « Bretagne morte » est prévue le mercredi 16 octobre 2013.

  • Broadelour

    La mise en place de cette taxe sera effective le premier octobre 2013 (des portiques sont actuellement installés sur nos voies express) ; même si l’Etat français a accordé une réduction, grâce au lobbying breton, on est loin du compte ; cette taxe n’est pas adaptée pour la Bretagne ;
    la crise aidant, ce n’est pas le moment d’alourdir les charges des entreprises bretonnes.

  • lurbreizh

    Il devient donc urgent de proposer d’autres solutions de transit, comme de développer des structures locales d’échange/commerce.
    Il y a, dans ces domaines également, beaucoup à apprendre, très peu à oublier.