APPRENDRE NOTRE LANGUE, UNE CAUSE NATIONALE !

Chers camarades d’Adsav engagés dans la lutte pour la libération nationale, sociale et spirituelle de la Bretagne et de son peuple!

La doctrine nationale nous permet de penser contre l’ennemi et pour l’édification d’un Etat et d’une société bretonne libres, la langue nationale nous permet de penser dans des termes radicalement autres que ceux de l’ennemi.

La langue est une forge grâce à laquelle nous allons affûter tous les éléments de l’Idée Bretonne.

Aujourd’hui, de fait, les gauchistes et leurs valets monopolisent l’espace réservé à la langue bretonne. On les trouve à la tête des organes de Diwan, Dihun, Divyezh, ils contrôlent les cours du soir, les revues, les émissions de radio et de télévision et même la maigre production cinématographique en breton.

Tout cela bien entendu grâce à la manne des services publics.

Que la langue bretonne demeure entre les mains des gauchistes n’est bien entendu pas une fatalité. Cela résulte de l’épuration de 1945 et de la Terreur d’état contre les nationalistes bretons qui fit place nette à la mainmise des communistes sur les politiques de la langue. Officiellement le mouvement culturel et linguistique en Bretagne est indépendant du mouvement politique et de tout mouvement politique.

Bien entendu il n’en est rien.

Il n’est que de lire les premières lignes d’un exemplaire de l’hebdomadaire Ya dirigé par le socialiste Yann-Fañch Jacq pour s’en rendre compte, il n’est que de voir la dérive de Diwan plus pro-immigrationniste que les cercles bobos parisien, il n’est que de connaître le théâtre de Goulven Kervella excellant dans la surenchère antinationale bretonne.

Redonner à la langue sa véritable vocation d’instrument de libération nationale, d’expression du sentiment national, de création d’œuvres classiques voilà la tâche qui nous incombe.

Voilà pourquoi tout militant d’Adsav doit se faire un devoir de travailler quotidiennement à maîtriser le breton!

La langue, appelons-la « Le Verbe national », véhiculera une pensée bretonne pour notre temps.
Elle saura exprimer notre projet d’un Etat breton et de notre défense de l’intégrité d’un peuple breton.
Dans la dialectique internationale de domination mondialiste et de réveil des nations, toute action volontariste en faveur de la langue ne saurait être qualifiée d’apolitique. Notre projet, nos ambitions pour la langue bretonne vont au contraire de pairs avec nos ambitions et nos projets pour la construction d’un Etat breton dont la langue, le breton sera la langue officielle.
Certes cela n’est pas la première fois que l’on entend parler de « Breton d’Etat » dans l’Emsav. Cependant le discours enveloppant ce « Breton d’Etat » était surtout tourné vers des développements linguistiques, sans articulation entre la langue et l’Etat national breton que nous devons construire.

*

Il faut le dire et le redire encore : l’apprentissage du breton et sa pratique est un acte spirituel et politique.

C’est un acte spirituel car elle conduit le breton total que nous désirons tous devenir à approcher la dimension sacrée de son être. Le breton est la langue dans laquelle priaient nos parents ou nos grands-parents, elle descend de ce celtique armoricain dans lequel nos ancêtres plus lointains invoquaient leurs dieux.

Cet apprentissage est politique parce qu’un brittophone conséquent est aussi un nationaliste, la langue bretonne est le phénomène qui offre la ligne de rupture la plus nette entre le paradigme franco-républicain et l’essence de la Bretagne. Par la langue bretonne le breton total affirme sa façon singulière d’être au monde.

Arrêtons-nous à ce propos sur quelques particularités de la langue.

Vous le savez peut être, le breton ne possède pas, à proprement parler de verbe « avoir ». Le verbe exprimant la possession, rendu de façon complexe, peut-être par une forme du verbe « être », « endevout ».

Aussi ne dira-t-on pas comme en français « Cet homme a beaucoup de camarades » mais « An den-se a zo kalz kamaladed dezhañ » = «littéralement : Cet homme est beaucoup de camarades à lui ».
De la même façon un jeune camarade ne dira pas à une camarade : « J’ai des sentiments pour toi. » mais « Trivliadoù a zo ennon evidout ». «Littéralement : Des sentiments sont en moi pour toi. »Et encore «Roparz Hémon avait une immense connaissance des lettres celtiques / Roparz Hemon a veze ur ouizidigezh divent dezhañ war dachenn al lennegezh kelt « Roparz Hemon était une immense connaissance à lui des lettres celtiques. »

Une langue qui accorde si peu de place à l’avoir en tant que tel, mais qui utilise le verbe « être » non seulement pour exprimer « les faits d’existence » mais encore ce qu’on possède « du fait d’être ce que l’on est », cette langue là je vous le dis, est une langue sacrée.
Je pourrais ainsi multiplier les exemples montrant la souplesse du breton, sa capacité à épouser nos sentiments, à dire ce que l’on voit tel que ce que l’on voit se présente immédiatement à la vue. Ainsi cette règle syntaxique qui veut que l’on commence une phrase par l’élément qui apparaît comme le plus important.

Par exemple : la structure du français suit une règle que nous apprenions sur les bancs de l’école primaire, c’est à dire sujet + verbe + complément. Nous dirons donc : Frañsez Debauvais est un héros. Aucun ordre différent des mots dans la phrase n’est possible. Au contraire en breton nous pourrons mettre l’accent sur le caractère de héros de Debauvais. Ur gour e vez Debauvais. / Ou sur Debauvais lui-même Frañsez Debauvais a vez ur gour, ou encore en renforçant son caractère d’ « être »/ Bez’vez Frañsez Debauvais ur gour.
Littéralement : Un héros est Frañsez Debauvais / Frañsez Debauvais est un héros/ et pour la troisième « forme » on met en avant les qualités d’être de Frañsez Debauvais « Etre est Frañsez Debauvais un héros ».
A travers ces quelques exemples j’ai voulu montrer comment la langue bretonne confirme une vision du monde à la fois concrète et essentielle, tournée vers la perception réelle des choses et portée à dire leurs accomplissements, une langue qui sert la cause nationale et que sert la cause nationale.

Un « nationalisme » linguistique ne veut rien dire de même que la défense de la nation sans la défense de la langue. Le nationalisme breton défend naturellement la langue de la même façon que la défense de la langue ne peut être portée que par des nationalistes.

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Alors que faire pour apprendre rapidement à s’exprimer en breton ?

Ici je vous parlerai du projet de cours de langue bretonne auquel j’invite chacun d’entre vous à prendre part. Je pars du constat que les cours du soir et les méthodes sont pédagogiquement orientées vers la déstructuration de la langue au profit d’une efficacité tournée vers les exigences de la société de consommation. Combien ai-je vu de néo-bretonnants de bonne volonté, s’exprimant avec des mots breton mais sur des tournures syntaxiques francisées. Or l’apprentissage de la langue doit initier une pensée bretonne sinon autant ne pas s’y investir.

Je vous propose à tous un système d’apprentissage par correspondance e-mail (40 leçons) au terme de laquelle sera proposé un stage d’immersion. Au terme de ce cycle 40 leçon + stage pourra être proposé un second cycle d’approfondissement de 40 leçons également puis un troisième qui portera sur l’expression politique en langue bretonne. Ce parcours, sanctionné à chaque étape par des stages, pourra être suivi grâce à une adresse internet qui vous sera remise en retour du questionnaire ci-dessous.

Quel est le but de cet apprentissage à moyen et à long terme ?

Il s’agit en trois cycles de pouvoir s’exprimer couramment dans notre langue et de pouvoir utiliser la langue dans la vie politique et aussi de faire en sorte que les nationalistes puissent occuper l’espace linguistique.
Ces cours seront disponibles à partir de la mi-avril. Je vous demanderai donc de remplir le formulaire qui me permettra de savoir quel est votre niveau afin d’adapter éventuellement l’apprentissage.

Questionnaire pour les adhérents intéressés à renvoyer à secretariat@adsav.org :

Connaissez-vous des bretonnants dans votre entourage ?

Oui                                                    Non

Vivez-vous dans une commune ou paroisse où l’on utilise encore la langue bretonne ?

Oui                                                    Non

Parlez-vous couramment d’autres langues que le français ? (Si oui lesquelles)

…………………………………………………………………

Ecoutez-vous des chansons en langue bretonne ?

Souvent               Parfois               Jamais

Avez-vous déjà pris des cours de breton ?

Oui                                                   Non

Si oui, avez-vous déjà fait un stage en immersion ?

Oui                                                   Non

Quel est le temps que vous pouvez consacrer à l’apprentissage de la langue bretonne ?

Entre 20 et 30 minutes par jour

Entre 20 et 30 minutes par semaine

Autre (à préciser) ……………………….

Texte du camarade Pascal, professeur de Breton.

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  • Lacuson

    Ac’hanta, setu un degassadur skrivet e Brezhoneg Penn-da-Benn ganin.
    Dour fresk eo ar yezh se evit va fenn.
    Al lanv ; irvi ; sarac’h …n’eus ger ebet e C’halleg da droiñ ar re se.

    La langue bretonne n’est pas une sous-variante régionale d’on ne sait trop quoi, mais la langue millénaire du peuple Breton ; c’est une langue de culture, ce qui l’élève au-dessus d’un dialecte.
    De plus les gens de culture, de par le monde, la tienne en haute estime. Il n’y a bien que l’état français et malheureusement trop de Français/Bretons pour la mépriser.
    Et sans prétention j’ai rédigé une introduction dans une langue qu’il est tout à fait possible d’apprendre avec plaisir.
    Qui a dit qu’en changeant la langue d’une personne, voire d’un peuple on déstructure plus ou moins complètement sa personnalité, voir on lui en impose une qui n’est plus la sienne ?
    Par exemple s’il est quasiment impossible de traduire en langue Grecque le mot (et le concept) ‘’processus’’ (comme également : immanence ; conjoncture …) ; il est de même impossible de traduire ‘’oui’’ et ‘’non’’ en Irlandais et dans les autres langues Celtiques ; du moins de la manière absolu et sans nuances dont la négation et l’affirmation sont utilisées dans les langues latines.
    Ou encore, par exemple, il n’y a qu’un même mot pour faute et dette en Allemand ; fleure et mer sont masculin en Italien etc. …
    Ces détails ne sont pas des carences, mais la partie d’un tout qui fait que par exemple les œuvres antiques grecques n’auraient pas cette grâce incomparable ou les pays celtique cette ambiance si particulière …

    Gwir eo, ar Breizhoneg a blij din kalz ; koulskoude n’eo ket dissi ma zamm brezhoneg ganin, santet e vez poes-mouezh ar galleg àrnehon c’hoazh, kàer ‘m eus ober, emaon o teskiñ brezhoneg.
    Setu perak em eus ezhomm bout reizhet.

    Gourc’hemennoù deoc’h holl ewid ar pezh a rit : en o teskiñ brezhoneg.

    Bevet ar brezhoneg ha bevet gwir Breizh !

    A galon ganeoc’h.

  • adsavppb

    Réponses prises en comptes 😉

  • Persi

    Excellente initiative et cette fois plus d’excuse avec des « c’est loin », « c’est cher » ou « je ne peux pas me déplacer ». Tout le monde doit s’y mettre ici. On doit tout se réapproprier, y compris et avant tout la langue.

    Par ailleurs, félicitations à tous les organisateurs pour le congrès.

  • Ugo Palaoro

    Je suis italien mais j’adore la langue et la culture bretonnne! Je trouve votre initiative super! Pour moi apprendre la langue bretonnne il est trop difficile mais je souhaite a’ vous le plus grand success! A trés bien tôt Ugo Palaoro Italie du Nord (militant de la Ligue du Nord)

  • BIHOUÉE Jean-Marie

    Retraité, je peux essayer !!!

    Connaissez-vous des bretonnants dans votre entourage? Non

    Vivez-vous dans une commune ou paroisse où l’on utilise encore la langue bretonne ? Non

    Parlez-vous couramment d’autres langues que le français ? (Si oui lesquelles)
    Assez d’anglais pour me déplacer et vivre en Angleterre
    …………………………………………………………………

    Ecoutez-vous des chansons en langue bretonne ? Parfois (pour la musique)

    Avez-vous déjà pris des cours de breton ? Non

    Quel est le temps que vous pouvez consacrer à l’apprentissage de la langue bretonne ?

    Entre 20 et 30 minutes par jour