Commémoration annuelle de l’Abbé Perrot.

adsav abbé perrot

 

Comme chaque année se tiendra ce lundi 6 avril 2015 la commémoration de l’Abbé Yann Vari Perrot à l’initiative de l’UKK qui nous a transmis l’affiche officielle de cette commémoration.
Adsav appelle ses militants et plus largement ses sympathisant à s’y rendre afin d’honorer sa mémoire.
Vous pouvez dès maintenant télécharger le programme de la journée et le bon de réservation pour le déjeuner sur ce lien : Programme journée de commémoration Abbé Perrot.
Le rendez vous est fixé dès 10 heures sur la place de l’église de Scrignac.

Il est important d’honorer  ce Nationaliste Breton et militant en faveur de la langue Bretonne.

En 1905, il crée Bleun Brug (Fleur de Bruyère) avec sa revue Feiz ha Breiz (Foi et Bretagne) qui existe depuis 1899, et qu’il dirige, à partir de 1911. Nommé vicaire à Saint-Thégonnec au mois de mars 1914. Il est mobilisé à Lesneven le 5 août mais il demande à partir pour le front comme volontaire au Groupe des Brancardiers Divisionnaires. Il est décoré de guerre 1914-1918.

Militant culturel, il possède depuis les années 1910 une aura importante dans l’Emsav, mouvement nationaliste breton.
Il est nommé vicaire à Plouguerneau en 1920. En 1922, Yves Floc’h (futur peintre) devient garçon de presbytère à sa cure. L’abbé Perrot crée le patronage Michel Le Nobletz et organise des représentations théâtrales. Aussi, à cette occasion Yves Floc’h peint les décors d’une pièce et ses dons sont alors remarqués par le vicaire.
Dès 1932, son secrétaire est Herry Caouissin. Il est l’auteur d’innombrables articles et pièces de théâtre. Il est en poste à Saint-Vougay, puis sera muté à Scrignac (en 1930) par sa hiérarchie épiscopale qui désavouait son engagement politique au delà du plan culturel. Le 8 juillet 1941, il fait partie de la commission d’écrivains qui adopta une orthographe unifiée du breton.

De nombreux témoignages laissent penser que l’abbé Perrot n’était certainement pas celui dont le pouvoir en place et ses sbires voudraient nous faire croire qu’il était :

Le résistant Fañch Gourvil en 1990 : « L’abbé Perrot était bien connu pour ses attaches avec les Breiz Atao… De là à en conclure, après la seconde arrestation de D., qu’il en portait la responsabilité, il n’y avait pas loin… En réalité, l’abbé, la bonté même, était bien incapable de nuire, même à un ennemi politique. Malheureusement, il avait des familiers, que vous connaissez aussi bien que moi et auxquels, fort innocemment, il avait dû rapporter le fait incriminé, le tout fut transmis à Quimper et enregistré, dans l’ordre, par celui qui, dans cette ville, centralisait les renseignements susceptibles d’intéresser à quelque titre la Gestapo. La Résistance locale, à Scrignac, fut sans doute mise au courant du passage concernant D. dans cette liste. À la suite de quoi, le pauvre recteur « paya de sa vie » une dénonciation dont il n’était pas l’auteur

L’abbé Henri Poisson affirmera dans son livre : « L’assassinat de l’abbé Jean-Marie Perrot, le 12 décembre 1943, à qui on ne pouvait reprocher que son ardente fidélité à la Bretagne, constitue un crime odieux et ne peut s’expliquer que par le régime d’anarchie et de totalitarisme qui fût la marque de cette période ».

 

Venez nombreux rendre hommage à ce fervent défenseur de la langue Bretonne, tous les drapeaux Bretons seront les bienvenus.

 

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