Comment l’Europe importe massivement du chômage…

psa vivra adsav ppbDepuis de nombreuses années les économistes libéraux nous expliquent que les frontières doivent être ouvertes en permanence à tout et à tous. Les capitaux, les marchandises, les services, les hommes venus de tous les horizons doivent pouvoir pénétrer dans n’importe quel pays, ils doivent pouvoir s’y installer, en repartir ou en revenir à leur gré ! Les politiciens, gauche et droite confondues, nous expliquent que le chômage ne résulte pas de l’ouverture des frontières. Ils évoquent les phénomènes de rigidité, les obstacles qui entravent l’économie… en n’oubliant pas de nous parler de flexibilité, c’est-à-dire la baisse des salaires pour conserver son emploi.

Effectivement, le jour où les salaires en Bretagne seront au niveau des salaires chinois, nous n’aurons plus à redouter la concurrence des produits asiatiques ! Puisque nous parlons de la Chine, précisons que chaque fois que ce pays exporte un produit en Europe, en Bretagne, elle diminue son chômage mais elle accroît le nôtre et fait fermer nos usines. De même que chaque fois que l’Afrique nous envoie un immigré, elle diminue son chômage mais elle accroît le nôtre car cet immigré (souvent sans aucune qualification) vient rejoindre la cohorte des travailleurs bretons déjà durement frappés par la crise économique et à la recherche d’un emploi. Immigration et achats de produits étrangers à bas prix, l’Europe importe massivement du chômage. Que l’Afrique et l’Asie cherchent à sortir de leur pauvreté, oui et cela constitue une très bonne nouvelle, mais nous ne devons pas accepter que cette évolution entraîne chez nous la délocalisation, la désindustrialisation, le chômage et la baisse des salaires.

Le grand capital apatride a tout intérêt à l’ouverture généralisée des frontières, d’installer ses usines là où la main d’œuvre ne coûte rien, là où les normes écologiques ne sont pas respectées… et enfin établir ses sièges sociaux dans les paradis fiscaux.

Aujourd’hui, l’Europe, la Bretagne, doivent faire face à deux féroces cosmopolitismes.D’une part celui d’une droite cynique et avide et qui abandonne sans scrupule tout patriotisme pour se vendre au grand capital apatride, d’autre part le cosmopolitisme d’une gauche toute dévouée à ce même grand capital, gauche irresponsable et utopique qui préfère l’Internationale à ses travailleurs.

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