Droite/Gauche, une synthèse est-elle possible ?

Aujourd’hui, même si elle perd progressivement du terrain, la gauche, en Bretagne, occupe le champ médiatique et culturel et s’efforce de nous faire croire qu’elle est parée de toutes les vertus : défense des plus démunis, lutte contre l’exclusion, humanisme, solidarité, partage, défense et protection de la nature… sans oublier la cerise sur le gâteau, l’amour du prochain. Par contre, la droite incarnerait le mal, le calcul froid, la rentabilité nourrie de la sueur des travailleurs, quand ce n’est pas la xénophobie et le racisme ! Voilà la belle imagerie populaire issue du XIXème siècle qui a constitué le fond de commerce du socialisme-marxiste et constitue encore celui du socialisme dit moderne ou de la sociale-démocratie.
Pour l’homme de la rue, gauche et droite signifie encore quelque chose. Aussi, refuser de se positionner « à droite » ou « à gauche » sur l’échiquier politique breton revient à s’exclure du champ politique et à rendre son discours inintelligible au plus grand nombre. La politique du « ni-ni » n’a jamais fait recette, ni à gauche, ni à droite, na ruz na gwenn… ni mâle ni femelle… ! De plus, cette formule ambiguë est très souvent le subterfuge des partis d’extrême-droite ! Se positionner à droite permet d’échapper à toutes catégorisations réductrices. Il y a en effet différentes façons de voir le monde et d’être au monde : des façons de droite et de gauche, et celles-ci englobent aussi bien les connaissances pures que les croyances intuitives, les valeurs implicites, les émotions… Certains pensent qu’une synthèse est possible ! Je ne crois pas à cette possibilité car il faudrait éliminer du champ politique le primat de l’idéologie égalitaire en lui substituant le droit naturel, les valeurs et les cadres de la civilisation européenne. Pour moi, et dans mon esprit, me définir de droite se confine à un usage strict de lisibilité et me démarque clairement du socialisme-marxiste. Ma notion de droite, ou lorsque j’évoque le vocable de droite, dépasse et de loin les références et les clivages de l’hémicycle politique français, clivages qui me sont totalement étrangers, pour ne pas dire indifférents. De même, aucune référence au capitalisme sauvage, aux thèses libérales appartenant à la « gauche de l’esprit ». Je suis de droite bretonne et indépendantiste, cette droite sociale et populaire qui doit être fondamentale et radicale dans le sens où son programme ne souffre d’aucun compromis sur l’essentiel, sur les valeurs. Pour nous Bretons, cette notion de droite doit être nationaliste dans le sens où nous sommes enracinés biologiquement, culturellement et nationalement. Cette notion de droite inclut également des valeurs fondamentales à mes yeux, des jalons sur lesquels nous devons construire cette nouvelle société bretonne. L’honneur, l’honnêteté, la discipline, le sens de l’effort, le goût du travail bien fait, le respect de la vie et des libertés, la défense de la famille pilier de la société, la solidarité de classe plutôt que la lutte des classes où chaque acteur économique doit être solidaire des autres dans l’œuvre de réalisation, de création et de compétition. C’est ainsi que le travail doit prendre, à mon avis, face aux multiples agressions économiques de tous ordres et de l’âpreté de la concurrence mondiale, sa place essentielle dans la mise en œuvre d’un véritable patriotisme social et économique, seul garant de la souveraineté de la Bretagne. Pour conclure, si la droite se caractérise par un lien clair de causalité entre l’acte et ses conséquences, entre le travail et le salaire, entre la compétence et le succès, entre l’effort et la récompense, entre la faute et la sanction, entre les devoirs et les droits… La gauche se caractérise par les émotions, la jalousie, la pitié, l’indignation, les mensonges, la démagogie, la colère. Elle veut un monde meilleur et est à la recherche d’utopies mobilisatrices. Elle est capable de toutes les manipulations et ainsi mener les masses aux pires catastrophes. Pour elle, la fin justifie les moyens ! Quant au centre, lorsqu’il existe, il est le lieu où se regroupent les partisans du consensus mou, du compromis et du conservatisme. Il peut décider des coalitions… mais rien de plus.
Ce texte ne s’adresse évidemment pas aux intellectuels politiquement soumis, idéologiquement serviles, beaux parleurs et courtisans.
Voila quelques repères avec lesquels nous devons construire cette Bretagne nouvelle.
rodin_penseur

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  • nato

    Mouai, ben je suis venu en Bretagne il y a 6 mois… J’ai été surppris de constater le nombre incroyable de traines savattes et drealock et la profusions de drogue dans cette région. Je vais tout faire pour partir d’ici.

    Qu’est devenue la Bretagne de mon enfance… quel honte.

  • Mandrin

    Rien à redire à votre analyse, elle est juste et la seule cohérente pour un authentique défenseur de la Bretagne, de son histoire et de sa culture.
    Je vous remercie pour cette bouffée d’oxygène !
    Juste un peu de real politique cependant, concernant la ’’france’’ ou plutôt l’état de déliquescence d‘une quelconque perception ‘’identitaire’’ qui y sévit dans une large partie de ses populations.
    Pour beaucoup ici c’est un flou de plus en plus large quand à savoir s’ils sont d’une quelconque origine qu’elle soit d’une ancienne province (Berry, Poitou, Auvergne, etc. …) ou même autre (un pays voisin … y compris la Bretagne) et quand il n’y a pas plus qu’un vague intérêt ou tout simplement de l’indifférence pour le sujet, cela ne peut généralement aller bien plus loin ; et il peu même y avoir un certain rejet pour se genre de manière de se définir.
    Ceci est devenu aujourd’hui une situation presque moyenne pour un citoyen français et toute autre manière de se percevoir y est donc classée ‘’identitaire’’ et donc par conséquence … d’extrême droite.
    Le plus paradoxal c’est que dans ’’l’esprit français’’ d’aujourd’hui cela vaut également pour les populations immigrées qui doivent à terme s’intégrer (à quoi ?), et par exemple quand elles sont musulmanes devront pratiquer une religion qui n’aura plus grand-chose à voir avec celle de leurs ancêtres, par nature conquérante et intolérante, puisque universaliste.
    Donc en ’’france’’ d’aujourd’hui le fait qu’il y ait un courant ’’identitaire’’ n’est plus qu’une ultime réaction avant le vide, puisque être ‘’français n’y relève plus que d’une abstraction volontariste.
    Et comme vous l’avez très justement remarqué, cela vaut aussi pour les courants nationalistes français … mais vu le contexte historique et la situation actuelle en hexagonie … ont-ils encore le choix ?
    Maintenant à vous de sortir la Bretagne de ce piège … s’il en est encore temps.

  • Fred

    Je ne sais pas quelle est la définition de M. Vial mais quand je lis cela je me fais du soucis:

    « Au sein de cet ensemble riche, diversifié, polymorphe qu’est l’identité française, la Bretagne tient une place particulière. Elle assure en effet la part du rêve, de l’imaginaire, du mythe (au sens sorélien du terme : idée-force capable de mobiliser l’énergie collective). Avec elle, grâce à elle, le monde celtique tient sa place – et quelle place ! – dans la maison France. »

    Je trouve cette définition pour identitaire qui émane de M. Luyt:

    « Au nationalisme, idéologie de la nation, nous préférons le patriotisme, attachement charnel à notre terre. Un patriotisme que nous osons affirmer triple : régional (patrie charnelle), français (patrie historique), européen (patrie civilisationnelle) »

    Elle me hérisse le poil! La « région » est une création artificielle de l’Etat. Pas de quoi s’attacher, rien de « charnel » dans cela! La région et le régionalisme sont des sous-produits artifciels et nocifs de la France en forme d’Hexagone et du « nationalisme français ». Nous nageons en pleine abstaction. Une abstaction qui passe sous silence l’essentiel: l’Hexagone est un conglomérat de nations, un Etat multi-national, une auberge espagnole, une source de confusion. Passer sous silence cette réalité au profit d’une architecture « parfaite » et « fantasmée » , n’est-ce pas simplement justifier une fois de plus la permanence de l’Hexagone? Rien de bien nouveau sous le soleil… Juste un dialogue entre français convaincus au sujet de l’architecture « idéale » de l’hexagone…

    Ma patrie historique c’est la Bretagne, conquise et soumise mais pas morte. Tombée sous le joug de la France bien malgré elle et pour son malheur. Ma patrie la Bretagne est tout aussi charnelle que l’est mon attachement à ma paroisse, au Bro Gerne, à l’aire culturelle Celte et à la famille des peuples européens. La « région », la « France » sont des abstractions.

    « Identitaire » n’est-il pas au droitisme ce que « nationalitaire » était hier au gauchisme? Un systeme de plus pour nos voisins tant friands d’abstractions et d’architectures pures et parfaites? Une nouvelle « France idéale »? La Bretagne y gagne-t-elle autre chose qu’une justification de plus de sa soumission?

  • Elie Golan

    @Frederig : « identitaire » … Pierre Vial l’a très bien expliqué. Mieux que je ne pourrais le faire.

  • Fred

    Mettons l’accent sur le contenu plus que les étiquettes. Rassemblons les Bretons sur ce qui les soude: la renaissance de notre nation et tout ce qu’il y a y gagner (pas seulement matériellement, surtout spirituellement) . Et au passage rappelons tout ce qu’il y a perdre a « mariner dans la France » quelques soient ses étiquettes.

    @Elie Golan. Personnellement le terme « identitaire » me chiffonne toujours je ne lui trouve pas de définition claire.

  • Brenn

    Entre un Strauss-Kahn qui risque d’être le futur candidat de la ‘’goche’’, une Carla Bruni qui se dit également ‘’profondément de gauche’’, des Jack Lang, Bernard Kouchner ; et autres Tapis qui courent à la gamelle chez leur vieil amis Sàrkozi, un Attali qui après avoir été le conseillé et gourou de Mitterrand, est devenu le guide spirituel dudit Sàrkozi, lequel aurait bien proposé à Julien Dray un poste dans son gouvernement … il faut vraiment être aussi réveillé que la belle au bois dormant pour espérer encore en la ‘’gôche’’ … et aussi stupide que simplet pour avoir encore confiance en la ‘’droite’’.
    Donc, je trouve votre sujet très pertinent, et j’en viens à me demander si ces notions de droite et de gauche ne sont pas un faux problème. *
    Ceci-dit je ne me fait guère d’illusions …Je ne suis pas devin, mais je crains que désormais les élections ici ne soient plus qu’une formalité en vu de légitimer et reconduire invariablement les mêmes notabilités UMP ou PS – du pareil au même- d’une scène politique sans enjeux et ambitions autres que ‘’convenues’’.
    Malgré tout cela et finalement … je vous félicite d’agir malgré tout !

    * 97% des lois votées à Bruxelles l’ont été avec l’accord droite / gauche ; et bien sûre des grands patrons aux syndicats soit disant de ‘’gôche’’ en passant par le clergé et les bobos humanistes des beaux quartiers, tous sont d’accords pour ouvrir toutes grandes les vannes de l’immigration … le dumping social / traite négrière / ethno masochisme finit de réduire à l’état de souvenir ce qu’il reste de force vive dans nos peuples européens et sert de caution au grand capital et à la lâcheté bien pensante de nos ‘’élites’’ de gôche … n’est-ce pas merveilleux ?

  • Breutaer

    Thierry:

    la gauche (française ou bretonne) se caractérise à notre époque, par son opposition à l’identité européenne

    Oui, mais du coup, on ne peut plus dire que c’est la gauche, car il n’y a pas de continuité avec leurs prédécesseurs. Normalement, la droite défend la liberté, et la gauche défend l’égalité. Mais comme les partis politiques actuels piétinent les deux à la fois, on ne peut plus dire qu’ils soient à droite ou à gauche.
    Ce qui s’est passé est que les médias et partis politiques se sont fait infiltrer par une idéologie anti-européenne. Depuis, les médias font comme si être à gauche signifiait qu’on est gentil et qu’on approuve l’immigration. Alors que ça n’a rien à voir. L’immigration ne renforce pas l’égalité, et donc, n’est pas une politique de gauche. Un parti politique qui soutient l’immigration est un parti anti-européen, et non un parti de gauche. Par exemple, l’UDB n’est plus un parti nationaliste, mais ce n’est plus non plus un parti de gauche (sauf si on retire tout sens au mot). Ajoutons que les partis « de droite », au moins depuis Giscard, se sont fait infiltrer eux aussi par l’idéologie anti-européenne. Il est impossible pour un député socialiste de prendre position contre l’immigration, mais c’est presque aussi impossible pour un député UMP. Et pourtant, la plupart des électeurs sont contre l’immigration, que ce soit au PS ou à l’UMP, et tout le monde sait que l’immigration nous conduit dans le mur. A mon avis, ce n’est pas la gauche qui s’est radicalisée et a infiltré la droite, mais c’est un virus anti-européen qui a infiltré à la fois la droite et la gauche, par en haut.

    La formule na ruz na gwenn me convient tout à fait. Ce qui est important (et suffisant) est de distinguer entre, d’un côté, les gens normaux, et en face d’eux, une minorité de gens agressifs, qui relayent l’idéologie anti-européenne affichée par les médias, l’administration, et la direction des partis politiques.

    ni à gauche, ni à droite, na ruz na gwenn… ni mâle ni femelle… ! De plus, cette formule ambiguë est très souvent le subterfuge des partis d’extrême-droite ! (— Mériadeg)

    Adsav pourrait aussi essayer le subterfuge inverse, en se présentant comme un parti hermaphrodite autant RUZ que GWENN, comme les Alsaciens et les Polonais faux-culs. Ça plairait sûrement aux idiots gauchistes.

  • Kadvoz

    Il y a des gens « dits » de gauche mais qui ont le porte-feuille à droite…
    et il y a des gens « dits » de droite et qui ont le cœur à gauche…
    Moi, j’ai le cœur bien à gauche et mon porte-feuille bien à droite 😉

  • An unnek pikez

    La discussion sur le clivage droite-gauche est sans doute très utile aux étudiants en philosophie ou sciences politiques, mais concrètement, a quoi cela sert-il ?
    Ne serait-il pas plus sérieux, par exemple, de dénoncer la future destruction radicale d’une partie du pays nantais par le projet technocratique ubuesque d’aéroport de Notre-Dame de la Lande?
    Je n’entends pas beaucoup Adsav! sur ce sujet.

  • Elie Golan

    C’est en étant « NATIONALISTE » (identitaire européen) que l’on dépasse nos propres contradictions « gauche/droite » (d’où mon « Post » du 13/8). Il ne faut pas perdre de vue que la Révolution française et la République ont proclamé des valeurs universalistes et cosmopolites qui se sont ancrées à gauche! on n’a pas de mal à se situer à droite, par opposition. Ces « valeurs » (?) n’ont rien à voir avec la « démocratie » cuisinée à toutes les sauces…

  • Thierry

    « Nous défendons l’enracinement, la famille, le travail , en deux mots : l’ordre naturel et en un seul : la Nation.
    Nous sommes NATIONALISTES et c’est cela qu’il faut affirmer. Ceux qui sont de “droite” , de “gauche” ou du “centre” s’y reconnaitront s’ils ont les idées claires. »
    la gauche (française ou bretonne) se caractérise à notre époque, par son opposition à l’identité européenne (bien sûr, celle-ci ne va pas mettre cela en avant) ; la « fausse » droite ne faisant que suivre la gauche ;
    à « droite nationaliste bretonne » nous avons préféré « parti du peuple breton » (= na gwenn na ruz finalement) ; ce qui est bien électoralement ; par contre, hors élections, au niveau des gens, je me demande si sais clair ; la plupart des gens, ignorants en matière politique, ne doivent pas faire le lien PPB et nationaliste, indépendantiste (ou tout simplement savoir si le PPB est de droite ou de gauche) ; nationaliste est un mot clairement connoté à droite ; tant mieux ;
    en clair : ni gauche ni droite française mais nationaliste breton
    (ce qui implique d’être plutôt de droite à mon sens) ; l’enracinement c’est à droite, le déracinement c’est à gauche (ou français, droite française comprise) ;

  • Elie Golan

    en politique le clivage est plus nuancé et parfois carrément illisible… des opinions qui étaient « à gauche » au 19è et début 20è siècle, sont passées à « droite » et inversement. Difficile de trouver une signification en ce 21è s. quand le bulldozer turbo-capitaliste mondialiste écrase tout sur son passage!

  • Disuj

    Droite gauche, ça veut plus rien dire.

  • Elie Golan

    il y a un sens à ce clivage « gauche droite » qui s’est traduit jusqu’en « politique »… se rappeler des « augures » dans la Rome antique. Par ex. quand les oiseaux passaient à  » sinistra  » mauvais augure. il a bien dû en rester qq chose tout au long des siècles? Question de symbolisme…

  • An unnek pikez

    L’homo-sapiens a vécu pendant un million d’années sans se soucier de savoir s’il était de droite ou de gauche. Ce n’est que depuis une centaine d’années à peine qu’on lui applique ces notions hasardeuses issues de la démentielle révolution française. Par ailleurs, ces notions deviennent aujourd’hui très confuses. Qui est de droite? Qui est de gauche? La droite affairiste est-elle de droite? La gauche écologiste est-elle réellement de gauche? Devant l’impossibilité de se définir correctement, on en arrive à des discussions vaseuses sur des notions comme « gauche nationale » ou « droite socialiste » . Il est donc temps d’en finir et de revenir à un vocabulaire plus compréhensible pour le vulgus pecuum. Nous défendons l’enracinement, la famille, le travail , en deux mots : l’ordre naturel et en un seul : la Nation.
    Nous sommes NATIONALISTES et c’est cela qu’il faut affirmer. Ceux qui sont de « droite » , de « gauche » ou du « centre » s’y reconnaitront s’ils ont les idées claires.

  • Elie Golan

    Bizarre mais au milieu de gens de « gôche » je me sens carrément d’extrême-droite! mais au milieu de gens de « drouâte »… je me sens d’extrême gauche. C’est grave Docteur???

  • Elie Golan

    qu’en pensent les lecteurs de Télérama, Voici, et Gala? (etc) « L’homme de la rue » aspire à gagner au Loto pour résoudre tous ses problèmes… peut-on l’en blâmer? même si ce n’est pas une attitude « révolutionnaire » ? …

  • gwezenn

    « Droite/Gauche »…cela a t-il encore un sens ? d’ailleurs cela en a t-il eu un jour ? ne sommes nous pas entrés dans une nouvelle ère sans nous en rendre vraiment compte ? des hommes de gauche avec des propos de droite des hommes de droite avec des propos de gauche…je pense qu’il y a un gouffre entre ce que l’homme de la rue pense de ces 2 tendances et la réalité, je croit même pouvoir dire que ces 2 termes sont anachroniques et dénués de sens véritables.

  • kevlar

    na ruz na gwenn
    gwenn ha du!