De Perrot à Adsav : Breiz Atao !

Adsav Perrot Yann-Vari

Le 12 décembre 1943, il y a aujourd’hui 72 ans, décédait l’abbé Yann-Vari Perrot, recteur de Scrignac (Bro Gernev), assassiné par un communiste au détour d’un chemin du village dans l’hiver des Monts d’Arrée.

Le but de ces lignes n’est pas de retracer une nouvelle fois la vie exemplaire et bien remplie d’un des pères du nationalisme breton puisque de nombreux articles ont déjà été rédigés sur l’abbé Perrot (Voir ici) mais plutôt de mettre en relief son héritage dans le présent.

Car aujourd’hui, les paroles du martyr de Scrignac sont plus que jamais d’actualité à la vue de la situation catastrophique de notre vieux pays breton : l’invasion migratoire, l’islamisation et la francisation plus qu’avancée de la Bretagne, le recul et bientôt la disparition de la foi catholique et de la langue bretonne (« Breton et Foi sont frère et sœur en Bretagne », disait-on) ont fait de l’abbé Perrot, de sa revue Feiz ha Breiz et du Bleun-Brug des visionnaires dont les prophéties se vérifient ici chaque jour.

Que dirait-il en apprenant que des imams salafistes tiennent des discours radicaux sur nos terres, que des villes comme Brest, Nantes ou Rennes ont pris toutes les mauvaises habitudes de Paris la capitale du diable en ressemblant de plus en plus à des excroissances des banlieues multiculturelles et multiracistes d’Ile de France ?

Yann-Vari Perrot, qui souhaitait que la Bretagne soit toujours « La terre de la liberté, de la vérité et de l’espérance », serait bien dépité en voyant notre jeunesse nihiliste, passablement droguée et portée sur l’alcool, quitter le pays pour aller se perdre dans le salariat et l’anonymat des métropoles françaises. Cette jeunesse perdue entre les rêves de surconsommation à l’américaine et les joies du vivre ensemble à la française, qui ne connaît pas même sa propre histoire, cherchera en vain un sens à son existence sans savoir que la transcendance bretonne, elle est là, ici et maintenant, dans le formidable défi qui se présente devant nous.

Nous, les derniers enfants de Bretagne capables de redonner à notre nation la grandeur d’âme qu’elle n’aurait jamais dû perdre. Cette âme bretonne n’ayant rien à voir avec les lieux communs sur le goût pour le métissage des bretons ou sur cette fâcheuse tendance à résumer notre pays à une terre de festivals et de galettes saucisses certifiées halal par Ouest France. Le pays breton peut ambitionner un destin bien meilleur que celui d’un territoire de surplus pour retraités et banlieusards au bout d’une ligne TGV. Un territoire qui ne se distinguera bientôt plus de son voisin français puisque les maux et les mœurs y seront identiques, jusque dans l’architecture d’ailleurs, la mode des murs jaunis et des toits plats transformant même peu à peu l’Argoat en paysage « méditerranéo-compatible ».

L’âme bretonne aujourd’hui, elle est dans les rangs d’Adsav et de l’Unvaniezh Koad Kev qui perpétue l’hommage à notre regretté recteur et à l’esprit de Feiz ha Breiz. Elle est dans les récits des audaces de Cadoudal comme dans les fulgurants écrits d’Olier Mordrel. Elle concilie les croyances des vieux celtes et notre foi catholique, toutes étant menacées plus que jamais. Elle apprend le breton de Roparz Hemon et méprise les universitaires gauchisants qui considèrent cette langue comme un patois digne du gallo, le comique ridicule en moins et le danger « identitaire et réactionnaire » en plus.

Mais, à l’instar de l’abbé Perrot qui n’a jamais cessé son combat et qui consacra sa vie entière au redressement de la nation bretonne et à son développement culturel, Adsav! a été, est et sera là pour continuer le travail de résurrection de cette conscience nationale qui, d’Ouessant à Clisson, n’attend que le réveil.

 

Avel a-dreñv, avel a-benn, Adsav!, war-eeun!

 

 

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