Le Front National s’en prend à la langue bretonne

Le conseiller régional autonomiste Paul Molac a profité de la séance du 24 mars de l’assemblée pour s’exprimer en breton. Habitué à cet exercice, l’élu, aussi député de Ploërmel, avait déjà conversé en breton avec Marc Le Fur pendant les débats sur la réforme territoriale. Cette fois s’en est trop pour le FN régional ! Nous étions plutôt habitués à entendre les quolibets à l’encontre la langue bretonne descendre des rangs octogénaires du PCF. Ces derniers ont enfin trouvé leurs héritiers !

Le Front National s’inscrit dans la tradition républicaine.

L’hostilité de la caste politique française à la langue bretonne n’est pas nouvelle. En cela, le FN ne dépareille pas des autres formations politiques hexagonales.

Pourtant le FN semble victime de contradictions internes. La tête du parti défend une approche centralisatrice méfiante vis-à-vis des cultures « régionales ». On se souvient, par exemple, de l’attitude de Florian Philippot lors de la campagne des régionales dans l’Est de la France. Ce dernier avait interdit à des militants alsaciens d’utiliser leur propre langue.

Quant à elle, la base militante du parti, enracinée dans son territoire, est bien plus encline à défendre son héritage. Ainsi, début mars, Benoît Ranc, élu frontiste de Vannes, s’est exprimé en breton lors d’une séance du conseil municipal. Deux semaines plus tard ses collègues du conseil régional s’insurgent de l’usage de notre langue nationale. N’étant pas à une contradiction près, le groupe FN a pourtant choisi de voter le programme budgétaire en faveur de la langue bretonne.

L’observateur attentif aura d’ailleurs noté l’appropriation des symboles bretons par le FN : présence du Gwenn-ha-Du et du Kroaz Du durant les conférences de presse mais aussi de l’hermine sur le logo de la fédération régionale. Pour le Front National, la défense des traditions est envisageable tant que cela reste confiné au folklore pour touristes.

A l’instar du PS ou des Républicains, le FN n’est qu’une des nombreuses têtes de l’hydre français. De M.Mélenchon à M.Philippot en passant par M.Valls seul le discours change, le but est similaire : leur république une et indivisible avant tout ! Avec eux la Bretagne n’a aucun avenir.

Quelles propositions d’Adsav! pour la langue bretonne ?

La langue est le terreau d’un peuple, elle est la base du sentiment national. Les gouvernements français successifs l’ont bien compris au fil du temps. Le même processus d’anéantissement a eu lieu chez nos frères corses, basques ou alsaciens. Quand on abat une langue, on anesthésie son peuple.

Notre ambition est de rendre la Bretagne à nouveau indépendante. Cela signifie donc une rupture avec l’administration française. Aujourd’hui l’expansion de l’enseignement du breton est ralentie par les pouvoirs publics français. Les écoles Diwan éprouvent toutes les peines du monde à obtenir des financements nécessaires à leurs activités.

Une Bretagne indépendante implique un gouvernement breton. Le breton retrouvera alors sa place de langue officielle. Chaque élève aura pour devoir de l’apprendre et pourra ainsi la transmettre de génération en génération. Il faut continuer d’insuffler l’envie, la volonté de se réapproprier notre langue nationale. Avec de vrais moyens cette ambition pourra aboutir.

Notre avenir se joue aussi en ce moment même, notre pays est à un tournant de son Histoire. La langue bretonne disparaît peu à peu et les bretons sont remplacés progressivement. Il est du devoir de chaque breton d’agir chaque jour pour la sauvegarde de ce patrimoine. Faisons étudier cette extraordinaire richesse à nos enfants. Organisons-nous pour l’apprendre, parlons breton !

L’heure est à l’action !

Betek an trec’h ! Breiz Atao !

 

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