« BRETON ET EUROPÉEN SEULEMENT! »

breton européen front national jacobinisme

Nationalisme ethnique vs national-jacobinisme : pourquoi nous ne sommes pas au Front national

 

Si d’aventure, un interlocuteur  vous demandait  d’abandonner  la flamme tricolore  pour  brandir  le  Gwenn-ha-Du, vous prendriez à coup sûr  l’auteur de cette démarche pour un aimable plaisantin….d’autant que le FN, loin de s’affaiblir ne cesse de progresser au fil des élections. Pourtant, pour insensée  qu’elle puisse paraître, cette orientation  s’impose d’elle-même si l’on aborde  le sentiment d’appartenance, au regard d’une identité française devenue illisible.

Très certainement, on vous a inculqué dès votre plus jeune âge, notre  appartenance  à une « nation française », et cette attirance pour l’hexagone   était d’autant plus forte que l’enseignement de son histoire millénaire relevait d’un roman national  empli d’images d’Epinal : Baptême de Clovis, Charlemagne empereur d’Occident, Saint-Louis et sa main de justice,  Sainte Jeanne d’Arc chef de guerre, Cadoudal et ses chouans, les Poilus à Verdun, avec sa tradition catholique, ses  édifices architecturaux …etc.  Comment, en effet, ne pas se sentir partie prenante et redevable à l’égard de ces illustres prédécesseurs ?

Or, ami Breton, le cadre  étatique dans lequel nous vivons depuis l’anschluss de 1532, doit-il rester ta  référence obligée quand l’Etat central, après avoir  supprimé notre autonomie et nos dernières libertés, persécuté nos compatriotes sous la Révolution, éradiqué notre langue, détruit notre foi ancestrale et amputé notre territoire du BRO NAONED, nous impose maintenant une immigration-invasion en tous points révoltante ? Peux-tu  continuer à  rester  de marbre face à  ce plan d’anéantissement de  notre nation véritable, dont la dernière étape signifiera à terme notre  disparition ?

Quand on examine l’état actuel  de la « France »,  force est de constater  qu’elle a été dénaturée  par l’application intégrale de sa philosophie universaliste.  Difficile, en effet, de se reconnaître dans son image ; Nombre de ses traits distinctifs, ont été gommés au fil du temps par des politiciens sans scrupules, acharnés à faire table rase du passé. Plus grave encore, quand  sont venus s’ajouter par vagues successives, aux nations  originelles  agglomérées de force en son sein,  des éléments majoritairement extra-européens de culture islamique sur le demi-siècle écoulé. C’est cela  une nation ?  Hormis la langue française, qu’avons-nous de  commun avec des  gens  dont l’intégration  alimente  notre désintégration ?  A bien y réfléchir, Il n’y a pas de « nation française » au sens strict du terme qui renvoie à une origine commune. Il y a un système de pouvoir parisien, s’appuyant sur une administration de type soviétique. Voilà tout.

Quand  on lit le programme du FN censé  résoudre  les grands maux qui gangrènent notre société,  on remarque le renoncement à nombre  de ses fondamentaux. Plus question  de rapatriement des immigrés dans leurs pays d’origine, refus  de la théorie du «  Grand Remplacement », refus d’abroger les lois liberticides PLEVEN et GAYSSOT, défense obsessionnelle  de la laïcité  et des «  valeurs  républicaines  », références obligées envers  les icônes de la gauche française :  Jean JAURES, Jules FERRY, les  «  Hussards noirs de la 3éme république  », volonté de sortir de l’ Europe  et  d’engager une grande politique de développement de… l’Afrique . En bref, c’est le retour  de la France de DEROULEDE, DALADIER, PETAIN et DE GAULLE…Comme mythe mobilisateur,  c’est en effet très porteur !

Enfin, pour nos compatriotes qui revendiquent, comme nous, la pleine expression  de notre identité bretonne, le FN  la rejette carrément en raison de sa vision   jacobine de l’Etat, de son refus du bilinguisme  ou des prénoms bretons, et  en général de tout communautarisme. Magistrale sottise  au demeurant,  car le communautarisme est  au regard du patchwork hexagonal, une solution transitoire indispensable pour maintenir nos liens, notre façon de vivre. Et surtout, pour résister à l’infâme brouet  du multiculturalisme que nous  mijote la demi-mondaine dont le buste  trône de façon indécente  dans nos mairies en lieu et place de celui de la Duchesse Anne.

En clair, par sa métamorphose  de parti protestataire en parti pressé d’intégrer le Système, et par son refus de prendre en compte la dimension ethnique de nos origines, le FN  n’est d’aucun secours  dans la lutte pour le maintien de  notre identité réelle. Pas plus  qu’il ne  symbolise  l’établissement d’un ordre politique, social et économique nouveau.

Face à cet état des lieux, Il est donc logique et naturel que tout Breton soucieux de préserver  son identité, se rapproche du nationalisme authentique – le nationalisme  ethnique – au détriment du nationalisme tricolore désincarné et purement idéologique, lequel porte dans ses fondements, sa dérive actuelle et ses ambiguïtés doctrinales. Il s’agit là  d’une  évolution  au profit des peuples-patries  et du continent  euro-sibérien (l’Europe  des Peuples chère à Yann FOUERE). C’est-à-dire d’espaces géographiques  plus conformes à notre passé et plus aptes  à nous  prémunir des dangers mortels inhérents au jeu mondial.  En résumé, c’est le nationalisme breton et européen succédant au  nationalisme français  sclérosé et suranné.

Breton, ton identité véritable, c’est l’identité bretonne au sein de l’Europe des peuples, non cette identité française composite réduite  à un concept purement administratif, que recouvrira demain, tel un linceul, le drapeau tricolore frappé du Croissant. Le choix est simple : Rester sous pavillon tricolore à bord d’un bateau qui fait naufrage ou vivre sous nos propres couleurs, pour assurer notre devenir.

                                                                                                                                                                                                                           Jakez  GWILLOU

Partagez sur les réseaux soxiaux !