L’Europe de l’Est, foyer de la résistance identitaire européenne

Les Bretons, qui se trouvent malheureusement sous l’influence des médias hexagonaux, gagneraient à s’informer auprès des nombreuses sources étrangères désormais disponibles par internet pour comprendre leur situation actuelle. Les médias étrangers portent un regard différent, fruit d’un culture particulière, et se retrouvent pour certains d’entre eux bien plus en phase avec notre propre vision du monde.

Dans un article signé par le Britannique Oliver Haiste intitulé « Pour l’Europe de l’Est sera le futur de l’Europe » (en anglais ici), l’auteur nous propose une vision de la situation de l’Europe de l’Ouest sous un jour qui parlera bien plus à nos lecteurs que celle que des journaux coloniaux comme « Le Télégramme » ou « Ouest-France » peuvent diffuser dans leurs colonnes.

Fractures Est/Ouest

Alors qu’il revient sur le référendum relatif à l’immigration de peuplement extra-européenne en Hongrie, Oliver Haiste nous rappelle d’abord que l’Europe Orientale, encore tenue pour quantité négligeable par nombre d’Occidentaux, a joué un rôle majeure dans l’histoire de notre civilisation.

« Ce référendum a reçu très peu d’attention médiatique » déplore-t-il, ajoutant que c’est là « révélateur de l’angle mort qui frappe les nations d’Europe de l’Ouest quand sont évoquées les affaires d’Europe Centrale et Orientale. Les dynamiques politiques des nations d’Europe de l’Est sont toujours vues comme sans importance en termes de discours macro-politique en Europe ».

« C’est une preuve d’inculture historique et même illogique quand on sait l’impact épique au plan historique que l’Est a eu sur l’Europe. L’Europe doit son identité chrétienne à l’Empire Byzantin qui a su prévenir la conquête du continent par les Turcs ottomans«  rappelle fort justement Oliver Haiste.

Revenant sur le référendum en lui-même, il pointe du doigt le véritable fossé culturel et moral qui divise le continent. « La Hongrie et la Slovaquie ont déjà contesté en justice les plans de l’UE que le Premier ministre Orban a décrit comme « illégaux et déraisonnables », déclarant qu’ils « redessineraient l’identité culturelle de l’Europe ». »

Cette notion de culture est en effet centrale et nous, nationalistes bretons, nous retrouvons complètement dans cette notion de nation ethnique par opposition au nationalisme étatique, désincarné et administratif comme peut l’être la nation française.

L’auteur poursuit :« La notion d’identité culturelle européenne est quelque chose de bien plus défendu par les nations d’Europe de l’Est que par celles de l’Ouest. Il y a ceux qui voient l’Europe en termes d’identité culturelle et ceux qui la voient juste comme une zone géographique et économique qui devraient être ouverte à n’importe qui dans le monde ».

Nationalisme ethnique ou sans-frontiérisme ?

Et ajoute : « La plupart des politiciens d’Europe de l’Ouest ne tendent pas à voir l’Europe en termes d’identité culturelle et sont donc opposés à l’idée d’offrir à leur peuple des référendums sur des questions comme les quotas d’immigration. Ils sont plus soucieux de se conformer au consensus prévalant au sein des forums internationalistes tels que l’UE et l’ONU plutôt qu’au consensus dominant au sein de leur propre électorat. Ils sont influencés par une pensée de groupe à la mode promue par de telles organisations et nourrissent un rejet instinctif de la démocratie réelle, la considérant comme pouvant être influencée par « le populisme de droite ». »

Ces observations amènent Oliver Haiste à parler de l’application concrète d’une telle vision désincarnée du politique. Il revient brièvement sur la façon dont les états occidentaux traitent la catastrophe migratoire : « Beaucoup de dirigeants européens voient la crise migratoire comme une simple crise de gestion, un phénomène qui peut être réglé grâce à une coopération européenne plus efficace et davantage d’allocation de ressources. Ils traitent l’immigration de masse  comme ils le feraient d’un problème de circulation, quelque chose qui nécessiterait une meilleure infrastructure, plus de finances et de solutions administratives ».

Le Britannique énonce l’évidence : « Ce n’est pas un problème de gestion. C’est civilisationnel. Ce n’est pas juste un problème de surpopulation scolaire ou de pression immobilière, etc. Cela attaque la nature même de l’identité européenne ».

Dressant un parallèle pertinent entre les métropoles occidentales et celles d’Europe de l’Est, il écrit encore : « Le maire de Londres, Sadiq Khan, a déclaré que « le terrorisme fait simplement partie de la vie dans une grande ville ». Mais tandis que des grandes villes ouest-européennes comme Londres, Paris ou Bruxelles sont une menace constante, on peut relever que des villes bien plus grandes comme Pékin, Rio de Janeiro ou Buenos Aires n’ont pas eu de telles menaces constantes […] Si nous regardons les grandes capitales d’Europe de l’Est comme Prague, Budapest ou Varsovie, nous ne voyons pas de menaces terroristes significatives. La réalité est que la menace terroriste à laquelle sont exposées les grandes villes européenne le sont en raison de la présence massive d’islamistes là-bas ».

Constat lucide

Ce constant de bon sens est pourtant considéré comme « extrémiste » par les médias hexagonaux qui continuent de lutter pour la défense de l’idéologie jacobine et socialiste d’un universalisme pacifique reposant sur l’abolition des différences culturelles, politique dont nous Bretons ne sommes que trop familiers.

L’auteur de l’article dresse une conclusion d’évidence qui échappent pourtant à toute la classe politique et médiatique franco-centrée qui diabolisent notre propre vision du monde : « L’europe de l’Est a évité de larges flux migratoires en provenance de pays musulmans et a ainsi évité les problèmes sociaux qui continueront d’éroder l’Europe de l’Ouest. Il sera impossible pour l’Europe de l’Ouest d’absorber des millions de migrants indéfiniment et maintenir, dans le même temps, une société homogène et libre ».

Oliver Haiste ose une prédiction lugubre : « Les futures générations d’Européens de l’Ouest s’adapteront progressivement à une société plus dysfontionnelle et draduellement oublié qu’elle était différente auparavant. Les attaques terroristes seront reçues avec une indifférence croissante. Une criminalité plus élevée et le désordre social sera simplement vu comme un sous-produit de la « vie moderne ». Et l’islamisation des villes européennes sera vue comme une conséquence inévitable de la mondialisation ».

Et notre auteur conclut : « Quand l’Empire Romain d’Occident s’est effondré, l’Empire Romain d’Orient a continué d’exister pendant 1000 ans. Les civilisations sont cycliques et l’Europe de l’Est a vocation a être le coeur culturel de l’Europe du futur ».

Nous devons rappeler ici que, lors de la chute de l’Empire Romain d’Occident, les Bretons ont continué de défendre leur héritage culturel, spirituel et politique, contre vents et marées, pendant plus de 1200 ans. Ceci en dépit de rapports de forces largement défavorables.

L’heure est venue, pour notre nation, de s’apprêter à affronter la tempête évoquée par Oliver Haiste et de nous préparer à une longue guerre comme nos ancêtres ont su le faire à partir du 5ème siècle. C’est d’ailleurs pour cette raison que fut forgée notre nation, par ses saints et ses rois venues de l’île de Bretagne.

 

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