10eme congrès d’Adsav, le parti du peuple Breton : sous le signe de l’Unité.

Frederig Ar Bouder et Ronan Le Gall piétinnant un drapeau de la pseudo région Pays de la Loire.Le 21 novembre 2009, ce sont plusieurs centaines de Bretons qui se sont rassemblés à Ligné, en Pays Nantais. Le parti du peuple Breton avait décidé de tourner le dos aux multiples divisions qui séparent les Bretons entre eux, à commencer par cette partition administrative inique qui ampute la Bretagne du Pays Nantais, entretient les vexations anti-bretonnes, et sème le doute dans les esprits au sujet de Nantes, notre capitale historique.  Ce congrès mit l’accent sur ce qui nous rassemble. Cet engagement est particulièrement important en période électorale, alors que le débat politique français détourne les Bretons de leurs préoccupations pour mieux leur imposer des sujets artificiels sans rapport avec leurs intérêts.

Rejoint par d’importantes délégations du Pays Niçois, de Flandre, des Pays-Bas et de Padanie, encouragé par le soutien du vice-ministre de l’Intérieur Italien, le débat a d’abord porté sur la question de l’unité des peuples européens. Les européens ont élu un nouveau parlement fantôme en juin dernier. L’Union Européenne apparaît de plus en plus prisonnière d’une dérive à la fois marchande et technocratique. Par leur désir de coopération, les délégations européennes ont souligné que les peuples d’Europe sont l’épine dorsale du continent. Ce sont les patries charnelles qui font l’Europe et non les bureaucraties. Seul un modèle vraiment démocratique et confédéral  pourrait faire vivre une union harmonieuse et durable, où chaque peuple s’épanouirait au sein de son foyer national : ce modèle existe dans les esprits sinon dans les faits, c’est l’Europe aux Cent Drapeaux.

Les disfonctionnements de l’Union Européenne sont peu de chose au regard des atteintes quotidiennes à la personnalité des peuples embastillés. Paris conserve une influence déterminante sur les domaines essentiels qui conditionnent notre existence en tant que peuple, qu’ils s’agisse de langue, de culture, d’infrastructures, ou de migrations. L’intervention de Robert Mercier (Nice) «2010 -150 ans d’occupation française: Basta » fut à ce titre édifiante. A la veille de sinistres « commémorations » du rattachement de Nice à la France, le docteur Mercier rappela combien Nice souffre de cette tutelle jamais consentie. Qu’il s’agisse des mensonges d’Etat, de la dépendance économique, de la baléarisation-banlieuisation, ou de la destruction du Nissart, un seul slogan s’impose, à Nice comme en Bretagne : « La France, en sortir c’est s’en sortir ! ».

Dans son discours de conclusion, Frederig ar Bouder rappela l’ampleur des effets néfastes de la dépendance sur l’unité du peuple breton. Les dégâts sont bien plus profonds que la question de la partition administrative. Alors qu’on les invite à se chicaner entre eux, les patriotes bretons doivent sans relâche penser pour la Bretagne, et éviter l’écueil d’un emprisonnement dans les choix, les préjugés et les haines du maître. Plus que jamais nous, Bretons, devons d’abord exister pour nous-mêmes : ni hon unan !

10eme congrès d'Adsav, le parti du peuple Breton : sous le signe de l'Unité.
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  • Oliver

    Adsav is just a concept, used to differentiate Breton with a shared political orientation, is a 20th-century construct. Although Breton nationalism has appeared in many cases throughout time, not until recently has Adsav described a group of people. In the late 19th century, breton nationalists published their observations on their desire and behavior, and designated as celts in Western culture as a distinct entity. As a result, Breton who became aware of their new nationalist status formed underground subcultures in Brittanny. Further broadening of the term occurred in the 1970s with the influence of second wave breton communist nationalism with Montauzier. These communist and nationalist bretons since have re-examined relationships between breton nationalism in history, and have questioned what qualifies a breton or a behavior as nationalist. The result of such discussion has introduced three components to identifying breton nationalism: political behavior, neoceltism desire, or breton identity. That’s what the so called Adsav want to do.

  • gwezenn

    @ Moloso : c’est censé être drôle …….?

  • Dalc’homp mad !

    Kamalad ker,

    J’ai bien reçu une invitation à participer au 10ème congrès d’Adsav !
    J’en suis honoré et vous en remercie.
    Malheureusement trop loin de la Bretagne, limité en congés (et en moyens)… j’ai du me résigner.
    Cependant je me pose une question après avoir lu votre compte rendu de ce congrès qui semble avoir été très réussi et sympathique par ailleurs.
    En effet s’il est bien question de l’intervention de M. Robert Mercier (Nice); rien par contre sur les débats avec Mario Borghezio (Parlement Européen, Lega Nord) et Björn Roose (Secrétaire du Voorpost).

    Tout n’aurait-il pas pu se passer comme prévu ?

  • Moloso

     » capable de rassembler  »
    hahahahahah

  • bevet breizh

  • SKD

    Après midi instructive et discussions interessantes. Bonne organisation, bravo Adsav.

  • gwezenn

    Excellent congrès avec de très bons intervenants et des discours tout aussi excellents, repas convivial, ambiance chaleureuse, que dire de plus ? la lutte continue.

  • Meriadeg

    Voilà du sérieux et du concret. Les images parlent d’elles-mêmes.
    ADSAV a de beaux jours devant lui.
    C’est véritablement le seul parti politique breton à ce jour capable de rassembler autant de monde et de s’assurer de soutiens importants comme celui d’un ministre de l’intérieur d’Italie.
    Bevet Breizh dizalc’h