La Bretagne doit-elle se doter d’une centrale nucléaire ?

nucleaire2Pourquoi, dès les premiers grands froids, ressurgit en Bretagne la menace de coupure d’électricité ? Le projet de centrale nucléaire de Plogoff abandonné en 1981 n’a pas été remplacé par un autre moyen équivalent de production d’énergie électrique. D’autre part, il faut souligner la progression constante de la consommation électrique bretonne depuis cette époque. Produisant à peine 8% de l’électricité consommée, la Bretagne est très vulnérable et dépendante. L’énergie produite provient principalement de la centrale charbon/fioul de Cordemais, de l’usine marémotrice de la Rance, des 5 turbines à combustion situées à Brennilis et Dirinon et d’une production locale et marginale (éolienne, thermique et hydraulique). La totalité de l’électricité entrant sur le réseau breton est d’origine nucléaire (centrales de Flamanville et de Chinon). Résultat, la Bretagne a du mal à assurer ses pics de consommation en hiver. Alors, que faut-il faire ? Ecouter les adeptes du « contre tout », les nostalgiques de la bougie mais qui chez eux ont le « tout électrique », ou bien prendre en considération cette réalité, ce déficit d’énergie. Pour moi, militant indépendantiste breton, voulant bâtir une grande Nation bretonne moderne, nation aujourd’hui comptant 4 millions 300 mille habitants, je suis pour la construction d’une centrale nucléaire, centrale assurant ainsi une indépendance énergétique totale au peuple breton.
Le nucléaire est, et reste certes, une question qui divise. Même les écologistes, ou du moins si on peut les appeler ainsi, sont partagés sur la question. L’énergie nucléaire est un phénomène actuel de société et sujet à de multiples polémiques. Aujourd’hui, cette industrie fait l’objet de nombreuses controverses, souvent liées à des phénomènes irrationnels de peur savamment entretenus par certains irresponsables, ignorants, et prétendus défenseurs de notre environnement. Les avantages de cette énergie sont néanmoins reconnus : capacité de produire sans rejets de gaz à effet de serre, coût compétitif de l’électricité produite… La fusion du nucléaire a tous les atouts pour devenir l’énergie de demain. Cette technologie multiplie les avantages, elle satisfait au développement durable et s’affranchit des inconvénients majeurs des autres sources d’énergie. La combustion des énergies fossiles par exemple dégage dans l’atmosphère des quantités très importantes de dioxyde de carbone. L’énergie nucléaire dispose indéniablement d’un avantage considérable : elle permet de produire des quantités importantes d’électricité sans rejets atmosphériques. Quant aux énergies renouvelables, énergies qu’il ne faut absolument pas rejeter, (avec un bémol pour l’éolien), ces énergies resteront toujours des actrices secondaires dans la production énergétique. Il reste donc les inconvénients : le risque d’accidents. Tout est mis en œuvre pour réduire au maximum le risque nucléaire, mais comme toute industrie, l’industrie nucléaire connaît un certain nombre d’incidents. Son histoire retient deux cas dont l’analyse met en évidence le rôle important des barrières pour confiner la radioactivité. Tout d’abord aux Etats Unis, l’accident de Three-Miles Island où le cœur du réacteur (PWR) avait fondu mais n’entraînant aucune incidence à l’extérieur du site. Puis le célèbre et dramatique accident en Ukraine à Tchernobyl où c’est le réacteur de type RBMK qui a littéralement explosé entraînant d’importants dégâts humains, matériels et environnementaux, accident dû à une défaillance humaine et aux procédures de sécurité bafouées. Reste également la gestion des déchets radioactifs. Le combustible irradié constitue un déchet hautement radioactif et il le reste pendant une période extrêmement longue. Il faut donc stocker et conditionner ces déchets dans des emballages en acier, béton, verre, ou par stockage géologique profond (Suède et Finlande). Il y a également le retraitement qui permet, en récupérant la matière encore énergétique, de diviser par trois le volume des déchets à stocker. Enfin une précision d’importance néanmoins, nous vivons en permanence, et depuis toujours, dans un environnement naturellement radioactif. En effet, 68%, soit les 2/3 de la radioactivité à laquelle nous sommes exposés chaque année est d’origine naturelle !

Voilà très brièvement résumé et sans aucune prétention ma position personnelle favorable à la construction d’une centrale nucléaire dans le cadre d’une Bretagne souveraine, Bretagne énergiquement indépendante. Je considère que l’énergie nucléaire alliée aux énergies renouvelables a un rôle majeur à jouer dans la Bretagne de demain.

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Pour rappel, ce blog est un lieu d’échanges d’idées sur tous les sujets qui touchent la Bretagne. Il s’agit ici , comme pour chaque article, d’une prise de position individuelle et non d’un texte officiel d’Adsav.
Le lieu est donc bien choisit pour débattre de ce sujet de société en Bretagne.

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